The “Fail Early – Fail Often” principle explained… (cartoon)

“FAIL EARLY – FAIL OFTEN” : un principe de base de l’entrepreneuriat… mais que tout Skater connaĂźt intuitivement ! 😉

Fail early, fail often : On chute 1000 fois Ă  une toute petite hauteur, pour minimiser les risques de chute Ă  plus grande hauteur.

Et mĂȘme chose dans le CrossFit…

Fail early, fail often : Il faut avoir ratĂ© 1000 Snatches Ă  50 kg, pour minimiser les risques Ă  100 kg…

Il faut toujours commencer petit, avec un premier client, puis un deuxiĂšme, puis un troisiĂšme, etc… Constamment rĂ©ajuster, rĂ©adapter, affiner ce que qu’on propose.

Remarquez que c’est quelque chose qu’on ne peut pas faire si on commence par une recherche de subventions, d’investisseurs, de crowd-funders, ou de coopĂ©rateurs.

DĂ©velopper 1 an, lever 300.000 €, et puis seulement rencontrer un premier client, c’est comme se lancer directement de la grande rampe…

C’est entre autres de cela qu’il sera question lors du Workshop “Vivre de ses projets”, le 1er dĂ©cembre, Ă  Genappe 😉

C’est complet et les inscriptions sont clĂŽturĂ©es, mais vu la demande, j’en rĂ©organiserai certainement un prochainement 😉 Des suggestions de lieux ? (Bruxelles, Charleroi… ?)

Infos sur le workshop ici : http://www.yvespatte.com/formations/

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BrĂšve rĂ©flexion sur l’Ă©conomie collaborative et “l’Emploi”

ChĂšre Nathalie (prĂ©nom d’emprunt)
. Comment t’expliquer ?

Les messages ci-dessus sont extraits d’une discussion Ă  propos de l’épicerie collaborative (et en vrac) Les P’tits Pots, Ă  Genappe (j’ai juste changĂ© le prĂ©nom). Pour comprendre le contexte, il s’agit d’une initiative citoyenne, issue de Genappe en Transition, et construite actuellement sur le modĂšle d’un GAC (Groupement d’achats collectifs). C’est un ensemble de familles qui se rassemblent pour acheter ensemble des aliments sains, locaux et en vrac, et pour assurer des permanences durant lesquelles chacun peut venir chercher, en vrac, les aliments qu’il souhaite. Tout est assurĂ© par les membres (les “coopĂ©rateurs”) : des commandes Ă  la vente “en magasin”, en passant par la comptabilitĂ© ou la communication.

Dans ce modĂšle participatif, les marges peuvent ĂȘtre trĂšs faibles, puisqu’elles ne servent qu’à financer des petits frais de fonctionnement, et du petit matĂ©riel. Il n’y a pas d’emplois Ă  rĂ©munĂ©rer au sein de l’épicerie. Et c’est bien cela que Nathalie nous reproche.

Alors, est-ce que les modĂšles d’économie collaborative dĂ©truisent l’emploi ? (Et je pense que la question se pose souvent dans les initiatives en transition)

1. On ne crĂ©e pas de l’emploi sur une volontĂ©, mais bien sur un besoin. Il ne suffit pas de dire “il faut crĂ©er de l’emploi”, pour que des emplois se crĂ©ent (probablement que seuls un syndicaliste ou un Ministre de l’Emploi peut encore penser ça). Et si un emploi peut ĂȘtre remplacĂ© par des “bobos qui jouent au magasin“, comme le dit Nathalie, c’est que cet emploi ne servait Ă  rien

Un emploi est financĂ© par la plus-value crĂ©Ă©e sur le produit ou le service. Ca implique que cet emploi apporte bel et bien une plus-value. Une valeur ajoutĂ©e, quoi. Sinon, pourquoi payer pour ce qu’on peut faire aussi bien soi-mĂȘme ?  Ca n’aurait aucun sens.

