5 facteurs liés à l’espérance de vie : JE décide de ma santé ! #Empower

Une meta-analyse récente, publiée dans la revue “Circulation” (American Heart Association), sur plus de 100.000 personnes, a montré que l’espérance de vie pouvait être augmentée de 14 ans pour les femmes et 12 ans pour les hommes*, grâce à 5 facteurs :

  • ne pas fumer**
  • ne pas être en surpoids
  • avoir une activité physique (de modérée à vigoureuse) > 30′ / jour
  • une alimentation saine
  • une consommation modérée d’alcool (1verre/jour –  1-2 verres/jour)

Ce sont tous des facteurs liés à notre style de vie. En fait, cette même étude montre que 60% des morts prématurées peuvent être attribuées à des facteurs liés au style de vie.
=> Ca veut dire que cela relève de CHOIX PERSONNELS !

JE décide ce que je mets dans ma bouche et dans mes poumons. JE décide si je bouge de mon fauteuil ou pas.

Bien sûr, il faudrait des vraies politique de santé, qui favorisent une alimentation saine, qui facilitent l’accès à des activités physiques, etc…. MAIS au final, c’est vous qui décidez ce que vous allez manger, et se lever de son fauteuil, sortir courir, faire des squats et des burpees ne coûtent rien… #yourchoice #yourlife #Empower #ThatsIt

* Explication : Cette étude montre qu’à 50 ans, les femmes peuvent augmenter le nombre d’années qui leur restent à vivre de 29 à 43,1 ans (donc vivre jusqu’à 93,1 ans au lieu de 79 ans), et les hommes de 25,5 à 37,6 ans (donc vivre jusqu’à 87,6 ans au lieu de 75,5 ans).

** C’est un bon exemple de l’intérêt d’une approche “Via Negativa” à la Nassim Nicholas Taleb : un tel impact sur l’espérance de vie est lié au fait d’ôter ce qui nous tue (tabac, mauvaise alimentation, excès d’alcool), plutôt qu’au fait de rajouter quelque chose (un traitement, un médicament) qui nous ferait vivre plus longtemps…

Référence de l’étude : “Impact of Healthy Lifestyle Factors on Life Expectancies in the US Population”, Circulation. 2018;137:00–00. Téléchargeable en PDF ici : https://healthmetrics.heart.org/impact-of-healthy-lifestyl…/

Devenez Backpack entrepreneur !

Faire toute sa carrière professionnelle dans une grande entreprise, ou – pire – dans une administration, n’attire plus grand monde. Toutes les analyses relatives au travail le montrent, les plus jeunes ont un rapport différent au travail : ils changent plus souvent de jobs, n’hésitent pas à travailler dans un domaine autre que celui de leurs études, et sont attirés par le statut d’(auto-)entrepreneur.

Surtout, on voit de plus en plus de personnes multiplier les activités rémunératrices : enseignant la journée et musicien le soir, consultant la semaine et artisan-menuisier le week-end, policier et coach sportif, informaticien et photographe, coiffeur et DJ, etc., etc., etc. On en connaît tous. Les exemples cités existent d’ailleurs réellement dans mon entourage. C’est ce qu’on appelle les “Slashers” : architecte/barman/photographe. “One person, multiple carreers(une personne, plusieurs carrières), du nom du livre de Marci Alboher sur la question. Les appellations sont elles aussi multiples : on parle également de “Portfolio carreer” et de “donjuanisme professionnel“. Et c’est typique de cette fameuse Generation Flux, dont parle souvent Fast Company.

Moi, j’aime bien l’idée de “Backpack entrepreneur” (“backpack” = sac à dos en anglais). C’est précisément le mode de “travail” que j’expérimente actuellement (sur le net plus qu’ailleurs, ne faites confiance qu’à ceux qui expérimentent leurs conseils sur eux-mêmes !).

Je préfère cette idée à celle de “casquette” : “avoir plusieurs casquettes”. En particulier, parce qu’on ne peut porter qu’une casquette à la fois (ou alors on a l’air ridicule). On me pose souvent cette question : “Oui, mais là, tu interviens avec quelle casquette ?” Sociologue ? Coach ? Enseignant ? Community manager ? Citoyen engagé ? … Comme si on ne pouvait porter qu’une de ces casquettes à la fois. Comme si mes compétences et expériences de sociologue ne me servaient pas en tant qu’enseignant ou que coach, comme si ce que j’avais appris comme enseignant ne me servait pas comme coach ou dans mes engagements personnels, etc. Continue reading Devenez Backpack entrepreneur !

