Parution : Néo Santé, n°38, octobre 2014

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Nouvelle parution : Quel alcool dans le verre paléo ?“, Néo Santé, n°38, octobre 2014, p. 38. Notre article précédent montrait que notre consommation d’alcool remontait loin dans notre évolution. Et nous ne sommes mêmes pas les seuls primates à en consommer. Une consommation “modérée” d’alcool est d’ailleurs plutôt bénéfique pour la santé, avec tout un ensemble de limites précisées dans l’article précédent. Mais toutes les boissons alcoolisées sont-elles bonnes ? Et sinon, quels sont les meilleurs choix ? Et pourquoi ? Cet article fera le point sur le pouvoir antioxydant des polyphénols du vin rouge, et sur certains choix que l’on peut faire (toujours avec modération) parmi les spiritueux…

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Ne laissons pas la défense des petits indépendants à la droite réactionnaire (et raciste)…

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Je voulais réagir à un article qui fait son petit buzz sur les réseaux sociaux, en ce moment, en Belgique : “L’Etat a tué mon resto préféré“. Le titre résonne évidemment avec ce que j’ai pu écrire sur l’Etat bureaucratique dans le cadre de l’ “Empowerment ou la société de l’anti-délégation“.

Le restaurant dont il s’agit, c’est “Bleu de Toi”, à Bruxelles, qui a dû fermer récemment. Le premier paragraphe nous dit que “la courageuse restauratrice met la clef sous le paillasson après 22 ans. Encore un exemple de gâchis extraordinaire parce que nos politiciens n’ont pas compris que les petits indépendants sont ceux qui créent le plus d’emplois, qui dynamisent notre économie. Or, ils doivent, plus que d’autres supporter une fiscalité écrasante.”

Evidemment, en tant qu’indépendant moi-même, chef de très (petite) entreprise, je ne peux que confirmer la situation difficile de l’entrepreneuriat en Belgique (mais j’imagine que ce n’est pas tellement différent en France). Tout se passe comme si l’Etat n’était là que pour empêcher le développement de toute activité économique indépendante. Une liste infinie de réglementations, de taxations plus ou moins justifiées, d’entraves, de “bâtons dans les roues”, rend, comme le dit l’article, “la vie d’indépendant en Belgique extrêmement périlleuse“. Chaque semaine, on parle dans la presse d’une enseigne qui doit fermer, submergée par les entraves administratives, comme cette boucherie de près de 100 ans, à Pépinster , en Belgique. Continue reading

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Parution : Néo Santé, n°37, septembre 2014

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Nouvelle parution : “L’alcool est-il paléocompatible ?“, Néo Santé, n°37, septembre 2014, p. 38. A priori, les boissons alcoolisées ne relèvent pas de l’alimentation ancestrale. Quoique ! Les animaux frugivores ont un penchant pour les fruits trop mûrs et les hommes du paléolithique se livraient déjà à la fermentation du raisin. D’où les bienfaits d’une consommation modérée. Mais qu’appelle-t-on une consommation “modérée” et à quels niveaux cette consommation modérée de boisson alcoolisée peut-elle être bonne pour la santé ?

Cet article est le premier d’une série de deux articles consacrés aux boissons alcoolisées. L’article paraissant en octobre détaillera quels sont les boissons alcoolisées les plus appropriées et quelles sont celles à éviter…

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Parution : Néo Santé, n°36, juillet-août 2014

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Nouvelle parution : “Combien d’oeufs par semaine“, Néo Santé, n°36, juillet-août 2014, p. 38. Toujours vilipendé par la diététique classique, l’oeuf est au contraire un aliment très bien coté par l’approche paléolithique. Ses inconvénients potentiels sont minimes et ses qualités nutritionnelles très nombreuses. Dans cet article, j’essaie de répondre à cette question classique que l’on me pose si souvent : “Mais combien d’oeufs peut-on manger par semaine ??”

