Improvise, Adapt and Overcome

J’aime vraiment bien cette devise, reprise aux Marines US : “Improvise, Adapt and Overcome”, c’est-à-dire “improviser, adapter et surmonter”.

Rien ne sert de se plaindre, il faut improviser et agir. C’est tellement vrai depuis le début de cette pandémie.

Et c’est très stoïcien aussi. Ceux-ci pensaient que tout arrivait pour une certaine raison, que ça faisait partie de l’ordre des choses, et que par conséquent, ça ne servait à rien de s’en étonner, de s’en irriter, de s’en plaindre.

Marc Aurèle l’exprime très bien :

“Le concombre est amer ; jette-le. Il y a des ronces dans le chemin; évite-les. Cela suffit. N’ajoute pas : Pourquoi cela existe-t-il dans le monde ?”

J’avais essayé de l’expliquer ici dans le texte Coronavirus : Don’t f*** with nature“…

Plus que n’importe qui, le personnel soignant a dû improviser et adapter pour qu’on puisse surmonter 2 vagues de propagation du virus.

Dans tous les autres domaines, celles et ceux que j’ai vu improviser et s’adapter sont aussi celles et ceux qui n’ont pas ajouté des questions inutiles à la cessation de leur activité (“mais est-ce que ce virus est vraiment plus dangereux que la grippe normale ?”, “est-ce qu’on ne nous manipule pas pour restreindre nos libertés ?”, etc.), et qui ont focalisé toute leur énergie sur la meilleure manière de résoudre leur problème : à savoir, souvent, comment survivre financièrement ?

Et “What’s right is what works” comme on dit : certains et certaines ont diversifié les services de leur entreprise, d’autres ont eux-mêmes modifié leurs activités professionnelles. Moi-même, j’ai pas mal changé mes activités, en mode #BackpackEntrepreneur

Et puis, on peut aussi penser aux écoles qui ont dû, très vite, improviser et adapter. Et à tout ce qu’on a improvisé et adapté dans nos vies quotidiennes…

D’un point de vue stoïcien, c’est assez raisonnable de dire que les virus font partie de la nature. Il y en a eu avant, il y en aura après. Un proverbe haïtien dit “Derrière les montagnes… il y a d’autres montagnes”. Et on a vu que derrière une 1ère vague, il y a une 2ème vague. Peut-être une 3ème ?

Gardez à l’esprit que le plus raisonnable est toujours d’improviser, d’adapter et de surmonter.

Qu’avez-vous adapté ? Au niveau professionnel ? Dites-moi, ça m’intéresse !

Être indépendant en Belgique, c’est souvent faire l’expérience de la pauvreté.

Cela fait exactement 1 an que j’ai créé la société “Innovons” pour toutes mes activités en communication et participation. Et je voulais jouer franc jeu en montrant ce que c’était exactement que d’avoir une entreprise en Belgique.

On entend plein de choses sur les taxations, la fiscalité des entreprises, les riches, les pauvres, l’Etat… mais ce ne sont que des beaux discours (idéologiques). Le plus souvent, c’est bullshit et langue de bois, et celles et ceux qui les tiennent ne sont pas entrepreneurs eux-mêmes.

Alors, voici l’aperçu d’une année d’entrepreneuriat en Belgique, quand on a une société et qu’on est seul dedans. Avec tout ce qu’Innovons a gagné en un an :

  • J’ai pu me payer, en salaire net, 13.800 € – oui, ça fait un salaire de +/- 1100 € net/mois !
  • L’Etat a, lui, “gagné” 18.396,01 €

… Même si on rajoute les avantages en nature (voiture de société et GSM = 3.068,67€), l’Etat a toujours gagné plus que moi.

Sans oublier les frais de comptable, qui ne servent au final qu’à se mettre en ordre… pour l’Etat.

Et pour être tout à fait précis, je suis toujours dans ma première année comptable, du coup, je n’ai pas encore payé mes impôts de société. Et ces chiffres ne représentent pas l’ensemble du chiffre d’affaires d’Innovons, parce que je n’ai pas repris ici les frais professionnels (comme toutes ces cartouches d’encre que j’ai vidées !) et qu’il reste de l’argent sur le compte de la société… en prévision des impôts à payer. Je voulais juste comparer ce que j’avais gagné en tant que travailleur (et qui me permet de nourrir ma famille) et ce qui était parti vers l’Etat.

En Belgique, c’est donc majoritairement l’Etat qui profite du fruit de votre travail, lorsque vous êtes indépendant.

Précision : je ne conteste pas le fait de payer des impôts, de contribuer à la société et de participer à une forme de partage des richesses… mais voyez l’aberration : Continue reading Être indépendant en Belgique, c’est souvent faire l’expérience de la pauvreté.