Comment changer d’activité professionnelle en 4 étapes ? … (et que signifie « suivre sa passion » ?)

Il semblerait que nous soyons dans une époque où nous aimons changer d’activité professionnelle. Selon une étude récente aux Etats-Unis, un étudiant aura occupé entre 10 et 14 emplois différents avant d’atteindre ses 38 ans ! Et d’autres chiffres montrent que de plus en plus d’adultes reprennent des études.

La perspective de “faire carrière” dans une entreprise ou une institution ne fait plus rêver. Même celles et ceux qui ont des métiers “prestigieux” envisagent souvent une reconversion, et il n’est pas rare de voir un architecte qui voudrait devenir œnologue, ou un juriste qui se lance dans un food truck d’alimentation bio.

En y réfléchissant, à chaque fois que j’ai fait évoluer mon activité professionnelle (en résumé : sociologie – sport – entrepreneuriat), j’ai suivi les mêmes étapes. Et les voici :

ETAPE 1 : SOYEZ HYPER CURIEUX

Partons d’une première étape où vous auriez envie de changer de boulot, mais vous ne savez pas vers quoi aller. Vous lisez partout qu’il faut “suivre ses passions”, mais vous n’avez pas l’impression d’avoir une passion qui vous anime au point de quitter votre job pour vous y consacrer… Voici mon conseil : soyez hyper curieux, hyper ouvert, on ne sait jamais ce qu’on peut découvrir au hasard d’un magazine, d’une émission télé ou d’une discussion.

Ca a toujours été, pour moi, la première étape de tout changement professionnel. Par exemple, lorsque j’étais chercheur en Sociologie, j’allais tous les mois à Paris, pour participer à un séminaire mensuel d’un groupe de jeunes chercheurs que nous avions créé, avec entre autres Vincent Goulet et Julie Sedel, qui sont maintenant des sociologues renommés en sociologie des médias. J’adorais nos discussions et nos travaux. Et j’adorais aller à Paris.

Parallèlement, j’avais commencé à pratiquer un peu de musculation chez moi, juste pour m’entretenir et rester en bonne condition physique. Un jour, en revenant de Paris, je traînais dans la gare du Nord, en attendant mon Thalys. J’avais l’habitude d’acheter un magazine ou un journal pour le trajet du retour, et en tant que sociologue, ça tournait souvent autour du “Monde diplomatique”, du “Courrier international” ou de la presse française, comme “Le Monde” ou “Libé”… Mais un jour, je suis tombé sur la couverture de “Muscle & Fitness“, un magazine de musculation/body building. Honnêtement, je n’aurais jamais acheté cela chez moi. Cette espèce de honte à acheter un magazine avec un mec torse nu, épilé, bronzé et huilé… You know… Le regard un peu moqueur du libraire… Mais là, j’étais loin de chez moi, dans cette gare où je ne connaissais personne. Et j’étais curieux. Et ça a été une révélation !! J’ai été fasciné par tout ce que je pouvais apprendre muscfit_march08coverdans ce magazine. Surtout, il y avait tellement de choses sur le fonctionnement métabolique et sur l’alimentation que je ne comprenais pas, que ça éveillait encore plus ma curiosité. Si on passe au-dessus du culte du corps valorisé dans ce magazine, et du silence évident par rapport au dopage, le contenu est extrêmement intéressant pour toute personne qui pratique la musculation ou le fitness. Bref, le trajet du retour est passé en un clin d’œil ! A partir de ce moment-là, j’ai acheté “Muscle & Fitness” chaque mois. Et c’est dedans que, 3 ans plus tard, j’y ai lu un article qui parlait… du CrossFit. Et par curiosité, j’ai essayé l’entraînement qui était proposé.

Plus ou moins 2 ans après la découverte du CrossFit, je suis à cette époque coach CrossFit à CrossFit Brussels, après mes heures de boulot comme enseignant, et j’ai un blog qui fait la promotion de cette méthode d’entraînement (je reviendrai dans la suite du texte sur les étapes entre la découverte du CrossFit et le fait d’être coach). Reebok France m’appelle pour participer au lancement de la campagne Reebok CrossFit, à Paris. Moment génial. Et de super rencontres, avec des CrossFitteurs qui sont maintenant devenus des amis et collègues.