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Pour rebondir sur le dossier “Economie collaborative” de Socialter

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J’aimerais conseiller le dernier numéro de la revue “Socialter“, et son dossier sur l’économie collaborative. Si vous pouvez vous procurer la revue, foncez !

De nombreux éléments composants ce dossier rejoignent ce que j’ai pu écrire sur la notion d’Empowerment et ce que j’ai appelé la société de l’”anti-délégation”. Pour celles et ceux qui arriveraient pour la première fois sur ce blog, les bases de ce projet se trouvent dans cette introduction “Empowerment ou la société de l’anti-délégation“. Deux chapitres “en construction” ont été publiés : un chapitre sur l’Etat, la bureaucratie et le travail (“6. La crise de la délégation“) et un chapitre sur l’alimentation (“7.1. Reprendre en main son alimentation et sa santé“). Un chapitre paraîtra très prochainement sur les nouvelles formes de contestation : Occupy, les Indignés, etc.

(Toutes les références (n° de page, etc.) renvoie au numéro 6 de la revue Socialter, août-septembre 2014.)

DONC, en lisant le dossier de Socialter, j’ai apprécié l’impression que “j’étais dans le bon” avec mon analyse des mouvements sociaux et culturels actuels. Uber, Airbnb, les groupements d’achats collectifs, la Ruche Qui dit Oui, le co-voiturage, Wikipedia, etc… Tout cela relève bien d’une même dynamique. (J’avais déjà fait référence à la Ruche qui dit Oui, à partir d’un article de Socialter, dans cet article…).

MAIS je pense que le coeur de cette dynamique, le point central de ces évolutions, n’est pas en soi le partage ou la collaboration. Je pense que c’est autre chose, même si ces deux dimensions en sont constitutives. Je dirais que le partage et la collaboration sont des caractéristiques descriptives des évolutions actuelles, mais qu’elles n’en sont pas des caractéristiques définitionnelles. D’où la difficulté, qu’on ressent, me semble-t-il, dans le dossier de Socialter, pour définir si l’économie collaborative est toujours de la marchandisation ou si c’est du partage, si c’est libéral ou du “communisme à la cool” (p.31). Ce genre de questions est, selon moi, inutile parce que l’économie collaborative et les logiques de partage relèvent d’un mouvement plus large, qui rend l’opposition gauche-droite obsolète, comme je l’ai expliqué ici : “2.1. Au-delà de l’opposition gauche-droite.

Pourtant, ce mouvement plus large est plusieurs fois esquissé dans le dossier. Je pense que sa caractéristique définitionnelle est : le fait de reprendre le pouvoir sur soir-même et de ne plus déléguer à des institutions ou des intermédiaires, ce que l’on peut faire soi-même. Dans l’échange et le partage de particuliers à particuliers (peer-to-peer), je crois que c’est la dimension “particuliers à particuliers” qui est la plus importante, plus que l’échange ou le partage en soi. Continue reading

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6. La crise de la délégation

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Ce texte est le chapitre 6 de l’ouvrage en cours d’écriture “Empowerment ou la société de l’anti-délégation“. Toutes les infos et l’introduction à cette réflexion se trouvent ici (il est préférable de lire l’intro avant ce texte, pour bien en comprendre tout le sens, mais vous pouvez aussi vous contenter de ce texte, si seules ces questions vous intéressent… et peut-être que cela vous donnera envie d’aller voir dans quelle réflexion plus large ce texte s’inscrit ?) ;-)

Vous pouvez télécharger ce chapitre 6 (Version juillet 2014) en PDF (23 pages)

Un autre chapitre, plus concret, a déjà été publié : “7.1. Reprendre en main son alimentation et sa santé

(J’en profite pour remercier les très nombreuses personnes qui m’ont envoyé des remarques, des commentaires, des suggestions. Je n’ai pas eu le temps de répondre à tout le monde. Certaines de mes réponses sont encore “en attente”, parce que je souhaite “bien” répondre à celles et ceux qui ont pris le temps de lire les premières parties et de m’envoyer des remarques intéressantes. J’ai en tout cas intégré de nombreuses remarques dans la réflexion. Merci à vous !)

