Parution : Néo Santé, n°86, février 2019

Nouvelle parution : “Comment dormir mieux (I)”, Néo Santé, n°86, février 2019, p. 24. Savez-vous que les chasseurs-cueilleurs du Kalahari, de Tanzanie et de Bolivie ne dorment pas réellement plus que nous ? On dit souvent que nous manquons de sommeil, et pourtant, ces peuples qui ont un mode de vie totalement différents du nôtre (pas de Netflix, pas de fil facebook à scroler toute la nuit, pas de train à prendre tôt le matin…) dorment entre 5,7 et 7,1 heures par nuit.

Par contre, le fait qu’ils vivent en pleine nature fait que leur sommeil est bien plus que le nôtre régulé par la température extérieure : ils s’endorment lorsque la température commence à chuter (en moyenne 3,3 heures après le coucher du soleil) et se réveillent lorsque la température remonte légèrement, généralement à l’aurore.

De manière intéressante :

  • ils dorment en moyenne 1 heure de plus en hiver (parce que la température chute plus vite le soir)
  • seulement 5% disent avoir eu des problèmes pour s’endormir… une fois dans leur vie ! Deux de ces peuples n’ont même pas de mots pour l’insomnie : les chercheurs ont dû leur expliquer le concept même 🙂 … Pour rappel : 10 à 30% de la population mondiale souffrent de problème d’insomnie chronique !

Si on prend un peu de recul et qu’on compare les différentes espèces animales, on voit par ailleurs que la durée moyenne du sommeil est liée à notre système immunitaire : plus une espèce dort longtemps, plus son système immunitaire est complexe… Intéressant !

… Et le mois prochain, j’explorerai précisément l’impact du manque de sommeil (ou du mauvais sommeil) sur notre santé ! 😉

D’ici là… dormez bien !! 😉

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Parution : Néo Santé, n°85, janvier 2019

Nouvelle parution : “Retrouver les bienfaits du froid (III)”, Néo Santé, n°85, janvier 2019, p. 24. Troisième volet de ma série sur l’exposition au froid, pour commencer l’année ! J’entame donc ma 8ème année comme rédacteur de cette rubrique #paleo dans Néo Santé… Le froid permet d’améliorer nos défenses immunitaires. C’est un nouvel exemple du phénomène d’Hormèse, dont j’avais déjà parlé à propos de l’antifragilité (de Nassim Nicholas Taleb) : une faible exposition est positive alors qu’une exposition trop grande est mortelle. À retenir : s’exposer au froid augmente l’action des lymphocytes (une variété de globules blancs). Profitez de l’hiver, donc !

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Parution : Néo Santé, n°84, décembre 2018

Nouvelle parution : “Retrouver les bienfaits du froid (II)”, Néo Santé, n°84, décembre 2018, p. 24. Connaissez-vous le “gras brun” (brown adipose tissue) ? Ces tissus adipeux sont capables de produire de la chaleur en brûlant la graisse blanche et le glucose. Alors qu’on pensait qu’on perdait ce gras brun à l’âge adulte, il semble maintenant que nous en gardons, et qu’il est particulièrement actif lorsque nous sommes exposés au froid !

La suite à lire dans l’article…

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Parution : Néo Santé, n°83, novembre 2018

Nouvelle parution : “Retrouver les bienfaits du froid (I)”, Néo Santé, n°83, novembre 2018, p. 24. C’est le 1er volet d’une nouvelle série sur le froid. L’idée est toujours un peu la même quand on réfléchit en terme d’évolution : en quoi notre mode de vie actuel nous écarte-t-il de ce que nous avons connu durant des millions d’années ? Et quelles conséquences cela a-t-il sur notre santé ?

Le froid est un excellent exemple : nous vivons dans des univers “thermostatiques” : toujours à la même température. Pourtant nous avons évolué dans des environnements où la température était très fluctuante.

Prenez l’eau : depuis combien de temps pouvons-nous tous les jours prendre des douches bien chaudes ? Et qu’avons-nous perdu en ne nous exposant plus au froid ?

