Parution : Néo Santé, n°62, décembre 2016

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Nouvelle parution : “Alimentation et sexualité (I)”, Néo Santé, n°62, décembre 2016, p. 32. Pourquoi parler de sexualité dans une rubrique paléonutrition ? Une sexualité épanouie et satisfaisante est, en règle générale, le signe d’une bonne santé. Et inversement, les maladies couramment associés à l’alimentation moderne industrielle perturbent le fonctionnement sexuel. Stress, fatigue, obésité, diabète, hypertension, problèmes thyroïdiens, etc., sont autant de perturbateurs des fonctions sexuelles : libido, érection et autres fonction sexuelles. A lire dans Néo Santé…

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La “Génération Transition” : Retour sur l’enquête “Génération Quoi ?” de la RTBF

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Petit retour sur l’enquête “Génération Quoi ? – Autoportrait des 18-34 ans en Belgique francophone“, réalisée par la RTBF et analysée par les sociologues Johan Tirtiaux et Jérome Pieters. Pas mal de choses ont été écrites ou commentées lors de la parution de l’enquête, la semaine passée, mais je voulais revenir sur quelques éléments qui me semblent importants, dans une optique de mobilisation collective.

Les jeunes veulent s’engager : 61% d’entre eux déclarent qu’ils seraient prêts à participer demain ou dans les mois prochains à un mouvement de révolte de grande ampleur. C’est surtout le cas des ouvriers (73%) et des chômeurs (68%).

  • 95% pensent que l’argent tient une place trop importante dans notre société,
  • 95% pensent que la finance dirige le monde,
  • 94% pensent qu’il y a trop d’injustice.

Mais l’offre politique actuelle ne répond à aucune de leurs attentes d’engagement : 90% des répondants déclarent ne pas avoir confiance dans la politique. Imaginez un peu : seule une personne entre 18 et 34 ans sur 10 a encore confiance dans la politique, telle qu’elle se présente actuellement, avec ses partis, son système électoral, ses institutions. 57% ne voudraient pas s’engager dans une organisation politique (alors que, comme on vient de le montrer, 61% seraient prêts à participer à un mouvement de révolte).

DENVER - AUGUST 27: (L-R) Jojo Peace, Jamie Laurie, lead singer of the Flobots and Zach de la Rocha (C) lead singer of Rage Against the Machine join the Iraq Veterans Against The War group in an anti-war march from the Denver Coliseum to the Pepsi Center during the 2008 Democratic National Convention on August 27, 2008 in Denver, Colorado. U.S. Sen. Barack Obama (D-IL) will be officially be nominated as the Democratic candidate for U.S. president on the last day of the four-day convention. (Photo by Doug Pensinger/Getty Images)
(Photo by Doug Pensinger/Getty Images)

Les auteurs de l’étude rajoutent : “les jeunes semblent déçus par des hommes politiques qui ne leur paraissent pas à la hauteur des problèmes de nos sociétés et des problèmes qu’ils rencontrent“.

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Brève réflexion sur l’élection de Donald Trump

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#Trump, #Brexit… Autant de signes de l’écart qui se creuse entre la classe politique installée, centrée sur elle-même, défendant ses intérêts et le reste de la population. Le moins qu’on puisse dire est qu’on en a plein le c** de voir constamment les mêmes têtes, décider entre eux, d’un avenir qui ne nous convient pas du tout.

L’erreur du parti démocrate est de s’être obstiné à proposer une candidate représentant l’establishment, représentant tout ce qui est en crise dans notre société : la finance, les institutions, le carriérisme politique, etc., représentant tout ce qu’on ne veut plus. Et cela face à un candidat qui lui, précisément, s’est présenté contre ces institutions discréditées !

Trump n’est même pas soutenu par le parti républicain ! On ne peut pas dire que cette victoire consacre la victoire des Républicains sur les Démocrates. Elle consacre la victoire du rejet des institutions, et la défaite de celles et ceux qui s’obstinent à s’accrocher à un modèle de société qui s’effondre complètement.

Très récemment, l’enquête Elderman (photo) montrait que les Etats-Unis, comme le Royaume-uni, étaient les pays où l’écart de confiance dans les institutions entre la petite minorité très informée et le reste de la population était le plus grand… Et l’écart est le même lorsqu’on compare les revenus ! #Brexit #Trump

… La France ? En 1ère position, les amis !! Et c’est exactement vers cela qu’on va ! Qui parie qu’au deuxième tour des présidentielles, les Français n’auront d’autre choix qu’un candidat de l’establishment, des lobbies, des institutions, installé en politique depuis des années, de gauche ou de droite, face à une Marine Le Pen, qui jouera exactement la même carte que Trump ou Farage : celle du rejet des institutions, du status quo et de la classe dirigeante ? La route est toute tracée pour le Front national.