Qui dit Paris, dit, pour moi, gare du Nord, et donc : Thalys, traîner dans la gare, librairie… Et toujours cette habitude d’acheter un magazine à lire pour le retour. Et je tombe sur le magazine américain “Fast Company“. Un magazine orienté business, entrepreneuriat, marketing, innovation. J’achète, par curiosité. Et bim ! Deuxième révélation ! Fa-sci-nant : plein de choses que je ne comprenais pas !! Et le trajet-retour qui passe de nouveau en un clin d’œil. Depuis, j’ai acheté “Fast Company” pratiquement chaque fois que j’ai pu le trouver. Trois ans après, j’ai créé mon GenerationFluxentreprise, ouvert ma propre salle CrossFit (CrossFit Nivelles), créé une marque de vêtements (Forty-Nine Clothing) et une marque de produits/services alimentaires paléo (O-Food), avec deux associés. Et pratiquement tout ce que j’ai fait dans ce cadre-là est de près ou de loin influencé par ce que j’ai lu dans ce magazine. J’y ai aussi découvert que mon parcours est typique de celui de la “Generation Flux”, concept inventé par ce magazine. J’ai publié plusieurs articles sur la question et l’ouvrage que je rédige actuellement en est fortement inspiré. Le concept de Backpack Entrepreneur est le fruit de ces lectures également.

J’étais gérant d’une salle CrossFit lorsque j’ai commencé à m’intéresser à la transition et à la démocratie participative. D’abord en lisant des articles, des livres, et puis en intégrant des projets locaux. Maintenant, la moitié de mes activités professionnelles concernent la transition, les mouvements citoyens et la démocratie participative.

Donc, soyez curieux ! Ouvrez des magazines spécialisés dans des domaines que vous ne connaissez pas, flâner dans les librairies et les bibliothèques, profitez pleinement de la sérendipité que permet le Net : découvrir des choses par hasard, cliquez sur des liens improbables, surfez sur Wikipedia de lien en lien, participez à des groupes et des projets locaux, vous ne savez jamais sur quoi vous pourriez tomber… Continue reading Comment changer d’activité professionnelle en 4 étapes ? … (et que signifie « suivre sa passion » ?)

New Books (2) !

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Nouvelle commande Amazon… entre entrepreneuriat et contestation politique !

Shankman K. 2013. Nice Companies Finish First. Why Cutthroat Management Is Over – and Collaboration Is In, NY : Palgrave MacMillan.

Martin, A.J. 2012. Renegades Write The Rules. How the Digital Royalty Use Social media to Innovate, San Francisco : Jossey-Bass.

Honneth, A. 2013. Un monde de déchirements. Théorie critique, psychanalyse, sociologie, Paris : La découverte.

Hibou, B. 2012. La bureaucratisation du monde à l’ère néolibérale, Paris : La découverte.

 

“Emulation ou Compétition ?” : débat à l’Athénée Royal Verwée

J’interviendrai, ce samedi 21 avril 2012, dans le débat d’idées “EMULATION OU COMPETITION“, lors des journées portes ouvertes, à l’Athénée Royal Verwée, à Bruxelles, avec Albert Jacquard, Abraham Franssen, Altay Manço, Chouckri Ben Ayed, Claude Javeau, Gauthier Chapelle, Luc Schuiten, Paul Cobut et Roland Zanasi.

Dans mon intervention, j’essaierai de présenter mon point de vue de prof/sociologue/coach sportif. Je pense que ça donne une perspective assez originale sur la question de la compétition.

Je reviendrai, si le débat le permet, sur quelques points que j’ai déjà abordés dans les articles suivants :

Lieu : Rue Verwée, 12. 1030 Bruxelles. (Tram 92 : arrêt place Pogge).

Heures : J’interviendrai lors du premier débat, de 14h30 à 15h20.

CV / Bibliographie en Vidéo

[vimeo 28368474]

C’est risqué, c’est sûr : faire un CV vidéo, c’est risquer de faire un buzz sur le net, en étant tout à fait ridicule. Mais deux choses :

  • Ce n’est pas vraiment un CV, mais plutôt une mise en forme animée de ma bibliographie
  • Ce n’est pas vraiment une vidéo, mais plutôt une animation, un slideshare

Donc, je teste l’intérêt de produire une bibliographie sous forme de vidéo, comme une carte de visite, à envoyer à de futurs employeurs/partenaires potentiels.

Je l’ai mis sur Vimeo, parce que c’est ce qui me semblait le plus classe. Mais je l’ai également posté sur Dailymotion et sur Youtube, avec mes vidéos de “Sport is Everywhere“.

Il me semble que la vidéo circule plus facilement sur les réseaux sociaux (en particulier Facebook et Google+) qu’une bibliographie traditionnelle.