Ce premier article explore l’impact de l’exposition temporaire au froid sur notre circulation sanguine…

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Parution : Néo Santé, n°82, octobre 2018

Nouvelle parution : “Réponse aux arguments erronés (IV) : Le passé est l’avenir de la santé”, Néo Santé, n°82, octobre 2018, p. 24. Parution du 4ème volet de ma série en réponse à l’APSARES (Association des Professionnels de Santé pour une Alimentation responsable). Pour rappel, cette association a publié un article intitulé “L’imposture paléo”…
Inutile de préciser à quel point cet article était bourré de lieux communs et de préjugés sur l’alimentation paléo.

Ca a donc été l’occasion de revenir sur chacun de ces préjugés.

Dans ce dernier article de la série :

  • Non, l’alimentation paléo, ce n’est pas revenir à l’âge de la pierre.
  • Non, l’agriculture ne nous a pas sauvé de la barbarie.
  • Non, nous n’étions pas sous-alimentés durant la période paléolithique. 
  • Non, l’alimentation paléo ne préserve pas une vision patriarcale de l'”homme-chasseur” qui nourrit sa famille (en fait, quand on est bien informé, on sait que la chasse, effectivement plus traditionnellement masculine, ne permet de rapporter de la nourriture… que 3,4% du temps ! Difficile de compter dessus pour survivre donc…)

Ma conclusion : “Ma conclusion : Manger paléo, ce n’est rien d’autre qu’essayer de manger le plus naturellement possible, comme nous avons mangé durant des millions d’années.”

J’aurais encore pu faire pas mal d’articles en réponse à l’APSARES… mais passons à autre chose : le mois prochain, on parlera du froid !

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Parution : Néo Santé, n°81, septembre 2018

Nouvelle parution : “Réponse aux arguments erronés (III) : Pas de viande sans graisse”, Néo Santé, n°81, septembre 2018, p. 24. Parution du 3ème volet de ma réponse à un article pro-végétarien de l’APSARES, dans Néo Santé, ce mois-ci. Je vous mets l’extrait du “chapeau”, écrit par la rédaction de la revue :

“Pour dénigrer l’alimentation paléo, ses détracteurs prennent beaucoup de liberté avec la vérité. Notamment sur la place de la viande et de la graisse chez les peuples ancestraux. Dans ce troisième article destiné à rectifier le tir, Yves Patte fait un crochet par Okinawa et donne la parole à Charles Darwin.” 😉

J’y parle entre autres du principe du “hara hachi bu” (腹八分目/はらはちぶんめ) à Okinawa, consistant à s’arrêter de manger lorsqu’on est rassasié à 80%. Et je cite un long extrait des voyages de Darwin, de 1831 à 1836, durant lequel le jeune paléontologue-naturaliste rencontre des peuples qui ne mangent que de la viande durant de longues périodes, mais toujours accompagnée de graisses (animales ou végétales)…

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Podcast #010 : Manger “paléo”. Par quoi commencer ?

Par quoi commencer lorsqu’on commence à manger “paléo” ? Le risque est souvent de se focaliser sur des choses qui sont accessoires, et de passer à côté des changements qui auront le plus grand impact sur votre santé et vos performances !

Ce podcast s’adresse aussi bien à celle et ceux qui souhaitent commencer à manger “paléo”, qu’aux coachs en nutrition qui ont à suivre une personne qui devrait reprendre sa santé en main…

Tous les autres podcasts ici ! 😉

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Comment s’hydrater (en particulier lorsqu’on s’entraîne et qu’il fait très chaud) ?

Il fait chaud, très chaud !! Si vous faites du sport, j’imagine qu’il est inutile de vous dire de vous hydrater, vous le savez déjà ! 😉

J’en profite pour proposer une série de 3 articles que j’ai publiés dans Néo Santé, en 2016, et consacrés à l’hydratation des sportifs. 

Les articles sont téléchargeables en plus grande taille via les liens ci-dessous :

1) “Comment s’hydrater ?” : quelle quantité ? faut-il croire les vendeurs d’eau en bouteille ? la soif comme meilleur guide… https://goo.gl/U8bNY3

2) “L’hydratation des sportifs” : les dangers de boire “trop”, l’hyponamétrie, boire à sa soif dans l’effort et le mythe des “boissons sportives”… https://goo.gl/pt5u1f

3) “Que boire après l’effort ?” : l’eau de coco, les crampes après l’effort et les types d’eau… https://goo.gl/QZ8RJD

Bonne lecture (à l’ombre) 😉

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Parution : Néo Santé, n°80, juillet-août 2018

