“5 étapes pour se lancer” : témoignage paru dans le livre “Mets du bonheur dans ton business”

Très heureux d’avoir pu apporter ma toute petite contribution, par mon témoignage, au livre de David Valls y Machinant (sur la photo avec sa compagne) : “Mets du bonheur dans ton business“!

Dans mon TEDx UNamur, je concluais en disant que je n’étais pas au service de mon entreprise, c’était mon entreprise qui était au service des objectifs que je me donnais, en tant que citoyen. David Valls y Machinant va beaucoup plus loin avec une méthode pour développer votre business de manière épanouissante, en rapport avec vos valeurs, vos objectifs, votre vie ! 👍👍

➡️ Livre disponible sur www.businessbonheur.com et à la Librairie Molière à Charleroi !

Mon témoignage se trouve aux pages 178-179 et a pour titre : “5 étapes pour se lancer !

“Lifestyle Medicine : Why Do We Need It ?”

Un petit article de 2 pages, publié dans la revue “Medical Science Educator” (2018) qui, je trouve, résume admirablement bien le problème de la médecine actuelle. Je vous en fais une petite synthèse en français…

La médecine moderne a ses racines dans le 19ème siècle, lorsque les virus et les bactéries constituaient les causes principales de maladies. La découverte des antibiotiques au début du 20ème siècle a permis de guérir bon nombre de ces maladies. Parallèlement, l’amélioration des techniques d’anesthésie a permis à la chirurgie de progresser dans la réparation des traumas.

C’est sur ce modèle qu’est encore fortement construit notre système de santé : lorsque nous avons un problème de santé, nous nous attendons à ce que notre médecin nous prescrive un médicament ou une intervention chirurgicale. Et cela fonctionne très bien pour les maladies infectieuses ou de nombreux traumatismes.

Mais ce modèle n’est pas adapté aux maladies contemporaines, qui sont essentiellement des maladies chroniques, associées à l’âge, et non-transmissibles (“chronique, age-associated, non-communicable disease”). Continue reading “Lifestyle Medicine : Why Do We Need It ?”

TEDx : Comment changer d’activité professionnelle en 5 étapes ?

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“Comment changer d’activité professionnelle en 5 étapes ?” … Voici la vidéo de ma conférence au TEDx UNamur !! 🙂

Celles et ceux qui suivent cette page reconnaitront des choses que j’ai déjà déclinées dans différents articles et podcasts… 😉

Le pitch : Nous sommes de plus en plus nombreux et nombreuses à ne plus vouloir une carrière toute tracée, dans une même entreprise ou une même administration, et à préférer une carrière faite de bifurcations, de choix successifs, au gré des opportunités qui se présentent et des passions qui nous animent.

Et si vous aussi vous osiez vous lancer dans ce projet que vous avez en tête depuis des années ? Dans cette passion qui occupe toutes vos soirées ?

Je vous présente donc les 5 étapes qui ont fonctionné pour moi à chaque fois que j’ai bifurqué d’une activité professionnelle à l’autre, dans mon propre parcours de travailleur “nomade”, de “backpack entrepreneur”.

J’espère que ça pourra vous intéresser. N’hésitez pas à partager à toute personne qui est en recherche d’une reconversion professionnelle !! 😉

Ici : la version Facebook que vous pouvez également partager …

Et au plaisir d’en discuter avec toute personne intéressée !!

Si je devais citer mes “maîtres à penser”…

On a toutes et tous des “maîtres à penser”. Ca ne veut pas dire qu’on n’est pas capable de penser par soi-même. Toute pensée se construit toujours sur des travaux, des approches, des oeuvres antérieures.

Voilà ceux dont il m’arrive très souvent de me demander “qu’est-ce qu’ils ont dit ou diraient à propos de… ?” – et lorsque ça s’y prête, je me replonge dans ce qu’ils ont produit.

Je précise que ce sont mes maîtres à penser “virtuels”, il y a d’autres personnes dans mon entourage qui m’ont certainement davantage influencé. Ici, je cite des gens “connus” que, par contre, je ne connais pas personnellement.

Dernière précision : force est de constater qu’il n’y a pas beaucoup de femmes  J’en suis un peu gêné, et ça ne m’avait jamais sauté aux yeux (je ne sais pas si ça en dit plus sur moi ou sur la société). Bien sûr, il y a plein de femmes que j’admire, comme Clara Zetkin ou encore Carol S. Dweck (et son lire “Mindset” qui m’a beaucoup marqué), mais je n’ai pas l’impression que j’y pense si souvent que ceux cités ci-dessous… A réfléchir !