Et Ă  bien des Ă©gards, la “transition”, c’est un peu ça. C’est “rĂ©apprendre” Ă  faire certaines choses soi-mĂȘme. Et c’est pour cela que l’esprit Do It Yourself y est si prĂ©sent. Ca consiste Ă  :

  • faire pousser ses lĂ©gumes (et Ă©lever ses poules ?)
  • cuisiner soi-mĂȘme
  • faire ses conserves, son pain, ses jus


Continue reading BrĂšve rĂ©flexion sur l’Ă©conomie collaborative et “l’Emploi”

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RĂ©flexion sur la Transition

RĂ©cemment, Transition Network, le rĂ©seau international de la Transition, invitait Ă  rĂ©flĂ©chir aux dĂ©fis de la transition, avec un texte trĂšs complet, intitulĂ© « It’s time to talk about We ». Le texte a Ă©tĂ© relayĂ© par le rĂ©seau belge « RĂ©seau Transition.be », lui-mĂȘme actuellement en phase de rĂ©flexion


VoilĂ  le cadre
 Et j’avais envie de rebondir sur certains points qui me parlent beaucoup, et d’éventuellement proposer quelques pistes de rĂ©flexion. Je reprends l’ordre des diffĂ©rents chapitres du texte.

1. Les ressources.

On en a toutes et tous fait l’expĂ©rience dans nos initiatives : temps et argent manquent presque toujours.

Le temps


L’immense majoritĂ© de celles et ceux qui s’engagent dans des initiatives en transition doivent jongler entre cet engagement, leur boulot et leur vie de famille.

L’argent


Je pense que culturellement (ou disons, sociologiquement), la Transition Ă©merge et s’inscrit dans un tissu social et socio-professionnel trĂšs « subventionné ». Je m’explique : il faudrait le vĂ©rifier statistiquement, mais j’ai l’impression qu’on rencontre, dans les initiatives en transition, Ă©normĂ©ment de personnes qui travaillent dans les secteurs du social, de la culture, de l’associatif, de l’éducation, de la fonction publique, de l’aide Ă  la personne (donc des secteurs qui vivent surtout de subventions et d’argent public). C’est finalement logique que beaucoup de transitionneurs et transitionneuses soient dans ces secteurs : ce sont probablement les premiers Ă  se rendre compte des mĂ©faits du modĂšle de sociĂ©tĂ© actuel. Ils ont gĂ©nĂ©ralement fait des Ă©tudes supĂ©rieures, leur donnant les outils pour rĂ©flĂ©chir Ă  la sociĂ©tĂ© actuelle. Et ils ont souvent souvent une certaine expĂ©rience de l’engagement politique (au sens large), de la mobilisation collective, etc.

Mais l’effet secondaire est que souvent, la viabilitĂ© de l’initiative n’est pensĂ©e que par rapport Ă  des subventions. On ne cherche pas des « clients », mais des « appels Ă  projets ». Et trĂšs souvent, on construit les initiatives en transition sur le modĂšle « ASBL financĂ©e par des fonds publics, quelques permanents salariĂ©s de l’ASBL, et des bĂ©nĂ©voles », alors que rien n’implique intrinsĂšquement que ces initiatives se dĂ©veloppent sur ce modĂšle-lĂ . Continue reading RĂ©flexion sur la Transition

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DĂ©velopper une activitĂ©… subsidiĂ©e ou indĂ©pendante ?

Une Ă©tude publiĂ©e par des chercheurs de l’UniversitĂ© de Anvers montre que la Belgique a le secteur associatif le plus subsidiĂ© d’Europe. Sur plus de 700 associations observĂ©es, les subventions reprĂ©sentent en moyenne 37% de leur budget. C’est prĂšs de 2 fois plus qu’aux Pays-Bas.

On ne peut pas nier ce fait : en Belgique, trĂšs souvent, le premier rĂ©flexe de celle ou celui qui veut dĂ©velopper quelque chose est de “chercher des subventions”. Que ce soit sous forme d’ASBL ou de coopĂ©rative, tout se passe comme si la seule maniĂšre de dĂ©velopper une activitĂ©, un projet, une initiative, Ă©tait d’abord de “trouver des subventions”.

C’est une mentalitĂ© trĂšs trĂšs ancrĂ©e culturellement. En particulier dans les secteurs des services Ă  la personne, de la jeunesse, des sports, de la santĂ©, ou de la transition (avec ce paradoxe de vouloir participer au changement vers un nouveau modĂšle de sociĂ©tĂ©, mais tout en Ă©tant dĂ©pendant financiĂšrement de l’ancien modĂšle).

