Empowerment 101 : C’est en agissant soi-même qu’on fait changer les choses

On fait rarement changer le comportement des autres par ses mots. On le fait par ses actions. On ne fait pas changer le comportement des autres en les critiquant, en les insultant. Contrairement à ce que beaucoup de gens ont l’air de penser, traiter quelqu’un de raciste ne va pas le rendre moins raciste.

Décider d’agir soi-même, et en quelque sorte montrer l’exemple, est la voie la plus rapide et la plus efficace vers le changement de société : “Sois le changement que tu veux voir dans le monde” (et pas “écris un tweet sur le changement que tu veux voir dans le monde” ni “passe ton temps à critiquer toutes celles et ceux qui ne portent pas le changement que tu veux voir dans le monde”). SOIS LE CHANGEMENT !

Empowerment 101 : C’est en agissant soi-même qu’on fait changer les choses

On fait rarement changer le comportement des autres par ses mots. On le fait par ses actions. On ne fait pas changer le comportement des autres en les critiquant, en les insultant. Contrairement à ce que beaucoup de gens ont l’air de penser, traiter quelqu’un de raciste ne va pas le rendre moins raciste.

Regarder par au-dessus de la haie si son voisin trie bien ses déchets, critiquer ses collègues qui viennent au boulot en voiture, reprocher à ses amis et amies de prendre l’avion en vacances, snober celles et ceux qui mangent de la junk food… ça ne fera changer aucun comportement. Se plaindre n’a jamais rien résolu.

On fait changer les comportements pas des actes. Et uniquement par ses propres actes. Il n’y a que vous-même que vous pouvez forcer à changer, sans être un dictateur.

Faites simplement ce que vous pensez devoir faire ! Que ce soit pour votre santé, pour votre condition physique, pour votre boulot, pour votre famille, pour votre communauté, pour votre commune, pour l’environnement, pour la condition humaine, etc., peu importe. Faites-le !

Vous voulez faire quelque chose de bien pour la santé de tout le monde ? Manger naturellement, entraînez-vous, vivez sainement. Même sans dire un mot, vous aurez un impact plus grand sur votre entourage, grâce aux bénéfices pour votre santé et votre condition physique, que tous les longs discours moralisateurs que vous pourriez faire.

Vous voulez diminuer la pollution ? Commencez par vous déplacer à pied, à vélo ou en transports en commun. Même si vous êtes tout seul ou toute seule à le faire. Et cela, avant de vouloir interdire à tout le monde d’utiliser d’autres moyens de transport. Le recours à la loi, à l’interdiction généralisée, cache souvent la volonté de ne pas être seul à faire l’effort. Ca ne marche pas. C’est long. Faites l’effort. Les autres suivront. Continue reading Empowerment 101 : C’est en agissant soi-même qu’on fait changer les choses

“Lifestyle as Medicine” : pour lutter contre le diabète de type 2

Très intéressant : Hong Kong va mettre en place un programme de 6 mois pour lutter contre le diabète de type 2, basé sur 4 piliers : la nutrition, l’activité physique, le sommeil et la relaxation.

Article : https://www.scmp.com/lifestyle/health-wellness/article/3022169/type-2-diabetes-treatment-based-lifestyle-changes-set

Ce programme, appelé “Reverse Diabetes 2 Now”, a déjà fait ses preuves aux Pays-Bas. Parmi les 1500 diabétiques qui ont participé, 92% ont entièrement ou partiellement guéri leur diabète de type 2. Toutes et tous n’ont pas pu abandonner leurs médicaments, mais 50% des personnes ont pu arrêter d’en prendre, dont certains en une semaine !

Certains patients et patientes diabétiques prennent pourtant jusqu’à 8 types de médicaments pour stabiliser leur cholestérol, leur taux de glucose, leur tension, et toutes les complications liées au diabète.

On sait maintenant que le diabète de type 2 est une maladie causée par les interactions entre nos gènes et notre mode de vie. Pourtant, la plupart des médecins ne prescrivent que des médicaments, au lieu d’un changement de vie. Continue reading “Lifestyle as Medicine” : pour lutter contre le diabète de type 2

L’empowerment dans notre cuisine

We have handed the act of cooking over to the food industry” (Mark Hyman, MD) > > > C’est exactement ce que j’ai appelé le fait de “déléguer” à l’industrie alimentaire le soin (le pouvoir) de nous nourrir…

Il faut reprendre ce pouvoir, cette capacité. Il faut reprendre notre alimentation en main. Et ça, ça relève d’une logique d’ “empowerment”.

