Parution : Néo Santé, n°46, juin 2015

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Nouvelle parution : “Pourquoi craque-t-on ?, Néo Santé, n°46, juin 2015, p. 32. Si vous êtes un lecteur ou une lectrice assidu(e) de Néo Santé, vous mangez probablement assez sainement. Que ce soit “paléo” ou pas, vous faites probablement relativement attention à ce que vous mangez, en qualité et en quantité… Mais n’avez vous jamais “craqué” pour un aliment qui ne cadre pas du tout avec votre régime alimentaire ? Vous voyez, ces envies un peu incontrôlables ? Que nous disent-elles sur notre manière de nous alimenter ? Et comment les aborder ? Le sujet est extrêmement intéressant, parce qu’il se situe à l’intersection entre nos réels besoins physiologiques, nos envies émotionnelles et nos habitudes culturelles. Entre le biologique, le psychologique et le social. Et dans un jeu complexe d’allers-retours entre ces trois niveaux.

 

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Fuck this shit !! I’m gonna eat my own food !!

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Conseil de lecture : Essayons quelque chose de nouveau. Si vous avez un compte Spotify, je vous invite à écouter cette playlist en lisant l’article ci-dessous. Vous comprendrez très vite en quoi l’une est liée à l’autre…

Dans l’introduction à “Empowerment ou la société de l’anti-délégation“, j’ai écrit que la bande-son de la révolution en cours était une playlist composée de Hip-Hop et de Hardcore Punk (chap.3). Que l’on ait baigné dans ces cultures urbaines ou pas, le fait est que le Hip-Hop et le Hardcore portent ce message de reprise en main de sa destinée, individuelle et collective, qui caractérise, à mon sens, les mouvements sociaux émergents. Cela est bien documenté par les travaux de Stoute (2011) pour le Hip-Hop et les travaux de Hein (2012) et Haenfler (2004) pour le Hardcore Punk.

Un reportage récent, que l’on peut voir sur Youtube, “Under the Influence : New-York Hardcore” m’a permis de prendre conscience de ce qui est probablement au fondement de la démarche de beaucoup de trentenaires (et plus jeunes) en matière d’alimentation. Deux choses : le refus et le Do It Yourself ! Resistance & DIY : So hardcore !!

J’ai baigné, via mes parents, dans un univers où on choisit des produits bios, où on se soigne naturellement, et où on est plutôt écolo. C’est sûr. Mais ce qui fonde mon rapport à l’alimentation, et probablement à tout un ensemble d’autres choses, est beaucoup plus proche du :

FUCK YOU !! I don’t want to eat your shit !!!

Fuck you, industry ! Fuck you, market ! Fuck you, supermarkets ! I’m gonna eat… my own food !!

C’est hardcore dans l’attitude. C’est légèrement arrogant. Et ça se crie plus que ça se dit. Vous vous rappelez certainement de cette phrase “Fuck You ! I won’t do what you tell 2d093fe7a70ef489984fe39f495e26e4me !” du célèbre “Killing in the name” de Rage Against The Machine ? Et bien, on est en plein dedans !

Si l’on analyse un peu ce qui est au fondement du Hardcore Punk, on trouve le refus : refus de la société qu’ “on nous a conçue”, refus de ses normes, de ses dogmes, de ses évidences. Le mouvement Hardcore Punk est une sous-culture, et en cela constitue une forme de résistance à la culture dominante ou à la société “hégémonique”, pour parler comme Gramsci. La “résistance” a toujours été le point central des sous-cultures, comme en témoignent les recherches du célèbre Centre for Contemporary Cultural Studies (CCCS) de l’Université de Birmingham, pour les connaisseurs (Haenfler, 2004 : 407).

Mais là où se distingue l’attitude proprement Hardcore, c’est dans le fait que ce refus n’amène pas l’individu à sombrer dans un chaos autodestructeur, dans une attitude d’abandon nihiliste comme on l’a souvent vu dans les sous-cultures punk rock, hippie ou skinheads. Abandon du combat pour rentrer dans le système, ou abandon dans les pratiques autodestructrices : drogue, alcool, suicide, etc. Continue reading

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Parution : Néo Santé, n°45, mai 2015

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Nouvelle parution : “Feu vert pour les jus verts”, Néo Santé, n°45, mai 2015, p. 38. Parmi les tendances actuelles en matière d’alimentation, les “jus vert” et les “smoothies” ont plutôt la cote. Les jus sont produits par extraction (du liquide et des nutriments), ce qui met les fibres de côté. Les smoothies, par contre, contiennent l’entièreté du fruit ou du légume, que l’on mixe, avec les fibres, ce qui les rend beaucoup plus intéressants. Bien sûr nos ancêtres chasseurs-cueilleurs n’avaient pas les outils pour mixer leurs fruits et légumes, mais ces smoothies permettent un apport en micronutriments qui nous rapprocherait davantage de celui de nos ancêtres. C’est cet apport que vous décrivons dans l’article…

Merci à Audrey Sersté, qui est venue donner une conférence sur les jus verts à CrossFit Nivelles le mois dernier. Je vous conseille fortement d’aller faire un tour sur son blog, et de la suivre sur les différentes réseaux sociaux !

