Appareils connectés et portables : des questions en termes de santé et de liberté

Un très bon texte à lire : “Wearables: the New Handcuffs ? Silicon Valley Surveillance Meets Healthcare’s Mechanisms of Control“.

Ce texte parle des appareils connectés et portables (“wearables” en 🇬🇧) et de leur utilisation en matière de santé. Je vous en fais une brève synthèse en 🇫🇷, et je rebondirai sur certains points…

L’auteur est Russ Greene, directeur de la recherche et des relations avec le Gouvernement, au sein de CrossFit, Inc.

Le texte pointe du doigt 3 tendances actuelles du monde de la santé et du fitness qui pourraient nous amener tout droit dans un univers orwellien : ⤵️

1) la médicalisation de la vie quotidienne (de l’alimentation, du mouvement, du sommeil, etc.)
2) les appareils de surveillance portables et connectés
3) le contrôle par l’Etat des données relatives à notre santé

Première chose : il faut bien comprendre que ce genre de préoccupations explique aussi les craintes vis-à-vis de l’ “Obama Care” aux Etats-unis. Certains des architectes de cette réforme du système de protection sociale aux États-Unis ont effectivement prévu un monitoring des patients en temps réel, grâce à des appareils connectés.

Point par point :

1) la médicalisation de la vie quotidienne commence par la “pathologisation” de la santé. Au lieu d’encourager les médecins à éduquer aux comportements sains, la tendance est au fait de considérer toute personne comme un patient potentiel qui devrait bénéficier de traitements, que ce soit en matière d’alimentation, d’exercice ou de sommeil. Continue reading Appareils connectés et portables : des questions en termes de santé et de liberté

L’exercice physique contre les troubles mentaux

“L’exercice physique peut aider à réduire les troubles de santé mentale, pour des patients internés en psychiatrie, en particulier en matière d’anxiété, de dépression, de colère, d’agitation psychomotrice et de tension musculaire”.

Telle est la conclusion d’une étude de 12 mois, effectuée par l’Université du Vermont, et publiée cette année dans “Global Advances in Health and Medicine”.

> > > “Positive Patient Response to a Structured Exercise Program Delivered in Inpatient Psychiatry”, Glob Adv Health Med. 2019; 8.

L’expérience a porté sur des entraînements alliant exercices au poids de corps, exercices de renforcement et exercices d’assouplissement, ainsi que sessions d’éducation à l’alimentation. Durant ces sessions, les patients étaient informés sur les groupes d’aliments, sur les choix les plus sains à faire et sur des recommandations pour un mode de vie sain.

Il y a certainement de nombreuses salles CrossFit qui prennent en charge des personnes avec des troubles mentaux.

A CrossFit Nivelles, un groupe de jeunes présentant des troubles psychiatriques, et placés en centre de jour, viennent s’entraîner, encadrés par leur éducatrice ou éducateur et un coach CrossFit.

L’intérêt de l’entraînement et d’une alimentation saine sur la santé MENTALE est évident, tout autant que sur la santé PHYSIQUE.

Si vous voulez davantage de renseignements sur ce type de prise en charge, n’hésitez pas à contacter CrossFit Nivelles : info@crossfitnivelles.be

Lien vers l’étude : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6540485/

Photo : Ben Coche – Photography & Design

Le besoin de communauté

Je suis persuadé qu’actuellement, nous ne faisons que recréer des paroisses. Lors du Séminaire #HealhtyBusiness (à CrossFit Nivelles), je parlais de la construction de communautés dans le CrossFit, et du lien avec les communautés religieuses. Et tout ce que j’ai dit lors de cette conférence vaut pour beaucoup de projets “en transition” également…

Cet article est celui du membre d’une église américaine qui décrit le manque de communauté de son église. Merci à internet d’avoir mis, par hasard, cet article sur mon chemin. Comment ? Je ne sais pas, mais merci ! Prenez le temps de le lire, c’est très intéressant !

> > > “Church Without Community“, The American Conservative, 12 décembre 2019.