MĂȘme lorsque le projet est entrepreneurial, comme la crĂ©ation d’une coopĂ©rative Ă  finalitĂ© sociale, le premier rĂ©flexe semble ĂȘtre : Cherchons des subventions pour les coopĂ©ratives Ă  finalitĂ© sociale.

Ca me rappelle toujours ce conseil de Gary Vaynerchuk aux entrepreneurs : “Make Money. Don’t Raise Money“, qu’on pourrait traduire par “Gagnez de l’argent, ne cherchez pas Ă  lever des fonds”. Il s’adresse lĂ  aux Tech entrepreneurs et autres lanceurs de Start-ups qui lĂšvent des millions de dollars sur leur idĂ©e, sans mĂȘme avoir vendu le moindre produit.

En Belgique, c’est la mĂȘme chose, mais les Angel Investors sont toutes ces couches Ă©tatiques auxquelles on peut aller solliciter des subventions : la RĂ©gion, la Province, le FĂ©dĂ©ral, la FĂ©dĂ©ration Wallonie-Bruxelles, etc., etc., etc.

Le modĂšle de crĂ©ation d’activitĂ© est celui-ci :
1. de longues rĂ©unions de brainstorming (parfois accompagnĂ©es d’une asbl Ă©galement subventionnĂ©e pour accompagner la crĂ©ation d’autres activitĂ©s subventionnĂ©es. Il est fort probable que l’on colle des post-it : https://goo.gl/txSA4m)
2. la recherche de subventions (il est possible d’avoir des subventions pour financer la recherche de subventions).
3. la rĂ©daction d’un dossier de candidature pour l’octroi de la subvention. GĂ©nĂ©ralement, l’activitĂ© initialement prĂ©vue change (plus ou moins fortement) pour coller aux caractĂ©ristiques de la subvention (dĂ©finition ou redĂ©finition d’un public-cible, d’un territoire-cible, nouveaux objectifs, etc.).
4. (facultatif mais utile) contacts avec des mandataires politiques qui pourraient intervenir dans l’octroi de la subvention.
5. Octroi de la subvention.
6. Engagement d’un temps plein ou d’un mi-temps et/ou achat du matĂ©riel, amĂ©nagement des locaux, etc.
7. Recherche du premier client (et rapport d’activitĂ© annuel auprĂšs du pouvoir subsidiant).

Bref, le systĂšme est tout Ă  fait sur sa tĂȘte. Ce dont on aurait besoin, c’est d’une dynamique inverse :
1. Avoir une idée
2. Rechercher un premier client
3. Foirer sa vente (mais le gars, sympa, nous dit “mais ton idĂ©e est bonne, hein !”)
4. Modifier un peu son idée
5. Rechercher un deuxiĂšme client
6. RĂ©ussir sa vente
7. Avoir 5 nouveaux clients
8. Avoir 20 nouveaux clients
9. Bosser dur dans son garage (en anglais, c’est “work your a** off”)
10. Attendre 2 ans avant de pouvoir payer un temps plein.

On a besoin de beaucoup plus de culture “garage land“* (ce modĂšle californien de crĂ©ation d’entreprises dans des garages, dont le CrossFit est la variante “garage gym”) et beaucoup moins de subventions.


 D’autant plus que ce qui freine fortement la crĂ©ation d’activitĂ©s entrepreneuriales, ce sont les coĂ»ts de crĂ©ation d’entreprises, entre la crĂ©ation elle-mĂȘme (comptez 1.500€ : frais administratifs + notaire + comptable) et le capital minimal lĂ©gal : 18.550 € pour un SPRL. Bref, vous n’en avez pas pour moins que 20.000 €.

Alors, moi, je pense qu’il faudrait rĂ©duire les subventions, et utiliser tout cet argent pour rĂ©duire les frais de crĂ©ation d’entreprises qui constituent de vĂ©ritables freins Ă  l’entrepreneuriat !