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Parution : Néo Santé, n°44, avril 2015

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Nouvelle parution : “Quel sel est le plus sain ?“, Néo Santé, n°44, avril 2015, p. 38. L’article du mois précédent traitait de la question du sel : peut-on saler ses aliments dans le cadre d’une alimentation “paléo”, en quelle quantité, et avec quel impact sur la santé ? Intéressons-nous maintenant au type de sel concerné, parmi la multitude de sels proposés en commerce : sel de mer, fleur de sel, gros sel, sel d’Himalaya, etc. Quelles sont les différences entre ces sels, et y a-t-il des choix plus judicieux à faire en terme de santé ?

 

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Parution : Néo Santé, n°43, mars 2015

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Nouvelle parution : “La question du sel”, Néo Santé, n°43, mars 2015, p. 38. Parmi les questions qui me sont régulièrement posées concernant l’alimentation paléolithique, il y a bien évidemment celle du sel : peut-on saler ses aliments, ses plats, lorsqu’on mange “paléo” ? Une fois de plus, la réponse n’est pas si facile et la clé vers la santé se situe probablement entre les excès de l’industrie alimentaire et un ascétisme qui ne correspondrait ni à nos conditions historiques de vie sur Terre, ni à nos besoins physiologiques. L’article qui paraîtra en avril 2015 traitera du type de sel à utiliser : sel d’Himalaya, fleur de sel, sel gris, etc.

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Parution : Néo Santé, n°42, février 2015

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Nouvelle parution : “Redécouvrir les plantes sauvages (II), Néo Santé, n°42, février 2015, p. 38. Deuxième volet consacré aux plantes sauvages : Comme nos ancêtres du paléolithique, nous pourrions parfaitement puiser dans la nature sauvage l’essentiel de nos besoins alimentaires végétaux. Certaines plantes de nos régions sont des mines de vitamines et minéraux, et même des sources de protéines. Ce deuxième article sur le sujet se fait plus précis. Découvrez les bienfaits nutritifs de la roquette, de l’oseille, de la consoude, de la bourrache, du pissenlit, de l’ail des ours, de l’alliaire, du chénopode, de l’égopode, des pâquerettes et du lierre terrestre.

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Parution : Néo Santé, n°41, janvier 2015

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Nouvelle parution : “Redécouvrir les plantes sauvages (I), Néo Santé, n°41, janvier 2015, p. 38. Rusés chasseurs et/ou habiles pêcheurs, nos ancêtres de la préhistoire étaient surtout de grands cueilleurs. C’est pourquoi une alimentation paléo digne de ce nom devrait réserver une large place aux plantes sauvages, lesquelles possèdent plusieurs avantages sur les végétaux cultivés. Cet article est le premier d’une série de deux articles consacrés aux plantes sauvages, qui poussent naturellement dans nos campagnes et nos jardins, et qui sont gratuits, prêts à l’emploi et disponibles tout de suite !

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La fin de leur monde

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Photo : Emmanuel Rosario

Un an après le début de la publication de textes sur la notion d’Empowerment, et ce que j’ai appelé l’ « anti-délégation », voici un texte qui synthétise là où j’en suis actuellement. Durant cette année, j’ai continué à écrire, à lire (surtout) et j’ai essayé de mettre tout cela en pratique, en créant – avec trois autres – notre entreprise, et en vivant de ma passion. 

J’ai discuté. Beaucoup. Avec plein de gens. Je n’ai pas su répondre à tout le monde. J’ai eu des contacts avec des maisons d’édition intéressées. Mais je n’en suis pas encore là. Il y a encore beaucoup à écrire.

Ce texte, c’est l’état actuel de ma réflexion sur les mouvements d’Empowerment dans la société actuelle. Et j’ai décidé de l’intituler « la fin de leur monde ». Temps de lecture : 15 minutes (cliquez ici pour la version PDF).