Ca me conforte dans l’idée qu’on a besoin de ce niveau intermédiaire entre la famille et “la société”. Et les paroisses représentaient une forme de communauté, avec toutes les caractéristiques des liens communautaires : un sentiment d’appartenance, de l’interconnaissance (on sait qui est qui), de la solidarité, de l’entraide, de l’affectivité, etc. Continue reading Le besoin de communauté

Parution d’une étude sur la mobilité des Belges (SPF Mobilité et Transports)

Il y a pas mal de choses intéressantes, mais je voudrais relever 3 choses :

1) Les déplacements nous prennent en moyenne 1 heure par jour (58 minutes). Sur une année, ça représente 15 jours (15,2 x 24 heures) !! Celui ou celle qui réduit ses déplacements au minimum gagne chaque année des jours entiers, de travail… ou de loisirs !

2) 63% des déplacements sont inférieurs à 10 km. Mais dès qu’on dépasse les 2 km, c’est la voiture 🚗 qui prédomine. DONC si on améliore au niveau communal les conditions de déplacement à vélo sur des distances entre 2 et 10km (majorité des déplacements), on aura un très gros impact sur la mobilité ! C’est probablement un levier essentiel pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

 

3) Une manière de favoriser la mobilité douce est certainement de redynamiser l’économie locale, en particulier les commerces. Encore 65% des courses se font en voiture, comme conducteur (51%) ou comme passager (14%). C’est même plus que les déplacements domicile-travail : 58% en voiture (conducteur + passager). Comment augmenter la part de déplacements à pied ou à vélo ? 👉 En favorisant les commerces de proximité.

Enquête à lire ici [PDF] 

Goodbye Citizenship, Hello ‘Statizenship’

Un article intéressant : un regard sur l’Inde, mais qui s’étend bien au-delà, avec un angle de lecture nouveau sur la montée des populismes autoritaires.

> > > L’ idée de “citoyenneté” s’inscrit dans toute une tradition démocratique et libérale de participation libre et égale à la vie politique. Depuis la Grèce antique, la Rome antique, et puis les révolutions anglaise, américaine et française des 17ème et 18ème siècles.

Mais 200 ans d’Etat-Nations ont progressivement fait glisser la citoyenneté de la “Cité” à l’Etat. De qualité de “citizens” (citoyens), nous devenons avant tout des “statizens”. Je ne sais pas comment traduire cela : des “étatiens” ?

Le contrôle de l’Etat (reconnaissance faciale, etc.) est une dimension de ce renforcement et de cette centralisation de l’Etat, devenant de plus en plus le “géométral de toutes les perspectives” comme disait Bourdieu (c’est moi qui rajoute, l’auteur fait, lui, référence à Foucault). Notre identité, nos droits, ne relèvent plus de droits universels, ou de l’appartenance à une Nation, mais de documents octroyés par un Etat très fort. Continue reading Goodbye Citizenship, Hello ‘Statizenship’

Le Vlaams Belang (extrême-droite), premier parti de Flandre, dans un récent sondage…

“Everybody wants to go to heaven, but nobody wants to die” : Ca résume très bien l’attitude de l’ensemble des partis “démocratiques” face à cette montée de l’extrême-droite : tous ces partis aimeraient certainement que le Vlaams Belang n’ait pas autant de poids dans le champ politique belge… mais aucun n’est prêt à faire ce qu’il faudrait faire pour que ça ne soit pas le cas.

A savoir (prioritairement) : réfléchir à la structure du territoire, et créer les conditions d’une réelle participation des citoyens et citoyennes aux prises de décision.

1) Le territoire.

La montée de l’extrême-droite n’est PAS “SCALE FREE” : Aux dernières élections fédérales (mai 2019), le Vlaams Belang (VB) s’est retrouvé 2ème parti de Flandre et 3ème parti belge. Ce que montre le sondage Le Soir / RTL Info / Ipsos Belgium publié ce week-end, c’est que le VB est maintenant le 1er parti de Flandre avec 27,3% des intentions de vote. En extrapolant le nombre de sièges que ça représenterait à la Chambre (donc au niveau belge), le Vlaams Belang serait le 1er parti belge, avec 27 sièges !!

