Félicitations à Steven Van Roey et Jordan Croeisaerdt, gagnants de mon concours TEDx UNamur 2019

Félicitations aux deux gagnants du concours que j’avais lancé pour remporter une place au TEDx UNAMUR du 27 février : Steven Van Roey et Jordan Croeisaerdt

Comme j’y parlerai d’entrepreneuriat, du fait de se lancer, de vivre de ses projets, je voulais offrir ces places à deux entrepreneurs qui sont dans la même démarche !

Je vous laisse découvrir les projets de Steven et Jordan. Comme tous les entrepreneurs passionnés, c’est eux qui en parlent le mieux ! J’ai juste surligné certains éléments qui me semblent fondamentaux :

  • L’importance de la passion
  • Le fait de suivre ses valeurs
  • L’envie d’apporter quelque chose aux autres
  • Le fait que le projet s’inscrive dans un parcours de vie
  • La possibilité d’activer toutes ses compétences

Bonne lecture ! Et si vous êtes intéressé.e de venir assister au TEDx UNamur, il est possible de réserver une place ici : https://www.tedxunamur.be/


Le projet de Steven Van Roey (Self-made entrepreneur)

« Un bien n’est agréable que si on le partage » – Sénèque

J’aime beaucoup cette citation car je m’y retrouve beaucoup. Je me souviens que depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours aimé partager avec autrui. Que ce soit matériellement (partager mes jouets) ou personnellement avec mon enthousiasme et mon énergie lors d’activités auxquelles je participais. Continue reading Félicitations à Steven Van Roey et Jordan Croeisaerdt, gagnants de mon concours TEDx UNamur 2019

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The “Fail Early – Fail Often” principle explained… (cartoon)

“FAIL EARLY – FAIL OFTEN” : un principe de base de l’entrepreneuriat… mais que tout Skater connaît intuitivement ! 😉

Fail early, fail often : On chute 1000 fois à une toute petite hauteur, pour minimiser les risques de chute à plus grande hauteur.

Et même chose dans le CrossFit…

Fail early, fail often : Il faut avoir raté 1000 Snatches à 50 kg, pour minimiser les risques à 100 kg…

Il faut toujours commencer petit, avec un premier client, puis un deuxième, puis un troisième, etc… Constamment réajuster, réadapter, affiner ce que qu’on propose.

Remarquez que c’est quelque chose qu’on ne peut pas faire si on commence par une recherche de subventions, d’investisseurs, de crowd-funders, ou de coopérateurs.

Développer 1 an, lever 300.000 €, et puis seulement rencontrer un premier client, c’est comme se lancer directement de la grande rampe…

C’est entre autres de cela qu’il sera question lors du Workshop “Vivre de ses projets”, le 1er décembre, à Genappe 😉

C’est complet et les inscriptions sont clôturées, mais vu la demande, j’en réorganiserai certainement un prochainement 😉 Des suggestions de lieux ? (Bruxelles, Charleroi… ?)

Infos sur le workshop ici : http://www.yvespatte.com/formations/

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Brève réflexion sur l’économie collaborative et “l’Emploi”

Chère Nathalie (prénom d’emprunt)…. Comment t’expliquer ?

Les messages ci-dessus sont extraits d’une discussion à propos de l’épicerie collaborative (et en vrac) Les P’tits Pots, à Genappe (j’ai juste changé le prénom). Pour comprendre le contexte, il s’agit d’une initiative citoyenne, issue de Genappe en Transition, et construite actuellement sur le modèle d’un GAC (Groupement d’achats collectifs). C’est un ensemble de familles qui se rassemblent pour acheter ensemble des aliments sains, locaux et en vrac, et pour assurer des permanences durant lesquelles chacun peut venir chercher, en vrac, les aliments qu’il souhaite. Tout est assuré par les membres (les “coopérateurs”) : des commandes à la vente “en magasin”, en passant par la comptabilité ou la communication.

Dans ce modèle participatif, les marges peuvent être très faibles, puisqu’elles ne servent qu’à financer des petits frais de fonctionnement, et du petit matériel. Il n’y a pas d’emplois à rémunérer au sein de l’épicerie. Et c’est bien cela que Nathalie nous reproche.