* Autre exemple de Garage gym que j’aime beaucoup : la petite sociĂ©tĂ© de Skateboard de Mike Vallely, qu’il gĂšre dans son garage, avec sa fille : https://www.streetplantbrand.com/

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Podcast #009 : Agir grĂące Ă  la notion d’Empowerment ! (nutrition, sport, emploi, transition…)

Un podcast moins thĂ©orique, et plus en mode dĂ©veloppement personnel. Et c’est tout l’intĂ©rĂȘt de la notion d’Empowerment : quelle que soit la situation, ça pousse Ă  agir ! Du coup, c’est intĂ©ressant en coaching (sportif, alimentaire, etc.), comme pour des mouvements citoyens, des groupes en transition, etc.

Pour pousser la rĂ©flexion plus loin : Si derriĂšre la notion d’Empowerment, il y a l’idĂ©e qu’on n’a pas le temps d’attendre que “les choses” changent, et que le plus rapide est de reprendre soi-mĂȘme (ou nous-mĂȘmes) en main les choses sur lesquelles on a une emprise, est-ce que ce n’est pas une rĂ©ponse Ă  l’URGENCE de la situation (urgence climatique, urgence politique, urgence Ă©conomique, etc…). Qu’en pensez-vous ?
 
Le podcast est disponible sur :
 
🔊 iTunes : https://goo.gl/xA9SmC
🔊 Soundcloud : https://goo.gl/ZuD8h9
🔊 Castbox : https://goo.gl/q7U8id
 
⏱ DurĂ©e : 17 minutes
 
Et si vous prĂ©fĂ©rez une version texte, elle est ici 😉
 
Bonne Ă©coute ! 😉 Et n’hĂ©sitez pas Ă  partager Ă  toutes celles et ceux que ça pourrait intĂ©resser ! Merci !!!
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Agir grĂące Ă  la notion d’Empowerment. Exemples en matiĂšre d’alimentation, de sport, d’emploi, de transition, etc…

Une des choses que je prĂ©fĂšre dans la notion d’empowerment, c’est qu’elle permet de dĂ©passer tout un ensemble de dĂ©bats qui me semblent souvent stĂ©riles. Comme par exemple l’opposition individu / sociĂ©tĂ© et son Ă©ternelle dĂ©clinaison dans : “est-ce la faute de l’individu ou la faute de la sociĂ©té ?“, responsabilitĂ© individuelle v/s responsabilitĂ© collective ?

Une approche par l’empowerment peut se permettre de faire l’économie d’une thĂ©orie sur le monde social, en ce sens que c’est avant tout un mode d’action, ou mieux : un call-to-action.

Pour la petite histoire, j’ai commencĂ© Ă  Ă©crire sur l’empowerment lorsque j’étais enseignant. J’avais entrepris l’écriture d’un “Guide pratique Ă  destination des enseignants en Sciences humaines” (qui reste pour l’instant Ă  moitiĂ© Ă©crit). Le pitch Ă©tait celui-ci :

Peut-ĂȘtre qu’enseigner est difficile parce que l’Enseignement manque de moyens, que les programmes sont mal adaptĂ©s, que les jeunes ne sont plus comme avant, que les parents les Ă©duquent mal, etc
 Peut-ĂȘtre
 Mais ça ne sera pas rĂ©glĂ© demain. Comment faire en sorte, pour un enseignant, que ça se passe bien devant sa classe, dĂšs lundi matin ?

Le but Ă©tait de fournir un ensemble de trucs et astuces, Ă  mettre directement en pratique, pour que ça se passe bien. Rien de pire pour un enseignant d’avoir l’impression d’aller au combat devant sa classe tous les matins, et de se dire que ça n’ira pas mieux tant que “la sociĂ©tĂ©” ne changera pas (ce qui arrivera bien un jour ou l’autre mais pas demain).

Et rien n’empĂȘche, Ă  cĂŽtĂ© de ça, de militer pour une revalorisation de l’enseignement, pour un changement des programmes, de dĂ©noncer le laxisme des parents, la perte des valeurs des jeunes, etc. Mais l’idĂ©e est d’agir, indĂ©pendamment de ces causes sur lesquelles on n’a pas une emprise directe.