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Chapitre 6 : La crise de la délégation

J’ai dit, dans l’introduction, que le mouvement de l’anti-délégation s’inscrivait dans une crise des piliers de la modernité, comme l’Etat, l’économie, le travail, la rationalité. Attention, je ne pense pas que la notion de « travail » soit en crise, ou que les plus jeunes générations ne veuillent plus travailler, ni que les avancées de la science fascinent moins, ni qu’il faille abandonner toute idée de construire une collectivité en partie institutionnalisée.

Je pense que le modèle « moderne » du travail, de l’Etat, de l’économie capitaliste est en crise. C’est-à-dire cette forme d’Etat, ces modes de travail, ces modalités de l’économie, qui relèvent de la bureaucratie, de la technocratie, de l’industrie, etc. Nous reviendrons sur ces dimensions. Ce dont il s’agit, c’est d’une « crise du modèle culturel de la société industrielle », comme l’avaient très bien vu Bajoit et Franssen dès 1995.  Et pour moi, ce qui caractérisait ce modèle, c’était que l’individu était appelé à déléguer une partie de sa destinée aux piliers de la société moderne.

6.1. Etatisme et capitalisme

Au cœur de la société de la délégation, en crise, se trouve l’Etat bureaucratique, moderne, et libéral.

Pour Max Weber, dont nous avons déjà parlé, l’Etat moderne et le capitalisme se sont développés ensemble. L’Etat moderne est effectivement le garant du droit rationnel, « prévisible ». En cela, il constitue la condition de l’épanouissement du capitalisme (Colliot-Thélène, 1992 :12)

C’est relativement facile à comprendre : lorsqu’on se limitait à des échanges simples, à du commerce traditionnel, local, proche du troc, c’était des règles traditionnelles (code d’honneur, etc.) qui pouvaient régir l’échange. Mais lorsqu’on échange des biens sur des marchés, avec une multitude d’intervenants, il est nécessaire qu’une instance garantisse la validité de l’échange. Continue reading

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Parution : Néo Santé, n°35, juin 2014

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Nouvelle parution : “Pommes de terre ou patates douces ?“, Néo Santé, n°35, juin 2014, p. 38. L’alimentation paléolithique vante souvent les mérites des “patates douces” (“sweet potatoes”) alors que nos bonnes vieilles pommes de terre traditionnelles ont bien moins la cote. Comment cela se fait-il ? Dans cet article, je montre les différences, au niveau de l’apport en glucides (dont l’index glycémique), de l’apport en micronutriments (largement à l’avantage des patates douces) et de la présence d’anti-nutriments (dont les pommes de terre sont plus riches que les patates douces, les rendant plus inflammatoires…).

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Parution : Néo Santé, n°34, mai 2014

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Nouvelle parution : “Plutôt fruits ou plutôt légumes“, Néo Santé, n°34, mai 2014, p. 38. Pourquoi dit-on souvent qu’il est préférable de manger davantage de légumes que de fruits ? Comment cela s’explique-t-il vis-à-vis de notre évolution ? Et que répondre à celles et ceux qui s’orientent vers un régime frugivore ? Les études montrent que nos plus lointains ancêtres ne mangeaient pas tant de fruits, privilégiant les noix, les racines des végétaux, les insectes, et un peu de viande. Une recherche, parue en 2009 dans le Journal of Human Evolution, montrait que deux de nos traits physiques étaient concomitants à des changements de notre environnement, il y a 4 millions d’années : notre bipédie et la structure de nos dents. A cette époque, nos ancêtres quittent les arbres pour se nourrir davantage de ce qu’ils pouvaient trouver au niveau du sol.

Cette étude se base sur les dents des Australopithecus Anamensis, ayant vécu il y a 4,2 à 3,9 millions d’années (c’est-à-dire juste avant « Lucy », Australopithecus Afarensis). Les fruits “mous” et “charnus”, privilégiés par les espèces purement frugivores, ont tendance à être trop acides pour nos dents, et ne nécessitent pas de force dans la mâchoire pour être broyés.