Alors, est-ce que les modèles d’économie collaborative détruisent l’emploi ? (Et je pense que la question se pose souvent dans les initiatives en transition)

1. On ne crée pas de l’emploi sur une volonté, mais bien sur un besoin. Il ne suffit pas de dire “il faut créer de l’emploi”, pour que des emplois se créent (probablement que seuls un syndicaliste ou un Ministre de l’Emploi peut encore penser ça). Et si un emploi peut être remplacé par des “bobos qui jouent au magasin“, comme le dit Nathalie, c’est que cet emploi ne servait à rien

Un emploi est financé par la plus-value créée sur le produit ou le service. Ca implique que cet emploi apporte bel et bien une plus-value. Une valeur ajoutée, quoi. Sinon, pourquoi payer pour ce qu’on peut faire aussi bien soi-même ?  Ca n’aurait aucun sens.

Et à bien des égards, la “transition”, c’est un peu ça. C’est “réapprendre” à faire certaines choses soi-même. Et c’est pour cela que l’esprit Do It Yourself y est si présent. Ca consiste à :

  • faire pousser ses légumes (et élever ses poules ?)
  • cuisiner soi-même
  • faire ses conserves, son pain, ses jus…

Continue reading Brève réflexion sur l’économie collaborative et “l’Emploi”

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Réflexion sur la Transition

Récemment, Transition Network, le réseau international de la Transition, invitait à réfléchir aux défis de la transition, avec un texte très complet, intitulé « It’s time to talk about We ». Le texte a été relayé par le réseau belge « Réseau Transition.be », lui-même actuellement en phase de réflexion…

Voilà le cadre… Et j’avais envie de rebondir sur certains points qui me parlent beaucoup, et d’éventuellement proposer quelques pistes de réflexion. Je reprends l’ordre des différents chapitres du texte.

1. Les ressources.

On en a toutes et tous fait l’expérience dans nos initiatives : temps et argent manquent presque toujours.

Le temps…

L’immense majorité de celles et ceux qui s’engagent dans des initiatives en transition doivent jongler entre cet engagement, leur boulot et leur vie de famille.

L’argent…

Je pense que culturellement (ou disons, sociologiquement), la Transition émerge et s’inscrit dans un tissu social et socio-professionnel très « subventionné ». Je m’explique : il faudrait le vérifier statistiquement, mais j’ai l’impression qu’on rencontre, dans les initiatives en transition, énormément de personnes qui travaillent dans les secteurs du social, de la culture, de l’associatif, de l’éducation, de la fonction publique, de l’aide à la personne (donc des secteurs qui vivent surtout de subventions et d’argent public). C’est finalement logique que beaucoup de transitionneurs et transitionneuses soient dans ces secteurs : ce sont probablement les premiers à se rendre compte des méfaits du modèle de société actuel. Ils ont généralement fait des études supérieures, leur donnant les outils pour réfléchir à la société actuelle. Et ils ont souvent souvent une certaine expérience de l’engagement politique (au sens large), de la mobilisation collective, etc.

Mais l’effet secondaire est que souvent, la viabilité de l’initiative n’est pensée que par rapport à des subventions. On ne cherche pas des « clients », mais des « appels à projets ». Et très souvent, on construit les initiatives en transition sur le modèle « ASBL financée par des fonds publics, quelques permanents salariés de l’ASBL, et des bénévoles », alors que rien n’implique intrinsèquement que ces initiatives se développent sur ce modèle-là. Continue reading Réflexion sur la Transition

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Développer une activité… subsidiée ou indépendante ?

Une étude publiée par des chercheurs de l’Université de Anvers montre que la Belgique a le secteur associatif le plus subsidié d’Europe. Sur plus de 700 associations observées, les subventions représentent en moyenne 37% de leur budget. C’est près de 2 fois plus qu’aux Pays-Bas.

On ne peut pas nier ce fait : en Belgique, très souvent, le premier réflexe de celle ou celui qui veut développer quelque chose est de “chercher des subventions”. Que ce soit sous forme d’ASBL ou de coopérative, tout se passe comme si la seule manière de développer une activité, un projet, une initiative, était d’abord de “trouver des subventions”.

C’est une mentalité très très ancrée culturellement. En particulier dans les secteurs des services à la personne, de la jeunesse, des sports, de la santé, ou de la transition (avec ce paradoxe de vouloir participer au changement vers un nouveau modèle de société, mais tout en étant dépendant financièrement de l’ancien modèle).