Une approche par l’empowerment, c’est exactement ça : peut-ĂȘtre que la cause du problĂšme est collective, qu’elle relĂšve d’un problĂšme de sociĂ©tĂ©, peu importe, je dĂ©cide d’abord de modifier mon propre comportement.

Et on voit bien du coup en quoi, une approche par l’empowerment est a-politique, la dimension politique relevant de la maniĂšre dont on perçoit les causes du phĂ©nomĂšne.

RĂ©cemment, je lisais un article traitant de l’obĂ©sitĂ©, intitulĂ© “‘JournĂ©e europĂ©enne de l’obĂ©sité’ : malaise autour de la campagne de sensibilisation“. Cet article relayait les propos de l’ONG Food Watch, dĂ©nonçant une campagne de sensibilisation coordonnĂ©e par le CNAO (Collectif national des associations d’obĂšses) et soutenue par le Gouvernement français. Pourquoi ? Parce que cette campagne “culpabilise les consommateurs au lieu de cibler les vrais responsables que sont les industriels de la malbouffe“.

Extrait :

“Contre l’obĂ©sitĂ©, bougez votre corps pour ĂȘtre au cƓur de votre santĂ© », « Contre l’obĂ©sitĂ©, mangez Ă©quilibrĂ© et avec plaisir », « Contre l’obĂ©sitĂ©, osez changer vos modes de vie » : voici le genre de message que la CNAO a adressĂ© au public via une campagne d’affichage Ă  l’occasion de la journĂ©e europĂ©enne de l’obĂ©sitĂ©. D’un premier regard, ceci peut sembler de simples conseils anodins et bienvenus. Cependant, ils font du surpoids une simple question de choix individuels, au dĂ©pit du fait que l’obĂ©sitĂ© est en passe de devenir un dĂ©fi civilisationnel, y compris en France (15 % des adultes sont concernĂ©s, une tendance qui s’aggrave). DĂšs lors, cette campagne n’inculque-t-elle pas une nouvelle fois l’idĂ©e que les individus, isolĂ©s face Ă  leur situation, sont les seuls responsables ? Pas les industriels ? Pas les grandes marques ? Pas notre maniĂšre de gĂ©rer collectivement la sociĂ©tĂ© ? Le manque de vision systĂ©mique de la problĂ©matique frappera aux yeux des professionnels du milieu.”

  • Est-ce que l’obĂ©sitĂ© est un dĂ©fi civilisationnel ? Oui !
  • Est-ce que les industriels sont responsables ? Oui, bien sĂ»r ! Je pointerais mĂȘme du doigt l’industrie du sucre en particulier, qui rĂ©alise un vĂ©ritable lobbying, tels les cigarettiers Ă  une Ă©poque, pour vendre leurs produits et dĂ©tourner l’attention publique des dangers du sucre. J’en ait fait une analyse ici : “Et si nous refusions d’ĂȘtre au service de l’industrie alimentaire ?” (et une autre version dans Sport & Vie : janvier-fĂ©vrier 2016, n°154)
  • Est-ce la faute des grandes marques ? De la grande distribution qui rend les aliments les plus mauvais pour la santĂ©, les plus accessibles et les moins chers ? Oui, oui, oui !

Mais en quoi cela va-t-il aider, dÚs demain, celle ou celui, qui doit perdre du poids parce que sa santé est en danger ?

On peut – et mĂȘme, je pense qu’on doit – critiquer la grande distribution, l’industrie agro-alimentaire, qui a tout Ă  fait dĂ©naturĂ© notre alimentation. Mais demain matin (et quand je dis “demain”, c’est vraiment “le jour aprĂšs celui-ci”, mardi par exemple, si vous lisez ce texte lundi
 pas un “demain” dans le futur), les mĂȘmes produits seront toujours prĂ©sents dans les mĂȘmes magasins, avec les mĂȘmes marques, les mĂȘmes multinationales et les mĂȘmes lobbies. Mais VOUS pouvez dĂ©cider ce que vous allez mettre dans votre bouche au petit-dĂ©jeuner, Ă  midi et au soir. VOUS pouvez dĂ©cider si, au lieu de regarder un xiĂšme Ă©pisode de votre sĂ©rie, vous allez marcher un peu
 ou courir
 ou quoi que ce soit d’autre comme activitĂ© physique. Ca, PERSONNE ne peut vous en empĂȘcher. Continue reading Agir grĂące Ă  la notion d’Empowerment. Exemples en matiĂšre d’alimentation, de sport, d’emploi, de transition, etc…

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Être indĂ©pendant en Belgique, c’est souvent faire l’expĂ©rience de la pauvretĂ©.