Voici les noms :

  • Malcolm X
  • Zach De La Rocha
  • Nassim Nicholas Taleb
  • Ciceron
  • Henry Rollins
  • Tim Ferriss
  • Pierre Bourdieu
  • Greg Glassman
  • Ludwig Wittgenstein
  • Kery James
  • Max Weber
  • Jocko Willink

(pas d’ordre de préférence…. mais j’ai quand même mis Malcolm X en premier) 

Vous les connaissiez tous ? Si ce n’est pas le cas, je vous conseille vivement de googeliser un peu !  Et si vous avez des questions, n’hésitez pas !! 

Et vous, quels sont vos “maîtres à penser” ? Dites-moi, ça m’intéresse !!!

5 facteurs liés à l’espérance de vie : JE décide de ma santé ! #Empower

Une meta-analyse récente, publiée dans la revue “Circulation” (American Heart Association), sur plus de 100.000 personnes, a montré que l’espérance de vie pouvait être augmentée de 14 ans pour les femmes et 12 ans pour les hommes*, grâce à 5 facteurs :

  • ne pas fumer**
  • ne pas être en surpoids
  • avoir une activité physique (de modérée à vigoureuse) > 30′ / jour
  • une alimentation saine
  • une consommation modérée d’alcool (1verre/jour –  1-2 verres/jour)

Ce sont tous des facteurs liés à notre style de vie. En fait, cette même étude montre que 60% des morts prématurées peuvent être attribuées à des facteurs liés au style de vie.
=> Ca veut dire que cela relève de CHOIX PERSONNELS !

JE décide ce que je mets dans ma bouche et dans mes poumons. JE décide si je bouge de mon fauteuil ou pas.

Bien sûr, il faudrait des vraies politique de santé, qui favorisent une alimentation saine, qui facilitent l’accès à des activités physiques, etc…. MAIS au final, c’est vous qui décidez ce que vous allez manger, et se lever de son fauteuil, sortir courir, faire des squats et des burpees ne coûtent rien… #yourchoice #yourlife #Empower #ThatsIt

* Explication : Cette étude montre qu’à 50 ans, les femmes peuvent augmenter le nombre d’années qui leur restent à vivre de 29 à 43,1 ans (donc vivre jusqu’à 93,1 ans au lieu de 79 ans), et les hommes de 25,5 à 37,6 ans (donc vivre jusqu’à 87,6 ans au lieu de 75,5 ans).

** C’est un bon exemple de l’intérêt d’une approche “Via Negativa” à la Nassim Nicholas Taleb : un tel impact sur l’espérance de vie est lié au fait d’ôter ce qui nous tue (tabac, mauvaise alimentation, excès d’alcool), plutôt qu’au fait de rajouter quelque chose (un traitement, un médicament) qui nous ferait vivre plus longtemps…

Référence de l’étude : “Impact of Healthy Lifestyle Factors on Life Expectancies in the US Population”, Circulation. 2018;137:00–00. Téléchargeable en PDF ici : https://healthmetrics.heart.org/impact-of-healthy-lifestyl…/

Podcast #001 : Comment changer d’activité professionnelle en 4 étapes ?

Premier Podcast ! Et il concerne une question que de nombreuses personnes se posent : comment changer d’activité professionnelle ? Selon une étude récente aux Etats-Unis, un étudiant aura occupé entre 10 et 14 emplois différents avant d’atteindre ses 38 ans ! Et d’autres chiffres montrent que de plus en plus d’adultes reprennent des études.

La perspective de “faire carrière” dans une entreprise ou une institution ne fait plus rêver. Même celles et ceux qui ont des métiers “prestigieux” envisagent souvent une reconversion, et il n’est pas rare de voir un architecte qui voudrait devenir œnologue, ou un juriste qui se lance dans un food truck d’alimentation bio.

En y réfléchissant, à chaque fois que j’ai fait évoluer mon activité professionnelle (en résumé : sociologie – sport – entrepreneuriat), j’ai suivi les mêmes étapes. Les voici !

Devenez Backpack entrepreneur !

Faire toute sa carrière professionnelle dans une grande entreprise, ou – pire – dans une administration, n’attire plus grand monde. Toutes les analyses relatives au travail le montrent, les plus jeunes ont un rapport différent au travail : ils changent plus souvent de jobs, n’hésitent pas à travailler dans un domaine autre que celui de leurs études, et sont attirés par le statut d’(auto-)entrepreneur.