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Parution : Néo Santé, n°61, novembre 2016

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Nouvelle parution : “Que boire après l’effort ?”, Néo Santé, n°61, novembre 2016, p. 32. Troisième volet de la série sur l’hydratation. Les deux premiers abordaient la question de la soif, meilleure indicateur – naturel – de notre besoin de boire. Mais que boire, en particulier après l’effort ? Vous pouvez mettre de côté les boissons dites “sportives”, du type Gatorade, Aquarius, etc., très chargées en sucre et pauvres en électrolytes. Privilégiez l’eau de coco.

Vous avez des crampes ? Essayez le jus des pickles (cornichons, etc.) : un vrai miracle !

Quant à l’eau, privilégiez une eau légèrement acide, mais au pouvoir alcalinisant, dû aux bicarbonates.

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Parution : Néo Santé, n°60, octobre 2016

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Nouvelle parution : “L’hydratation des sportifs”, Néo Santé, n°60, octobre 2016, p. 32. Le mois dernier, je disais que la sensation de soif demeure le meilleur indicateur de la nécessité de boire. Ce mois-ci, je montre que cela reste vrai lorsqu’on pratique un sport, et que les marques de boissons sportives ont construit les risques de déshydratation comme un véritable argument de vente, au risque de produire des cas d’hyponatrémie, c’est-à-dire un taux trop bas de sodium dans le sang, dû à une sur-hydratation.

Pour celles et ceux qui connaissent, c’est un peu le combat de CrossFit contre les boissons dites “sportives”, comme Gatorade, qui ont infiltré toutes les instances du sport…

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Un vrai changement lors des prochaines élections ?

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Je fais un pari : lors des prochaines élections – quel que soit le niveau de pouvoir – ce sera à qui aura fait le plus de “démocratie participative”, à qui aura le plus “donné la parole aux citoyens”, parmi nos chers élus. Au risque de dénaturer tout à fait le concept de “participation” et de le réduire à des stratégies électoralistes.

Je m’interroge sur ces politiciens qui disent vouloir “nous donner la parole”, alors qu’on leur a déjà donné notre voix. Qu’en ont-ils fait ?

En Belgique, l’émission “Les Décodeurs” de la RTBF abordait aujourd’hui la question des liens entre citoyens et politique, avec toutes ces initiatives visant à donner la parole aux citoyens : panel de citoyens au parlement wallon, “démocratie continue”, etc.

Il est heureux que les politiques se rendent compte du fossé qui s’est créé entre eux et la population, et de la nécessité de nous consulter, mais il est quand même difficile d’y voir autre chose qu’une tentative d’aller chercher un peu de légitimité auprès d’une population qui n’en peut plus de ces élites installées, qui ne nous représentent plus, et de leurs institutions qui nous désapproprient de la décision politique.

… A MOINS QUE… partout, lors des prochaines élections, se constituent des listes participatives, des mouvements citoyens, des initiatives qui viennent “d’en bas”, de la rue, de la société civile, des citoyens qui s’organisent, hors des partis, hors des institutions, et qui vont eux-mêmes porter leur parole dans les arènes politiques, sans attendre que les élus viennent leur poser la question…

Ca existe, il y a MA VOIX en France, Citizens UK en Angleterre, Democracy OS en Argentine, etc… Qui est partant pour créer quelque chose en Belgique ? En Wallonie ? A Genappe ?

Je suis convaincu qu’il suffit de se lancer… !

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Il faut un nouveau modèle de participation politique

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Dans un contexte de crise du modèle politique, de montée de l’extrême-droite partout en Europe, et d’un fossé grandissant entre le peuple et les institutions, les mouvements porteurs de revendications nouvelles, au niveau environnemental, alimentaire, énergétique, social, économique, etc., doivent se doter d’un nouveau modèle politique, basé sur la nature de leurs revendications.

Ce texte fait suite à deux articles que j’ai lus récemment. Le premier est la publication d’un sondage récent RTBF – La Libre – Dedicated montrant qu’un belge sur deux est favorable à la fin du vote obligatoire. Sans obligation, il n’y a plus que 65% des Belges qui iraient voter.

Ca confirme un sondage plus ancien (2014) qui montrait que la population âgée de 25 à 35 ans – ces fameux Millenials, Génération Y, etc. – n’attendent plus rien de la politique. 96% d’entre eux pensent que la politique n’apportera aucune réponse à leurs problèmes…

Le deuxième article est un espèce de coup de gueule de Quitterie de Villepin, intitulé “2017-2022 : subir est la pire des options. Tic, tac, tic, tac…“, publié sur son blog, sur le site de Media Part.