POURTANT, comme je l’ai déjà expliqué, au niveau provincial, le Vlaams Belang n’est dans aucune coalition. Aux dernières élections provinciales (octobre 2018), il ne s’est jamais mieux classé que 4ème parti. Le plus de sièges qu’a le VB dans les conseils provinciaux, c’est 6 sièges sur 36 (16,7%), dans les provinces d’Anvers et de Flandre orientale. Ailleurs, c’est moins.

Au niveau communal, il n’y a qu’à Ninove (à ma connaissance) que le VB a terminé en tête aux dernières élections (40%). Une commune de 39.000 habitants. Il était le 2ème parti à Alost et Turnhout; 3ème à Roeselare. A Anvers, le Vlaams Belang est seulement le 4ème parti. Et il y a énormément de communes où le VB a fait un très mauvais score, loin derrière les autres partis. Continue reading Le Vlaams Belang (extrême-droite), premier parti de Flandre, dans un récent sondage…

Quelle est la bonne taille pour une ville ?

Petite synthèse sur les villes à taille humaine (et durables)

Si vous me suivez depuis un petit temps, vous savez que la question de l’échelle est primordiale pour moi, en particulier le fait de garder des échelles “humaines” dans le développement de nos sociétés. Ca rejoint aussi la question de la structuration du territoire.

Ces questions, Léon Krier, architecte et urbaniste luxembourgeois, né en 1946, y a admirablement répondu dans un texte que l’on peut trouver ici en ligne

Je vous en fait un résumé en français :

1) L’unité territoriale de base, c’est le quartier (“urban quarter”). La ville (“city”) doit être pensée comme une fédération de quartiers autonomes. Grande ou petite ville, ça dépend uniquement du nombre de quartiers fédérés.

2) Chaque quartier doit avoir son propre centre, sa périphérie et ses limites. En fait, chaque quartier est comme une “petite ville” dans la ville. L’article de Léon Krier a pour titre The City Within the City.

3) Un quartier doit intégrer toutes les fonctions quotidiennes de la vie urbaine : logement, travail, loisir… dans un territoire dont les dimensions se basent sur le confort d’une personne qui se déplace à pied (c’est-à-dire pas plus de 35 hectares et 15.000 habitants). Continue reading Quelle est la bonne taille pour une ville ?

Parution : Néo Santé, n°95, décembre 2019

Nouvelle parution : “Nos intestins n’aiment pas le glyphosate”, Néo Santé, décembre 2019, n°95, p. 24. : De plus en plus d’études montrent l’impact des pesticides sur le fonctionnement de notre paroi intestinale, et en particulier l’impact du glyphosate. ⠀

Depuis 1974, 8,6 milliards de kg de glyphosate ont été utilisés par l’agriculture mondiale. Et depuis 1996, avec l’introduction de cultures génétiquement modifiées pour résister au glyphosate, son utilisation a même été multipliée par 15… ⠀

Le glyphosate tue les bactéries, les champignons et certaines plantes en bloquant la voie de l’acide shikimique au sein de ces organismes. Problème : cette voie aboutit à la synthèse de certains acides aminés essentiels pour nous, êtres humains : phenylalanine, tryptophane et tyrosine. ⠀

Autre problème : le glyphosate agit sur la zonuline, une protéine qui permet de réguler l’ouverture des jonctions serrées de notre paroi intestinale. Résultat : augmentation de la perméabilité intestinale (Environmental Toxicology and Chemistry, 2005).⠀

Plus de détails dans l’article…

“5 étapes pour se lancer” : témoignage paru dans le livre “Mets du bonheur dans ton business”

Très heureux d’avoir pu apporter ma toute petite contribution, par mon témoignage, au livre de David Valls y Machinant (sur la photo avec sa compagne) : “Mets du bonheur dans ton business“!

Dans mon TEDx UNamur, je concluais en disant que je n’étais pas au service de mon entreprise, c’était mon entreprise qui était au service des objectifs que je me donnais, en tant que citoyen. David Valls y Machinant va beaucoup plus loin avec une méthode pour développer votre business de manière épanouissante, en rapport avec vos valeurs, vos objectifs, votre vie ! 👍👍

➡️ Livre disponible sur www.businessbonheur.com et à la Librairie Molière à Charleroi !

Mon témoignage se trouve aux pages 178-179 et a pour titre : “5 étapes pour se lancer !