Surtout, on voit de plus en plus de personnes multiplier les activités rémunératrices : enseignant la journée et musicien le soir, consultant la semaine et artisan-menuisier le week-end, policier et coach sportif, informaticien et photographe, coiffeur et DJ, etc., etc., etc. On en connaît tous. Les exemples cités existent d’ailleurs réellement dans mon entourage. C’est ce qu’on appelle les “Slashers” : architecte/barman/photographe. “One person, multiple carreers(une personne, plusieurs carrières), du nom du livre de Marci Alboher sur la question. Les appellations sont elles aussi multiples : on parle également de “Portfolio carreer” et de “donjuanisme professionnel“. Et c’est typique de cette fameuse Generation Flux, dont parle souvent Fast Company.

Moi, j’aime bien l’idée de “Backpack entrepreneur” (“backpack” = sac à dos en anglais). C’est précisément le mode de “travail” que j’expérimente actuellement (sur le net plus qu’ailleurs, ne faites confiance qu’à ceux qui expérimentent leurs conseils sur eux-mêmes !).

Je préfère cette idée à celle de “casquette” : “avoir plusieurs casquettes”. En particulier, parce qu’on ne peut porter qu’une casquette à la fois (ou alors on a l’air ridicule). On me pose souvent cette question : “Oui, mais là, tu interviens avec quelle casquette ?” Sociologue ? Coach ? Enseignant ? Community manager ? Citoyen engagé ? … Comme si on ne pouvait porter qu’une de ces casquettes à la fois. Comme si mes compétences et expériences de sociologue ne me servaient pas en tant qu’enseignant ou que coach, comme si ce que j’avais appris comme enseignant ne me servait pas comme coach ou dans mes engagements personnels, etc. Continue reading Devenez Backpack entrepreneur !

11 conseils pour être productif quand on écrit

Picture @ Ryan Morse

Blogueur.euse, écrivain.e, chercheur.euse, si l’écriture fait partie de vos activités, vous connaissez peut-être ces moments où vous avez plein d’idées… et ces moments où rien ne vient…

Je parle de l’écriture, parce que c’est ce que je connais le mieux, mais cela vaut probablement pour toute activité créative. Le fait est qu’on ne peut pas décider QUAND on a une idée.

Et c’est probablement ce qui distingue des telles activités créatives, basées sur des moments d’inspiration, et d’autres activités professionnelles : je peux décider quand je vais envoyer un e-mail, quand je vais faire mes factures, quand je vais lire tel rapport ; je ne peux pas décider quand j’aurai une idée d’article.

Pour autant, est-ce qu’il y a moyen de créer les conditions qui favorisent l’émergence d’idées ? Ces dernières années, j’ai essayé de tracker ces conditions, c’est-à-dire ces modes d’organisation, de gestion des tâches et d’horaire, qui permettent de favoriser l’apparition d’idées nouvelles, et leur transformation en textes.

Ca vaut pour moi, et je ne peux en rien assurer que ça vaille pour tout le monde. Néanmoins, j’ai retrouvé certains de ces éléments chez d’autres auteurs, ou chez celles et ceux qui ont également réfléchi aux processus créatifs.

1. Ne pas être submergé de boulot

Comme l’explique très bien Tim Ferriss, dans un article sur le “Deload” (phase où on se décharge de certaines choses), les idées émergent rarement dans les journées / périodes rythmées par des “Zut ! J’ai oublié d’envoyer ce mail !“, “Il faut absolument que je réponde à untel !“, “Il faut que je me rappelle de…“, etc.

On n’est jamais aussi productif que lorsqu’on n’a pas l’esprit (pré-)occupé par 10.000 petites tâches à faire.

J’ai, en particulier, remarqué que, lorsqu’on a des tâches en suspens, le cerveau tourne un peu en boucle en revenant dessus. C’est l’effet Zeigarnik : le cerveau se rappelle plus facilement une tâche incomplète qu’une tâche complétée. Donc, avoir une longue liste de mails “hyper urgents” auxquels vous devez répondre depuis 5 jours, n’aide pas à l’émergence de nouvelles idées. Cette liste de mails virevolte dans votre esprit et ne vous permet pas d’avoir toute la liberté de penser à autre chose. Ou, autre image : vous trainez cette longue liste comme un boulet qui vous empêche d’avancer à pleine vitesse.