Ca passe par le fait d’être capable de produire ses propres aliments (#Growyourownfood), de pouvoir compter sur un réseau de petits producteurs locaux (#Localisme) et d’être capable de préparer ses propres aliments (#Makeyourownfood).

C’est pour cela que l’alimentation a une place super importante dans ce que j’écris à propos des processus d’empowerment, à côté des dimensions politiques et entrepreneuriales.

C’est souvent au niveau de l’alimentation que l’opposition entre Empowerment (reprise d’un pouvoir) et délégation est la plus évidente.

[Pour aller plus loin] :

Quelques infos sur ce livre sur l’Empowerment ? Ca avance, ça avance 😉 Je dois boucler une très grosse partie sur la politique, qui ira d’Aristote aux communs d’Elinor Ostrom, en passant par la participation citoyenne et le “Skin in the game” Nassim Nicholas Taleb. Une fois que ce chapitre sera bouclé, le plus gros sera fait 😉

 

CrossFit, Inc. ferme ses comptes Facebook et Instagram

Vous l’avez peut-être vu : CrossFit a décidé de fermer tous ses comptes Facebook et Instagram (CrossFit, CrossFit Games, etc.).

C’était pourtant de gros comptes : rien que le compte “CrossFit” principal représentait 3,1 millions de personnes sur Facebook et 2,8 millions sur Instagram. Et à cela, on peut encore rajouter les 5 millions de personnes connectées aux comptes Facebook (2,7 M) et Instagram (2,4 M) des CrossFit Games.

La raison ? Le refus de CrossFit, Inc. de se soumettre à la politique de Facebook.

J’ai lu pas mal de commentaires, depuis hier, qui pointent la politique de confidentialité, la vie privée, etc. Mais en lisant le texte publié aujourd’hui sur CrossFit.com, j’ai l’impression qu’il y a quelque chose de plus important.

Lien vers l’article : https://www.crossfit.com/battles/crossfit-suspends-facebook-instagram

Je m’explique.

Le texte débute avec l’idée que le CrossFit a toujours soutenu une prescription “anti-conformiste” (“contrarian” en anglais) en matière d’alimentation, de conditionnement physique et de santé.

CrossFit – et c’est ça qui me plaît, moi – est bien plus qu’une marque présente dans le sport : c’est une entreprise qui mène un réel combat pour la promotion d’un mode de vie sain, comprenant une alimentation naturelle et un mode de vie actif, dans un monde où la condition physique se dégrade, et où les maladies chroniques sont en augmentation.

Ce combat, CrossFit le mène contre les lobbies de l’industrie alimentaire, contre l’establishment du monde de la santé (associations professionnelles, etc.), et parfois contre les gouvernements. Plus encore, CrossFit dénonce depuis longtemps les collusions entre ces 3 secteurs : lobbies, associations professionnelles et gouvernements. Continue reading CrossFit, Inc. ferme ses comptes Facebook et Instagram

Brève réflexion sur les déterminismes

Etre sociologue, c’est entre autres révéler les déterminismes sociaux en termes de classe, d’origine, de genre.

Etre coach, c’est en général aider l’individu à faire fi des déterminismes.

Le mauvais sociologue fait fi des déterminismes dans son analyse. Il produit l’illusion d’une liberté inconditionnelle. Le mauvais coach maintient l’individu dans l’illusion qu’il n’est pas libre d’aller à l’encontre des déterminismes qui pèsent sur lui ou elle.

Les dirigeants politiques préfèrent les mauvais sociologues. Les #SJW* sont de très mauvais coachs.
Les débats sur la méritocratie et la justice sociale impliquent quasi toujours les mauvais sociologues et les mauvais coachs.

L’idée d’empowerment, c’est aller à l’encontre de tout cela. C’est prendre en compte cette phrase de Bourdieu (Questions de sociologie, 1984: 44-45) :

“Tout progrès dans la connaissance de la nécessité est un progrès dans la liberté possible”.