Même lorsque le projet est entrepreneurial, comme la création d’une coopérative à finalité sociale, le premier réflexe semble être : Cherchons des subventions pour les coopératives à finalité sociale.

Ca me rappelle toujours ce conseil de Gary Vaynerchuk aux entrepreneurs : “Make Money. Don’t Raise Money“, qu’on pourrait traduire par “Gagnez de l’argent, ne cherchez pas à lever des fonds”. Il s’adresse là aux Tech entrepreneurs et autres lanceurs de Start-ups qui lèvent des millions de dollars sur leur idée, sans même avoir vendu le moindre produit.

En Belgique, c’est la même chose, mais les Angel Investors sont toutes ces couches étatiques auxquelles on peut aller solliciter des subventions : la Région, la Province, le Fédéral, la Fédération Wallonie-Bruxelles, etc., etc., etc.

Le modèle de création d’activité est celui-ci :
1. de longues réunions de brainstorming (parfois accompagnées d’une asbl également subventionnée pour accompagner la création d’autres activités subventionnées. Il est fort probable que l’on colle des post-it : https://goo.gl/txSA4m)
2. la recherche de subventions (il est possible d’avoir des subventions pour financer la recherche de subventions).
3. la rédaction d’un dossier de candidature pour l’octroi de la subvention. Généralement, l’activité initialement prévue change (plus ou moins fortement) pour coller aux caractéristiques de la subvention (définition ou redéfinition d’un public-cible, d’un territoire-cible, nouveaux objectifs, etc.).
4. (facultatif mais utile) contacts avec des mandataires politiques qui pourraient intervenir dans l’octroi de la subvention.
5. Octroi de la subvention.
6. Engagement d’un temps plein ou d’un mi-temps et/ou achat du matériel, aménagement des locaux, etc.
7. Recherche du premier client (et rapport d’activité annuel auprès du pouvoir subsidiant).

Bref, le système est tout à fait sur sa tête. Ce dont on aurait besoin, c’est d’une dynamique inverse :
1. Avoir une idée
2. Rechercher un premier client
3. Foirer sa vente (mais le gars, sympa, nous dit “mais ton idée est bonne, hein !”)
4. Modifier un peu son idée
5. Rechercher un deuxième client
6. Réussir sa vente
7. Avoir 5 nouveaux clients
8. Avoir 20 nouveaux clients
9. Bosser dur dans son garage (en anglais, c’est “work your a** off”)
10. Attendre 2 ans avant de pouvoir payer un temps plein.

On a besoin de beaucoup plus de culture “garage land“* (ce modèle californien de création d’entreprises dans des garages, dont le CrossFit est la variante “garage gym”) et beaucoup moins de subventions.

… D’autant plus que ce qui freine fortement la création d’activités entrepreneuriales, ce sont les coûts de création d’entreprises, entre la création elle-même (comptez 1.500€ : frais administratifs + notaire + comptable) et le capital minimal légal : 18.550 € pour un SPRL. Bref, vous n’en avez pas pour moins que 20.000 €.

Alors, moi, je pense qu’il faudrait réduire les subventions, et utiliser tout cet argent pour réduire les frais de création d’entreprises qui constituent de véritables freins à l’entrepreneuriat !

* Autre exemple de Garage gym que j’aime beaucoup : la petite société de Skateboard de Mike Vallely, qu’il gère dans son garage, avec sa fille : https://www.streetplantbrand.com/

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Podcast #009 : Agir grâce à la notion d’Empowerment ! (nutrition, sport, emploi, transition…)

Un podcast moins théorique, et plus en mode développement personnel. Et c’est tout l’intérêt de la notion d’Empowerment : quelle que soit la situation, ça pousse à agir ! Du coup, c’est intéressant en coaching (sportif, alimentaire, etc.), comme pour des mouvements citoyens, des groupes en transition, etc.

Pour pousser la réflexion plus loin : Si derrière la notion d’Empowerment, il y a l’idée qu’on n’a pas le temps d’attendre que “les choses” changent, et que le plus rapide est de reprendre soi-même (ou nous-mêmes) en main les choses sur lesquelles on a une emprise, est-ce que ce n’est pas une réponse à l’URGENCE de la situation (urgence climatique, urgence politique, urgence économique, etc…). Qu’en pensez-vous ?
 