La fin de leur monde, c’est ce que j’essaie de décrire. C’est le sentiment qu’on vit dans un monde de plus en plus absurde. Un monde auquel on n’arrive plus à trouver un sens.

La fin de leur monde, c’est la fin de leurs institutions, auxquelles nous étions censés déléguer de pans entiers de notre existence, mais auxquelles on ne croit plus.

C’est la fin de leur Etat, dont on ne voit plus en quoi il est l’émanation de la souveraineté du peuple, en quoi il nous protège, nous assure l’égalité, l’émancipation, et l’accès aux moyens de subsistance.

C’est la fin de leur économie, de leurs marchés, de leurs échanges mondialisés. C’est la fin de leur système qui fait parcourir des milliers de kilomètres aux tomates qui arrivent dans nos assiettes, les chargeant en substances chimiques nocives pour notre santé, et les appauvrissant en micronutriments utiles à notre alimentation, tandis que notre voisin, producteur local de fruits et légumes, est acculé sous les charges, les règlements, les interdictions, les entraves au développement.

Et tout se mélange lorsqu’on nous dit que « notre » Etat doit sauver leurs banques. C’est le sentiment que c’est notre argent qui est utilisé pour sauver ceux qui ont tout perdu, en jouant avec… notre argent.  Ou lorsqu’on nous dit qu’il faut sauver leur industrie, pour sauver nos emplois, même si c’est au détriment de notre planète.

En réalité, c’est la fin de leur emploi, de leur Travail, des carrières qu’ils ont conçues pour nous (à la police, à l’armée, à la fonction publique, à la banque, à l’usine ou dans telle grande entreprise), des emplois stables, de l’épanouissement par le travail, des parcours d’insertion professionnelle pour chercheurs d’emploi. Et c’est la fin de leurs délégations syndicales, à qui on déléguait la défense de nos emplois. C’est la fin de leurs grèves…

C’est la fin de leur école, dans laquelle nous semblons tous perdus : enseignants, élèves, parents. Dans laquelle nous sommes pris entre la nostalgie des uns, dont les rappels à l’ordre et aux valeurs semblent obsolètes, et les volontés de réforme des autres, dont les innovations pédagogiques semblent désuètes. C’est le sentiment que ceux qui ont élaboré les programmes n’ont jamais enseigné dans nos écoles, à nos élèves ou à nos enfants.

Et c’est en vrac, la fin de leur médecine à laquelle on ne sait plus si on peut croire, tant elle paraît éloignée de nos maux, et de nos remèdes, de leurs médias, de leurs élections, de leurs conflits religieux, de leurs administrations.

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C’est en vrac le sentiment qu’on manque constamment de temps, qu’on court sans arrêt, sans savoir après quoi ; le sentiment que tout nous échappe ; qu’on nous en demande toujours plus, sans nous en rendre ; qu’on ne sait plus à quoi ou à qui se fier ; c’est le sentiment qu’on n’est plus les « Sujets » de nos vies, lorsqu’on est constamment l’ « objet » des réformes, des sondages, des mesures, et des dispositifs mis en place pour nous. Continue reading

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Parution : Néo Santé, n°40, décembre 2014

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Nouvelle parution : “La solution alimentaire des tendinites, Néo Santé, n°40, décembre 2014, p. 38. Contre l’inflammation des tendons, les médicaments anti-inflammatoires font pire que bien. En revanche, la nutrition paléolithique aide à éviter et à soigner les tendinites. Logique puisque ce régime écarte les aliments problématiques et qu’il favorise les nutriments favorables…

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New Books (3)

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Nouvelle commande arrivée ce matin. Je serais assez heureux d’avoir votre avis sur ces différents ouvrages/auteurs, si vous les avez lus…

Comité invisible. 2007. L’insurrection qui vient. Paris : La Fabrique Editions.

Comité invisible. 2014. A nos amis. Paris : La Fabrique Editions.

Hazan, E., & Kamo. 2013. Premières mesures révolutionnaires. Paris : La Fabrique Editions.

Astruc, L. 2012. (R)évolutions. Pour une politique en actes. Actes Sud.

Dardot, P. & Laval, C. 2010. La nouvelle raison du monde. Essai sur la société néolibérale. Paris : La Découverte.

Rifkin, J. 2014. La nouvelle société du coût marginal zéro. L’internet des objets, l’émergence des communaux collaboratifs et l’éclipse du capitalisme, Les Editions qui libèrent.

Tous ces ouvrages ont, à mon sens, un lien avec ce que j’écris sur l’Empowerment ou la société de l’anti-délégation, mais ce sera à confirmer avec leur lecture…

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