Cela fait exactement 1 an que j’ai crĂ©Ă© la sociĂ©tĂ© “Innovons” pour toutes mes activitĂ©s en communication et participation. Et je voulais jouer franc jeu en montrant ce que c’était exactement que d’avoir une entreprise en Belgique.

On entend plein de choses sur les taxations, la fiscalitĂ© des entreprises, les riches, les pauvres, l’Etat
 mais ce ne sont que des beaux discours (idĂ©ologiques). Le plus souvent, c’est bullshit et langue de bois, et celles et ceux qui les tiennent ne sont pas entrepreneurs eux-mĂȘmes.

Alors, voici l’aperçu d’une annĂ©e d’entrepreneuriat en Belgique, quand on a une sociĂ©tĂ© et qu’on est seul dedans. Avec tout ce qu’Innovons a gagné en un an :

  • J’ai pu me payer, en salaire net, 13.800 € – oui, ça fait un salaire de +/- 1100 € net/mois !
  • L’Etat a, lui, “gagnĂ©” 18.396,01 €


 MĂȘme si on rajoute les avantages en nature (voiture de sociĂ©tĂ© et GSM = 3.068,67€), l’Etat a toujours gagnĂ© plus que moi.

Sans oublier les frais de comptable, qui ne servent au final qu’à se mettre en ordre
 pour l’Etat.

Et pour ĂȘtre tout Ă  fait prĂ©cis, je suis toujours dans ma premiĂšre annĂ©e comptable, du coup, je n’ai pas encore payĂ© mes impĂŽts de sociĂ©tĂ©. Et ces chiffres ne reprĂ©sentent pas l’ensemble du chiffre d’affaires d’Innovons, parce que je n’ai pas repris ici les frais professionnels (comme toutes ces cartouches d’encre que j’ai vidĂ©es !) et qu’il reste de l’argent sur le compte de la sociĂ©té  en prĂ©vision des impĂŽts Ă  payer. Je voulais juste comparer ce que j’avais gagnĂ© en tant que travailleur (et qui me permet de nourrir ma famille) et ce qui Ă©tait parti vers l’Etat.

En Belgique, c’est donc majoritairement l’Etat qui profite du fruit de votre travail, lorsque vous ĂȘtes indĂ©pendant.

PrĂ©cision : je ne conteste pas le fait de payer des impĂŽts, de contribuer Ă  la sociĂ©tĂ© et de participer Ă  une forme de partage des richesses
 mais voyez l’aberration : Continue reading Être indĂ©pendant en Belgique, c’est souvent faire l’expĂ©rience de la pauvretĂ©.

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CrossFit : l’importance de ne pas rĂ©guler le secteur du fitness et de l’alimentation

J’attendais une occasion d’expliquer cela depuis longtemps ! A celles et ceux qui pensent que je fais un peu un grand Ă©cart entre d’un cĂŽtĂ© le CrossFit et d’autre part les mouvements citoyens et en transition, comme si c’était des choses tout Ă  fait diffĂ©rentes, voire mĂȘme contradictoires, voici une vidĂ©o qui explique quelque chose de fondamental :

On ne peut pas laisser un gouvernement dicter ce qu’est une bonne alimentation ou ce qu’est une activitĂ© physique saine. Parce que lorsqu’il le fait, c’est principalement en faveur de lobbies qui ont quelque chose Ă  vendre, et non en faveur de la santĂ© de la population. Et c’est trĂšs explicitement le combat que mĂšne CrossFit depuis ses dĂ©buts.

Partout dans le monde, les associations qui veulent rĂ©guler la santĂ©, l’alimentation, la prĂ©paration physique, sont les mĂȘmes qui sont financĂ©es/sponsorisĂ©es par de puissants lobbies comme, par exemple, Coca-Cola, comme je l’ai montrĂ© pour la France, la Belgique ou la Suisse (avec une version rĂ©sumĂ©e dans Sport et Vie).