Le podcast est disponible sur :
 
🔊 iTunes : https://goo.gl/xA9SmC
🔊 Soundcloud : https://goo.gl/ZuD8h9
🔊 Castbox : https://goo.gl/q7U8id
 
⏱️ Durée : 17 minutes
 
Et si vous préférez une version texte, elle est ici 😉
 
Bonne écoute ! 😉 Et n’hésitez pas à partager à toutes celles et ceux que ça pourrait intéresser ! Merci !!!
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Agir grâce à la notion d’Empowerment. Exemples en matière d’alimentation, de sport, d’emploi, de transition, etc…

Une des choses que je préfère dans la notion d’empowerment, c’est qu’elle permet de dépasser tout un ensemble de débats qui me semblent souvent stériles. Comme par exemple l’opposition individu / société et son éternelle déclinaison dans : “est-ce la faute de l’individu ou la faute de la société ?“, responsabilité individuelle v/s responsabilité collective ?

Une approche par l’empowerment peut se permettre de faire l’économie d’une théorie sur le monde social, en ce sens que c’est avant tout un mode d’action, ou mieux : un call-to-action.

Pour la petite histoire, j’ai commencé à écrire sur l’empowerment lorsque j’étais enseignant. J’avais entrepris l’écriture d’un “Guide pratique à destination des enseignants en Sciences humaines” (qui reste pour l’instant à moitié écrit). Le pitch était celui-ci :

Peut-être qu’enseigner est difficile parce que l’Enseignement manque de moyens, que les programmes sont mal adaptés, que les jeunes ne sont plus comme avant, que les parents les éduquent mal, etc… Peut-être… Mais ça ne sera pas réglé demain. Comment faire en sorte, pour un enseignant, que ça se passe bien devant sa classe, dès lundi matin ?

Le but était de fournir un ensemble de trucs et astuces, à mettre directement en pratique, pour que ça se passe bien. Rien de pire pour un enseignant d’avoir l’impression d’aller au combat devant sa classe tous les matins, et de se dire que ça n’ira pas mieux tant que “la société” ne changera pas (ce qui arrivera bien un jour ou l’autre mais pas demain).

Et rien n’empêche, à côté de ça, de militer pour une revalorisation de l’enseignement, pour un changement des programmes, de dénoncer le laxisme des parents, la perte des valeurs des jeunes, etc. Mais l’idée est d’agir, indépendamment de ces causes sur lesquelles on n’a pas une emprise directe.

Une approche par l’empowerment, c’est exactement ça : peut-être que la cause du problème est collective, qu’elle relève d’un problème de société, peu importe, je décide d’abord de modifier mon propre comportement.

Et on voit bien du coup en quoi, une approche par l’empowerment est a-politique, la dimension politique relevant de la manière dont on perçoit les causes du phénomène.

Récemment, je lisais un article traitant de l’obésité, intitulé “‘Journée européenne de l’obésité’ : malaise autour de la campagne de sensibilisation“. Cet article relayait les propos de l’ONG Food Watch, dénonçant une campagne de sensibilisation coordonnée par le CNAO (Collectif national des associations d’obèses) et soutenue par le Gouvernement français. Pourquoi ? Parce que cette campagne “culpabilise les consommateurs au lieu de cibler les vrais responsables que sont les industriels de la malbouffe“.

Extrait :

“Contre l’obésité, bougez votre corps pour être au cœur de votre santé », « Contre l’obésité, mangez équilibré et avec plaisir », « Contre l’obésité, osez changer vos modes de vie » : voici le genre de message que la CNAO a adressé au public via une campagne d’affichage à l’occasion de la journée européenne de l’obésité. D’un premier regard, ceci peut sembler de simples conseils anodins et bienvenus. Cependant, ils font du surpoids une simple question de choix individuels, au dépit du fait que l’obésité est en passe de devenir un défi civilisationnel, y compris en France (15 % des adultes sont concernés, une tendance qui s’aggrave). Dès lors, cette campagne n’inculque-t-elle pas une nouvelle fois l’idée que les individus, isolés face à leur situation, sont les seuls responsables ? Pas les industriels ? Pas les grandes marques ? Pas notre manière de gérer collectivement la société ? Le manque de vision systémique de la problématique frappera aux yeux des professionnels du milieu.”