Mon conseil : Compléter un maximum de tâches qui sont en suspens… ou rayez-les de la liste. Une tâche qu’on a reportée durant des jours et des jours n’était peut-être pas vitale. En fait, ça rejoint une idée de Taleb que j’aime beaucoup : il y a un genre d’instinct à la procrastination. On sait instinctivement ce qu’on peut reporter et ce qu’on doit faire immédiatement. Ainsi, si vous êtes poursuivis par un ours, vous n’allez pas procrastiner la fuite. Ce qu’on reporte continuellement n’est généralement pas vital.

2. Avoir beaucoup de temps devant soi

C’est quelque chose qui est très bien expliqué, dans un article de Paul Graham, intitulé : “Maker’s Schedule, Manager’s Schedule“. L’auteur explique qu’il y a deux types d’organisation du temps, dépendants des tâches qu’on a à effectuer.

  • D’un côté, l’horaire du type “manager” : des intervalles d’une heure, par exemple, dans la journée, chaque intervalle étant consacré à une tâche spécifique : une réunion, un rendez-vous, une tâche administrative ou comptable, etc. Rajouter une tâche est alors juste un problème pratique : trouver un créneau libre dans l’agenda et y fixer la tâche.
  • D’un autre côté, l’horaire des “makers”. L’auteur parle des programmeurs, mais ça vaut tout à fait pour des écrivains, blogueurs, etc. Il est très difficile de bien écrire, ou de coder, lorsqu’on sait qu’on n’a qu’une heure devant soi. En fait, une heure représente parfois juste le temps pour bien se mettre dans la tâche.

Continue reading 11 conseils pour être productif quand on écrit

Brève réflexion sur notre désappropriation alimentaire

gardening

Dans une perspective historique, ça ne fait pas très longtemps que notre alimentation s’est dégradée. Nos grands-parents ou arrières-grands-parents étaient, pour l’essentiel, capables de se nourrir par eux-mêmes : un potager, des poules, des lapins, quelques bêtes (souvent un cochon), des produits issus des fermes locales, de saison, pas de pesticides, etc. Ils mangeaient comme pas mal de gens voudraient arriver à re-manger actuellement.

Ce n’est qu’à la fin des années ’50 qu’on a commencé à se dire qu’on pourrait à la fois se décharger de la production de notre alimentation, et se libérer des contraintes de la nature, en déléguant toute notre alimentation à une minorité de producteurs, qui produiraient n’importe quel aliment, n’importe où, à n’importe quel moment de l’année, pour tout le monde. Et on s’est dit que c’était normal d’acheter des tomates cultivées en serres, à 3000 km, qui auront pris l’avion avant d’arriver dans nos assiettes en plein hiver… Toute la société a participé à cette erreur : producteurs, consommateurs, agriculteurs, distributeurs, vendeurs, industriels. Parce que c’était moderne, parce que c’était pratique, parce que c’était une belle promesse, parce que ça rapportait de l’argent. Mais toute un ensemble de maladies liées à l’alimentation ont grimpé en flèche, les terres agricoles se sont appauvries, la planète s’est réchauffée, et il y a un milliard d’êtres humains qui souffrent de malnutrition.

Mais 70 ans, c’est une toute petite erreur à l’échelle de notre Histoire. Si on fait le calcul depuis les premières sociétés sédentarisées (donc depuis qu’on n’est plus chasseurs-cueilleurs), ça fait moins d’1% de notre histoire ! En gros, c’est comme rater une sortie d’autoroute lorsqu’on part en vacances, c’est moins de 5 minutes sur un trajet de 8 heures ! C’est quoi 5 minutes ? Il est facile de retrouver la bonne route – elle n’est qu’à quelques minutes derrière nous ! – et ça n’a pas d’impact majeur sur le trajet…

… Bien sûr, c’est dans le cas où on se rend compte assez tôt qu’on fait fausse route, et qu’on cherche à retrouver le bon chemin. Si on s’obstine à poursuivre sur la route qu’on a prise en se trompant de sortie, les conséquences risquent d’être plus graves, et on arrivera moins vite, plus difficilement, ou pas du tout à destination…

Si vous voulez aller plus moi, cette réflexion rejoint ces 2 chapitres du livre en cours d’écriture :
Reprendre en main son alimentation et sa santé
Fuck this shit !! I’m gonna eat my own food !!