Or l’analyse de l’émail des dents d’Australopithecus Anamensis indique que leurs dents n’étaient pas du tout bien équipées pour faire face à l’érosion due à l’acide, et qu’à l’inverse, elles étaient bien adaptées à la mastication d’aliments durs et abrasifs. Les chercheurs pensent donc qu’à cette époque, nous mangions surtout des noix, des racines de légumes, des insectes (comme les termites) et un peu de viande. (Lire la suite dans la revue…)

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Parution : Néo Santé, n°33, avril 2014

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Nouvelle parution : “Quelle farine sans gluten ?“, Néo Santé, n°33, avril 2014, p. 38. Dans la nature, les aliments ne se trouvent pas sous forme de farine. Dans un régime paléo strict, ce produit peu naturel est donc exclu. Pour les accros, il y a cependant des alternatives à la farine de blé plus ou moins acceptables… Cet article fait précisément le point sur l’acceptabilité de ces alternatives : farines de sarrasin, millet, quinoa, maïs, tapioca, amande, châtaigne, etc…

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La HitBox, un entraînement fonctionnel ? Réfléchissez bien…

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Peut-être avez-vous vu ce nouveau concept de la marque Planet Fitness, la “HitBox“, présentée comme une zone d’entraînement fonctionnel “clé en main” ? (lien vers la vidéo)

Le problème est que “fonctionnel” et “clé en main” me semblent être tout à fait incompatibles. La formule de Planet Fitness sonne comme un oxymore : deux mots que leurs sens devraient éloigner, comme la “clarté sombre” de Baudelaire.

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Bien sûr, tout dépendra de la manière dont on définit un entraînement “fonctionnel”, mais en règle générale, cela se réfère à un entraînement basé sur des mouvements naturels, complets, dont on retrouve une utilité dans la vie quotidienne. On dit parfois que des mouvements fonctionnels sont des mouvements qui existent hors des salles de sport : se lever, soulever une charge du sol, amener un objet en hauteur, etc.

Si votre entraînement se veut “fonctionnel”, il doit donc présenter la même variabilité et le même caractère aléatoire, hasardeux (“randomness” en anglais), que la vie quotidienne et/ou naturelle.  Et dans la vie quotidienne, ou dans la nature, RIEN ne se présente à nous “clé en main”.

En fait, tout le principe de notre évolution a été une adaptation à des environnements qui ne sont justement pas “clé en main”. C’est ce que l’on appelle la “pression de sélection” en biologie évolutionniste : les contraintes environnementales forcent les espèces à se transformer. Ce sont des changements climatiques, il y a 4 millions d’années, qui nous ont amené à nous tenir debout (Homo Afarensis). Plus tard, il y a 2,5 millions d’années, c’est Homo Habilis qui s’adapte en inventant les premiers outils lui permettant, entre autres, de varier sa nourriture. Son apport en calories augmente, son cerveau se développe, etc. C’est aussi par nécessité d’adaptation que nous sommes devenus omnivores. Toute notre évolution s’explique par le fait que rien ne nous est jamais servi “clé en main”.

C’est parce que la nature ne nous fournit pas toute la nourriture, directement bien préparée et découpée dans notre assiette, que nous avons dû développer des techniques de chasse, construire des outils, maîtriser le feu, et plus tard inventer une technologie culinaire. C’est parce que la nature ne nous fournit pas d’habitats sécurisés et chauffés “clé en main”, que nous avons dû développer l’architecture, inventer des techniques de construction, apprendre à maîtriser les matériaux, etc. Et que ce soit l’alimentation ou l’habitat, cela s’est toujours fait en s’adaptant, c’est-à-dire en répondant à la pression de l’environnement : tout comme les Inuits ont développé des techniques alimentaires différentes des Hadza dans l’est de l’Afrique, leurs techniques d’habitat sont également différentes. Continue reading

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