  • Est-ce que l’obésité est un défi civilisationnel ? Oui !
  • Est-ce que les industriels sont responsables ? Oui, bien sûr ! Je pointerais même du doigt l’industrie du sucre en particulier, qui réalise un véritable lobbying, tels les cigarettiers à une époque, pour vendre leurs produits et détourner l’attention publique des dangers du sucre. J’en ait fait une analyse ici : “Et si nous refusions d’être au service de l’industrie alimentaire ?” (et une autre version dans Sport & Vie : janvier-février 2016, n°154)
  • Est-ce la faute des grandes marques ? De la grande distribution qui rend les aliments les plus mauvais pour la santé, les plus accessibles et les moins chers ? Oui, oui, oui !

Mais en quoi cela va-t-il aider, dès demain, celle ou celui, qui doit perdre du poids parce que sa santé est en danger ?

On peut – et même, je pense qu’on doit – critiquer la grande distribution, l’industrie agro-alimentaire, qui a tout à fait dénaturé notre alimentation. Mais demain matin (et quand je dis “demain”, c’est vraiment “le jour après celui-ci”, mardi par exemple, si vous lisez ce texte lundi… pas un “demain” dans le futur), les mêmes produits seront toujours présents dans les mêmes magasins, avec les mêmes marques, les mêmes multinationales et les mêmes lobbies. Mais VOUS pouvez décider ce que vous allez mettre dans votre bouche au petit-déjeuner, à midi et au soir. VOUS pouvez décider si, au lieu de regarder un xième épisode de votre série, vous allez marcher un peu… ou courir… ou quoi que ce soit d’autre comme activité physique. Ca, PERSONNE ne peut vous en empêcher. Continue reading Agir grâce à la notion d’Empowerment. Exemples en matière d’alimentation, de sport, d’emploi, de transition, etc…

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Être indépendant en Belgique, c’est souvent faire l’expérience de la pauvreté.

Cela fait exactement 1 an que j’ai créé la société “Innovons” pour toutes mes activités en communication et participation. Et je voulais jouer franc jeu en montrant ce que c’était exactement que d’avoir une entreprise en Belgique.

On entend plein de choses sur les taxations, la fiscalité des entreprises, les riches, les pauvres, l’Etat… mais ce ne sont que des beaux discours (idéologiques). Le plus souvent, c’est bullshit et langue de bois, et celles et ceux qui les tiennent ne sont pas entrepreneurs eux-mêmes.

Alors, voici l’aperçu d’une année d’entrepreneuriat en Belgique, quand on a une société et qu’on est seul dedans. Avec tout ce qu’Innovons a gagné en un an :

  • J’ai pu me payer, en salaire net, 13.800 € – oui, ça fait un salaire de +/- 1100 € net/mois !
  • L’Etat a, lui, “gagné” 18.396,01 €

… Même si on rajoute les avantages en nature (voiture de société et GSM = 3.068,67€), l’Etat a toujours gagné plus que moi.

Sans oublier les frais de comptable, qui ne servent au final qu’à se mettre en ordre… pour l’Etat.

Et pour être tout à fait précis, je suis toujours dans ma première année comptable, du coup, je n’ai pas encore payé mes impôts de société. Et ces chiffres ne représentent pas l’ensemble du chiffre d’affaires d’Innovons, parce que je n’ai pas repris ici les frais professionnels (comme toutes ces cartouches d’encre que j’ai vidées !) et qu’il reste de l’argent sur le compte de la société… en prévision des impôts à payer. Je voulais juste comparer ce que j’avais gagné en tant que travailleur (et qui me permet de nourrir ma famille) et ce qui était parti vers l’Etat.

En Belgique, c’est donc majoritairement l’Etat qui profite du fruit de votre travail, lorsque vous êtes indépendant.

Précision : je ne conteste pas le fait de payer des impôts, de contribuer à la société et de participer à une forme de partage des richesses… mais voyez l’aberration : Continue reading Être indépendant en Belgique, c’est souvent faire l’expérience de la pauvreté.