Je ne peux que vous conseiller de lire ce texte, long, mais qui résume tout l’enjeu des années à venir : “choisir ou subir, c’est la seule question“, et je la rejoins pleinement dans cette affirmation. Quitterie de Villepin est une militante des nouvelles formes de participation citoyenne. Elle est, entre autres, à l’origine du mouvement politique “MaVoix“, qui veut redonner le pouvoir aux citoyens. L’objectif de MaVoix est de hacker les législatives de 2017, en France, en faisant élire à l’Assemblée nationale, des candidats de ce mouvement citoyen, tirés au sort. En mai 2016, ils se sont présentés aux législatives partielles, à Strasbourg, avec un résultat tout à fait prometteur.

Dans son article, Quitterie écrit :

Nous voulons pouvoir choisir, pour pouvoir assumer notre part de responsabilité et ne plus subir sans qu’on nous demande notre avis sur des questions aussi essentielles qui engagent notre avenir et celui de nos enfants“.

Elle rajoute :

Si tu ne choisis pas de te redonner les moyens de décider, décider vraiment, pas juste en te défaussant sur les autres, alors, tu ne pourras que subir. Et ça concerne directement tous les aspects de ta vie, de nos vies.

Je suis tout à fait convaincu que cohabitent actuellement un ras-le-bol de devoir donner sa voix à des gens qui en feront n’importe quoi, et une vraie volonté de se redonner un pouvoir de décision, avec de nouvelles formes de mobilisation politique. Et cette cohabitation est la tension entre “délégation” et “empowerment”, qui, je crois, caractérise notre période actuelle.

Je m’explique… La société industrielle, moderne, capitaliste et étatique, qu’on a connue depuis, disons, le début du 20ème siècle, est entièrement basée sur la “délégation” : en gros, dans tous les domaines, la division du travail poussée à l’extrême, amène à déléguer des pans entiers de notre existence, comme autant de chèques en blanc, à des prestataires de services ou des fournisseurs de produits. Continue reading Il faut un nouveau modèle de participation politique

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Brève réflexion sur l’interdiction du burkini

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Dans le livre “The Law in Nazi Germany: Ideology, Opportunism, and the Perversion of Justice” (2013), les deux auteurs, Steinweis & Rachlin, expliquent que le 22 août 1933, l’Allemagne nazie interdisait l’accès aux piscines et aux plages, aux personnes juives, comme par exemple la célèbre plage Wannsee, à Berlin (photo ci-dessus).

Dans ses “Réflexions sur la question juive” (1946), Jean-Paul Sartre interprète cette interdiction comme la croyance nazie selon laquelle la piscine entière serait “polluée” si un “corps juif” y plongeait… Mais Steinweis & Rachlin pensent qu’au-delà de cette obsession délirante pour la pureté, il s’agissait d’une volonté d’être “entre Aryens” sur la plage, sans contact avec des Juifs.

Ils relèvent d’ailleurs que cela n’était pas nouveau. Au 19ème siècle, sous le règne de Wilhelm II, entre 1890 and 1918, une chanson circulait déjà sur les plages de l’île allemande de Borkum (en mer du nord) :

“À Borkum, seul l’esprit allemand est en vigueur,
et seul l’allemand est notre bannière.
Nous maintenons pur l’honneur
De la Germanie et pour toujours!
Mais celui qui s’approche avec ses pieds plats,
Avec son nez crochu et ses cheveux crépus,
Celui-ci ne peut pas profiter de la plage.
Il doit partir ! il doit partir !”

C’est ce qu’on appelle, en allemand, le “Bäder Antisemitismus”, une expression qui désigne l’antisémitisme qui sévissait dans les stations balnéaires allemandes, avant l’arrivée du nazisme au pouvoir. En Autriche, on parle de “Sommerfrischen-Antisemitismus”, c’est-à-dire l’”antisémitisme des stations estivales”.

Le mardi 16 août 2016, une femme de 34 ans, portant un hijab, se voit demander par la police municipale de quitter la plage de Cannes, où elle se trouve avec son enfant, ou de payer une contravention. Autour d’elle, certains la défendent. Mais beaucoup se lâchent :

– “J’ai entendu des choses que l’on ne m’avait jamais dites en face, comme ‘rentrez chez vous !’ ‘Madame, la loi c’est la loi, on en a marre de ces histoires’, ‘Ici, on est catholiques !'”