CrossFit, Inc., est Ă  la pointe de ce combat contre les collusions entre gouvernements et lobbies qu’on retrouve dans n’importe quelle demande de rĂ©gulation. En une grosse dizaine d’annĂ©es, CrossFit a fait plus pour rĂ©duire l’incidence de certaines maladies chroniques, comme le diabĂšte de type 2, que toutes les institutions sportives et sanitaires
 parce que la plupart de ces institutions sont financĂ©es par Coca-Cola et des lobbies liĂ©s au sucre, qui est le principal responsable de ces maladies chroniques.

Je le rĂ©pĂšte : quand un gouvernement a le pouvoir de rĂ©guler un secteur d’activitĂ©, les acteurs de ce secteur vont consacrer davantage de leurs ressources Ă  faire pression sur le gouvernement pour que la rĂ©gulation soit en leur faveur.

Pour moi, le modĂšle de dĂ©veloppement du CrossFit – que j’ai pu tester professionnellement depuis plusieurs annĂ©es – est au coeur de la transition vers une sociĂ©tĂ© oĂč nous pouvons individuellement et collectivement nous rĂ©approprier librement notre alimentation, notre condition physique, notre santĂ©, notre corps.

Comprenez bien : si le monde du fitness Ă©tait rĂ©gulĂ©, ça favoriserait les grandes chaĂźnes et les acteurs puissants du domaine, comme Basic Fit, et des marques ayant la possibilitĂ© de promouvoir leurs produits en influençant la rĂ©glementation en matiĂšre de conseils alimentaires. On serait dans un modĂšle identique Ă  celui oĂč le petit producteur local de tartes artisanales serait empĂȘchĂ© au nom de tout un ensemble de normes absurdes et infondĂ©es, alors que McDonald’s et Coca-Cola sont prĂ©sents partout.

Si les conseils en nutrition Ă©taient rĂ©glementĂ©s, les dĂ©tenteurs de la licence seraient probablement obligĂ©s de conseiller la pyramide alimentaire officielle, avalisĂ©e par le gouvernement… et conçue en 1992, par le MinistĂšre amĂ©ricain de l’agriculture (USDA), qui a placĂ© Ă  sa base, les aliments que son secteur produit majoritairement : les cĂ©rĂ©ales.

Evoluer et entreprendre dans le CrossFit m’ont trĂšs clairement ouvert Ă  un modĂšle Ă©conomique oĂč l’enjeu principal est de supprimer au maximum les barriĂšres Ă  l’entrĂ©e


Au-delĂ  du fait que le CrossFit fonctionne incroyablement bien au niveau de la condition physique et de la santĂ© (et que c’est vraiment fun !), il faut aussi considĂ©rer tout ce que ce modĂšle a Ă  nous apprendre au niveau social et Ă©conomique, pour aller vers davantage de libertĂ© et d’égalitĂ©.

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Podcast #001 : Comment changer d’activitĂ© professionnelle en 4 Ă©tapes ?

Premier Podcast ! Et il concerne une question que de nombreuses personnes se posent : comment changer d’activitĂ© professionnelle ? Selon une Ă©tude rĂ©cente aux Etats-Unis, un Ă©tudiant aura occupĂ© entre 10 et 14 emplois diffĂ©rents avant d’atteindre ses 38 ans ! Et d’autres chiffres montrent que de plus en plus d’adultes reprennent des Ă©tudes.

La perspective de “faire carriĂšre” dans une entreprise ou une institution ne fait plus rĂȘver. MĂȘme celles et ceux qui ont des mĂ©tiers “prestigieux” envisagent souvent une reconversion, et il n’est pas rare de voir un architecte qui voudrait devenir Ɠnologue, ou un juriste qui se lance dans un food truck d’alimentation bio.

En y rĂ©flĂ©chissant, Ă  chaque fois que j’ai fait Ă©voluer mon activitĂ© professionnelle (en rĂ©sumĂ© : sociologie – sport – entrepreneuriat), j’ai suivi les mĂȘmes Ă©tapes. Les voici !

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