Nouvelle parution : “Réponse aux arguments erronés (II) : L’Homme, cet omnivore”, Néo Santé, n°80, juillet-août 2018, p. 24. Suite de ma série en réponse à un article de l’APSARES plein de mensonges sur l’alimentation paléo… Dans ce deuxième volet, je rappelle l’un des fondements de notre alimentation humaine, sa variété ! Nous sommes des OMNIVORES : l’aimantation de nos ancêtres Homo s’est très rapidement distinguée de celles des autres hominidés par sa variété. Ce qui définit l’être humain au niveau alimentaire est sa capacité d’adaptation aux aliments que son environnement naturel lui offre. Ce n’est ni un type d’aliment, ni une répartition précise et universelle des macronutriments.

Vous voulez manger “paléo” ? 
=> Mangez au maximum ce qui est disponible naturellement (sans intervention humaine) dans votre environnement ! 

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Inflammation chronique – stress chronique – fatigue chonique

On se rend de plus en plus compte qu’il y a un lien entre les maladies inflammatoires chroniques, et le stress chronique, la fatigue chronique et le burnout*. Je cherche des chiffres précis sur leur évolution respective, mais ce qui est intéressant, c’est de remarquer qu’il y a une similitude dans le processus.

– Ainsi, au niveau physiologique, l’inflammation est une réponse de notre système immunitaire. C’est pour cela que l’on dit que l’inflammation fait partie de la guérison, mais jusqu’à un certain point, parce qu’une inflammation chronique affaiblit le système immunitaire.
– Au niveau psychologique, celles et ceux qui vivent ou ont vécu une période de burnout ont souvent d’abord connu une période durant laquelle ils arrivaient très bien à faire face au stress : ils regorgeaient d’énergie, et étaient capables d’abattre des charges immenses de travail… jusqu’à ce que ce stress devienne chronique, qu’ils s’épuisent, et soient incapables de récupérer.

Les maladies inflammatoires chroniques et les phénomènes de burnout sont clairement des problèmes de santé publique à l’heure actuelle. Enormément de choses qu’on mange sont “stressantes” pour notre corps (et créent des inflammations chroniques : la plupart des aliments transformés et ou riches en Omega-6, par exemple), de nombreux traitements médicamenteux sont “stressants”, et notre environnement est “stressant” également (en particulier le travail, et tout ce qui y est lié : les trajets, etc., la scolarité, les pressions administratives, etc.).

Physiologiquement, c’est notre système surrénal qui est censé nous aider à faire face à ces stress psychologiques et physiologiques. Et quand lui aussi se fatigue : c’est ce qu’on appelle la “fatigue surrénale”, ou “adrenal burnout” en anglais.

Je vois dans tout cela une réelle piste pour lutter à la fois contre les inflammations chroniques, le stress chronique et la fatigue chronique qui sont finalement intimement liés, avec une approche la plus naturelle possible, basée sur l’alimentation et l’activité physique.

Et c’est comme ça que je perçois l’intérêt de la notion d’empowerment : reprendre le pouvoir sur ce sur quoi on peut avoir un pouvoir. Et s’il est compliqué de changer de petit chef de service tyrannique, on a par contre un pouvoir total sur ce qu’on met dans notre bouche tous les jours, sur la manière dont on utilise notre corps, et sur la manière de percevoir les éléments extérieurs qui nous causent du stress (dans une logique très stoïcienne).

C’est une approche dont je reparlerai parce qu’on va probablement développer quelque chose à ce niveau-là à CrossFit Nivelles. Mais d’ici là, si vous avez des expériences, des avis, des informations en la matière, ça m’intéresse beaucoup !

Parmi tout ce qui a déjà été écrit sur le burnout, cet article est pas mal, et se base sur l’ouvrage “Tired of Being Tired”, de Jesse Lynn Hanley, qui définit 5 niveaux au burnout : https://edition.cnn.com/…/…/living/oprah-burnout/index.html…

* Par exemple, une étude parue dans Journal of Psychosomatic Research (2008), portant sur 167 enseignants (âge médian 48 ans, 67% de femmes), a montré un lien très significatif entre les inflammations systémiques et le burnout (ce qui pourrait expliquer le risque accru de problèmes cardiovasculaires chez les personnes en burnout).

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