Une chose que je remarque, il n’y a pratiquement pas de lieux où poster ce genre de choses sur le net…

N’hésitez pas à communiquer si vous avez vous-même essayé ce genre de CV/bibliographie Vidéo, si ça a bien marché, etc. Et puis, je serais heureux d’avoir votre avis sur le mien 😉

En 2011, arrêtez de chercher la “pilule magique” !

On apprenait récemment, en Belgique, que l’utilisation de médicaments destinés à faire baisser le mauvais cholestérol a été multipliée par vingt au cours des douze dernières années. Un Belge sur cinq, âgés de plus de 35 ans, consomme des médicaments contre le mauvais cholestérol, des « statines ».

Le Centre fédéral d’expertise des soins de santé recommande pourtant de ne considérer l’utilisation des statines que comme un des moyens, parmi d’autres, de prévenir de problèmes cardio-vasculaires. La priorité devrait aller, selon le centre, vers un changement de style de vie, comme arrêter de fumer, pratiquer plus d’exercice physique et s’alimenter sainement.

En gros, ce qu’on fait, c’est qu’au lieu de prévenir grâce à un mode de vie adapté, on médicalise la prévention.

La médicalisation de la prévention n’est qu’une des variantes du « quick fix » (Stephen R. Covey), du « bouton magique » ou encore de la « pilule magique » (Anthony Robbins) : on cherche la personne qui pourra mettre le doigt sur nos problèmes et nous guérir immédiatement, sans qu’on ait à s’attaquer à la cause de ces problèmes. On traite les symptômes au lieu de s’attaquer au problème.

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Self-experimentation and Placebo effect

This post is a copy of a comment that I posted on Tim Ferriss’blog : “The Value of Self-Experimentation [Plus: Extreme Videos – Do Not Try This At Home]“, a guest post of Dr. Seth Roberts.

Please, read the original post (very interesting !) before the comment…

My comment :

Hi !

Firstly, I would like to apologize for my bad english. I’m not a native English speaker…

It’s a great post ! Very interesting. But I just think that we can’t disregard the placebo effect. Actually, I prefer the term of “self fullfiling prophecy”: if I really believe in something, it will probably happen.

Example : If I truly believe that this day will be a bad day, because my horoscope says that and I believe in astrology, this day will be a bad day ! (Several reasons : one is the Reticular Activating System and the idea of selective attention. We select and interpret facts and events during the day that confirm our expectations about a bad day). And it’s 100% true ! Everytime I think that it will be a bad day, it will be a bad day…

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Adoptez l’état d’esprit de Mikko Salo et Chris Spealler. 7 conseils pour progresser au CrossFit !

Lors d’une discussion en marge de la compétition Rogue contre Again Faster, au lac Tahoe, Mikko Salo et Chris Spealler ont peut-être fourni à l’ensemble de la Communauté CrossFit les conseils les plus précieux qu’ils pouvaient donner. Non pas par rapport à un mouvement de soulevé ou de gymnastique, mais par rapport à leur état d’esprit.

C’est ce qu’on appelle le « mindset », en anglais, qui pourrait se traduire par la « mentalité », voire le « paradigme », et qui désigne cet ensemble d’idées, de perceptions et de dispositions qui nous guident dans notre manière de percevoir nos capacités;

Dans un ouvrage célèbre sur la question « Mindset. The New Psychology of Success », Carol S. Dweck distingue deux « mindset » :

  • Le « Fixed Mindset » : Ceux qui ont cet état d’esprit croient que les capacités et les talents sont en quelque sorte innés. On naîtrait avec certains points forts et points faibles, qui resteraient identiques, quoi que l’on fasse. Leur objectif est alors d’éviter les situations qui révéleraient leurs points faibles et de privilégier toute situation mettant en avant leurs points forts. Dans cet état d’esprit, l’échec fait peur, puisqu’il révèle un point faible, et donc dévalorise la personne.
  • Le « Growth Mindset » : Dans cet état d’esprit, les capacités et les talents peuvent être travaillés, cultivés et développés. L’échec ne fait donc pas peur. En aucun cas, il ne nous définit: il nous indique ce sur quoi nous devrons travailler, les points que nous devrons améliorer. Ici, nul besoin de se comparer constamment aux autres : on s’entraîne pour soi.  On progresse pour soi. Et c’est de cette manière que l’on atteint des sommets : Michaël Jordan, par exemple, ou John Wooden, ont évolué avec succès dans cet état d’esprit.

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