Derrière cette histoire de burkini, est-ce que la plage ne devient pas un espèce de lieu d’ “entre-soi” où pour certains, se délasser signifie “être avec des gens qui me ressemblent et surtout pas avec celles et ceux qui me sont étrangers” ? N’est-ce pas une manifestation de la xénophobie (donc la “peur de ce qui est étranger”) qui se développe actuellement, en partie à la suite des attentats ?
Comment expliquer qu’il y ait un terme spécifique pour qualifier l’antisémitisme des stations balnéaires ? Comment expliquer que la question du voile reprenne autant de vigueur sur un lieu aussi a-politique, a priori, qu’une plage de vacances ?

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Parution : Néo Santé, n°59, septembre 2016

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Nouvelle parution : “Comment s’hydrater ?”, Néo Santé, n°59, septembre 2016, p. 32. Sur son site, Evian donne des “astuces hydratation” : “Le matin, ouvrez une bouteille d’1,5 litre et buvez-la tout au long de la journée“. De son côté, Vittel conseille d’amener une bouteille d’1 litre au travail. Aux Etats-Unis, la formule consacrée est le “8 x 8” : 8 x 8 ounces d’eau par jour.

Le problème est que la communauté scientifique est beaucoup moins convaincue que les marques d’eau en bouteilles. En fait, lorsque des chercheurs se penchent sur la question, ils découvrent qu’il n’y a aucune preuve de la nécessité de boire 1,5 à 2 litres d’eau par jour.

Bien sûr, il faut boire de l’eau. Et l’eau est le meilleur des liquides à boire. Mais s’astreindre à boire au-delà de sa soif n’a pas de sens.

Notre corps a tout un ensemble de mécanismes nous indiquant quand nous devons boire. Nous nous y sommes fiés tout au long de notre évolution. Autrement dit : laissez la soif être votre guide ! Et là-dessus, les scientifiques sont assez unanimes.

Les seuls cas où il faudrait se forcer à boire seraient en cas de maladie, ou à partir d’un âge où le mécanisme de la soif n’agit plus correctement.

Suite à lire dans Néo Santé…

En fait, cet article est assez proche de ce que j’avais écrit sur l’industrie du sucre : entre les recommandations proposées par l’industrie et ce que l’on sait scientifiquement, il y a généralement un immense fossé, qui s’appelle la surconsommation !

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Brève réflexion sur le débat à propos du burkini

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OK, s’il avait fallu inventer une actualité pour illustrer la nécessité d’une approche centrée sur la notion d’‪#‎Empowerment‬, on n’aurait pas pu imaginer mieux que celui du burkini…

Une des choses qui distinguent encore et toujours l’homme et la femme – pratiquement partout dans le monde ! – c’est que le corps de la femme reste l’OBJET de débats. C’est pourquoi la notion d’Empowerment s’est beaucoup développée dans les mouvements d’émancipation des femmes, luttant pour se réapproprier leur corps, c’est-à-dire la possibilité d’être des “Sujets”.

Ca dépasse de loin l’idée de “corps-objet” dans la pub, etc., c’est plus largement l’idée que le corps de la femme est l’objet de débats, de discussions, d’interdictions, etc. Débats politiques, débats éthiques, débats religieux, débats culturels. Le corps de l’homme, lui, ne l’est pas.

Le corps d’un homme lui appartient. Le corps d’une femme appartient encore à la société. C’est cela, la domination.

Être “Sujet” de son corps, c’est en être pleinement maître. C’est le fait que son corps ne soit pas “objet” de débats et de jugements (positifs ou négatifs). Il suffit d’aller sur une plage, au bord d’un terrain de foot… ou dans une salle Crossfit, pour se rendre compte que la plupart des hommes ne se demandent pas s’ils sont assez minces, ou assez musclés, ou assez bronzés, ou assez épilés, ou assez poilus, ou assez tout ce qu’on veut, pour se mettre torse nu. S’ils ont chaud, ils se mettent torse nu. Point. Et toute la différence est là.

Défendre le burkini, est-ce être socialiste ? Libéral ? Féministe ? Laïque ? Progressiste ? Réac’ ? Défendre la nudité féminine, est-ce être socialiste ? Libéral ? Féministe ? Laïque ? Progressiste ? Réac’ ? Ces questions n’ont aucun sens.

Pour celles qui “vivent” ces questions (port du voile, burkini, mini-jupe, harcèlement de rue, etc.), les débats politiques traditionnels (gauche, droite, centre, République, laïcité, etc.) n’apportent rien. Au contraire, ils désapproprient les femmes du droit d’être sujet de leur corps, en faisant de celui-ci l’objet de leurs débats.

Il faut de nouvelles catégories de pensée, construites par la volonté des individus et des peuples d’être “Sujets” de leur développement. L’Empowerment, c’est exactement ça, et c’est pour cela que je bosse là-dessus.

Merci à Vincent Lahouze d’avoir partagé cette image qui illustre parfaitement ce que je veux dire !

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