Pour aller un peu plus loin dans cette idée, j’ai publié, il y a quelques temps, ce texte : “Agir grâce à la notion d’Empowerment. Exemples en matière d’alimentation, de sport, d’emploi, de transition, etc…

* Social Warrior Justice

Ceux “qui disent” et ceux “à qui on dit”…

Aujourd’hui, une des lignes de fracture de la société (ou peut-être “LA” ligne de fracture) est celle qui oppose celles et ceux “qui disent” et celles et ceux “à qui on dit”.

Les amoureux du verbe auront remarqué que cette ligne de fracture oppose une forme “active” (ceux qui disent), et une forme “passive” (ceux à qui on dit). Ce serait la même chose en anglais entre “those who tell” et “those who are told”…

Celles et ceux à qui “on dit” sont de loin les plus nombreux. On leur a dit d’acheter des voitures Diesel, puis on leur a dit que l’essence était moins polluante. On leur a dit d’utiliser tels ou tels produits phytosanitaires, puis on leur a dit que c’était dangereux pour la santé et la planète. On leur a dit de se former pour bosser dans tel secteur, puis on leur a dit que ce secteur n’avait aucun avenir. On leur a dit d’enseigner de telle manière, puis on leur a dit qu’on allait réformer l’enseignement. On leur a dit de manger des céréales à chaque repas, puis on leur a dit que leurs troubles de santé étaient dus au gluten. On leur a dit d’épargner, puis on leur a dit que l’épargne ne rapportait rien. On leur a dit d’attendre leur retraite, puis on leur a dit que leur retraite n’était pas tout à fait assurée… Je continue ? 

Vous l’avez compris, ce sont celles et ceux qui subissent les décisions qui viennent d’en haut, des “experts”, des “dirigeants”. En grammaire, dans la forme passive, le sujet subit toujours l’action… Celles et ceux “à qui on dit” subissent les nouvelles réglementations, les nouvelles directives, les nouvelles circulaires, les nouvelles consignes… qui viennent de celles et ceux qui ont le pouvoir, le “pouvoir de dire”. De dire ce qui est “Bien”, ce qui est “Mal”, ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire.

Réacquérir du pouvoir d’agir, c’est redevenir “actif” au sens grammatical du terme, c’est être à nouveau le “sujet de l’action”. C’est retrouver de la capacité d’agir, c’est de l’encapacitation, de l’Empowerment en anglais.

La démocratie participative, ça passe par le fait qu’il n’y ait pas de différence entre celles et ceux qui disent et celles et ceux qui subissent : les enseignants doivent pouvoir décider de l’enseignement, les agriculteurs de l’agriculture, les travailleurs du travail, les usagers de la route de l’usage de la route, les mangeurs de ce qu’ils mangent, les médecins de la médecine, etc., etc., etc…

La participation, c’est permettre aux gens de se mêler de ce qui les regarde !

Podcast #009 : Agir grâce à la notion d’Empowerment ! (nutrition, sport, emploi, transition…)

Un podcast moins théorique, et plus en mode développement personnel. Et c’est tout l’intérêt de la notion d’Empowerment : quelle que soit la situation, ça pousse à agir ! Du coup, c’est intéressant en coaching (sportif, alimentaire, etc.), comme pour des mouvements citoyens, des groupes en transition, etc.

Pour pousser la réflexion plus loin : Si derrière la notion d’Empowerment, il y a l’idée qu’on n’a pas le temps d’attendre que “les choses” changent, et que le plus rapide est de reprendre soi-même (ou nous-mêmes) en main les choses sur lesquelles on a une emprise, est-ce que ce n’est pas une réponse à l’URGENCE de la situation (urgence climatique, urgence politique, urgence économique, etc…). Qu’en pensez-vous ?
 
Le podcast est disponible sur :
 
🔊 iTunes : https://goo.gl/xA9SmC
🔊 Soundcloud : https://goo.gl/ZuD8h9
🔊 Castbox : https://goo.gl/q7U8id
 
⏱️ Durée : 17 minutes
 
Et si vous préférez une version texte, elle est ici 😉
 
Bonne écoute ! 😉 Et n’hésitez pas à partager à toutes celles et ceux que ça pourrait intéresser ! Merci !!!