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CrossFit : l’importance de ne pas réguler le secteur du fitness et de l’alimentation

J’attendais une occasion d’expliquer cela depuis longtemps ! A celles et ceux qui pensent que je fais un peu un grand écart entre d’un côté le CrossFit et d’autre part les mouvements citoyens et en transition, comme si c’était des choses tout à fait différentes, voire même contradictoires, voici une vidéo qui explique quelque chose de fondamental :

On ne peut pas laisser un gouvernement dicter ce qu’est une bonne alimentation ou ce qu’est une activité physique saine. Parce que lorsqu’il le fait, c’est principalement en faveur de lobbies qui ont quelque chose à vendre, et non en faveur de la santé de la population. Et c’est très explicitement le combat que mène CrossFit depuis ses débuts.

Partout dans le monde, les associations qui veulent réguler la santé, l’alimentation, la préparation physique, sont les mêmes qui sont financées/sponsorisées par de puissants lobbies comme, par exemple, Coca-Cola, comme je l’ai montré pour la France, la Belgique ou la Suisse (avec une version résumée dans Sport et Vie).

CrossFit, Inc., est à la pointe de ce combat contre les collusions entre gouvernements et lobbies qu’on retrouve dans n’importe quelle demande de régulation. En une grosse dizaine d’années, CrossFit a fait plus pour réduire l’incidence de certaines maladies chroniques, comme le diabète de type 2, que toutes les institutions sportives et sanitaires… parce que la plupart de ces institutions sont financées par Coca-Cola et des lobbies liés au sucre, qui est le principal responsable de ces maladies chroniques.

Je le répète : quand un gouvernement a le pouvoir de réguler un secteur d’activité, les acteurs de ce secteur vont consacrer davantage de leurs ressources à faire pression sur le gouvernement pour que la régulation soit en leur faveur.

Pour moi, le modèle de développement du CrossFit – que j’ai pu tester professionnellement depuis plusieurs années – est au coeur de la transition vers une société où nous pouvons individuellement et collectivement nous réapproprier librement notre alimentation, notre condition physique, notre santé, notre corps.

Comprenez bien : si le monde du fitness était régulé, ça favoriserait les grandes chaînes et les acteurs puissants du domaine, comme Basic Fit, et des marques ayant la possibilité de promouvoir leurs produits en influençant la réglementation en matière de conseils alimentaires. On serait dans un modèle identique à celui où le petit producteur local de tartes artisanales serait empêché au nom de tout un ensemble de normes absurdes et infondées, alors que McDonald’s et Coca-Cola sont présents partout.

Si les conseils en nutrition étaient réglementés, les détenteurs de la licence seraient probablement obligés de conseiller la pyramide alimentaire officielle, avalisée par le gouvernement… et conçue en 1992, par le Ministère américain de l’agriculture (USDA), qui a placé à sa base, les aliments que son secteur produit majoritairement : les céréales.

Evoluer et entreprendre dans le CrossFit m’ont très clairement ouvert à un modèle économique où l’enjeu principal est de supprimer au maximum les barrières à l’entrée…

Au-delà du fait que le CrossFit fonctionne incroyablement bien au niveau de la condition physique et de la santé (et que c’est vraiment fun !), il faut aussi considérer tout ce que ce modèle a à nous apprendre au niveau social et économique, pour aller vers davantage de liberté et d’égalité.

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Podcast #001 : Comment changer d’activité professionnelle en 4 étapes ?

Premier Podcast ! Et il concerne une question que de nombreuses personnes se posent : comment changer d’activité professionnelle ? Selon une étude récente aux Etats-Unis, un étudiant aura occupé entre 10 et 14 emplois différents avant d’atteindre ses 38 ans ! Et d’autres chiffres montrent que de plus en plus d’adultes reprennent des études.

La perspective de “faire carrière” dans une entreprise ou une institution ne fait plus rêver. Même celles et ceux qui ont des métiers “prestigieux” envisagent souvent une reconversion, et il n’est pas rare de voir un architecte qui voudrait devenir œnologue, ou un juriste qui se lance dans un food truck d’alimentation bio.

En y réfléchissant, à chaque fois que j’ai fait évoluer mon activité professionnelle (en résumé : sociologie – sport – entrepreneuriat), j’ai suivi les mêmes étapes. Les voici !

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