Parution : carte blanche dans La Libre Belgique

Nous, citoyens, en sommes là. Entre le sentiment d’impuissance, porté par les politiques eux-mêmes, et la tentation de la toute-puissance, portée par les populismes nationalistes.

Le 12 juin dernier, le président Trump mettait en scène sa toute-puissance, lors d’une réunion de cabinet surréaliste, où, l’un après l’autre, ses ministres et conseillers vantaient les mérites du chef. Quel honneur et privilège, pour eux, de travailler pour un si grand homme ! Tout cela en présence des caméras et journalistes. Belle mise en scène de la toute-puissance de celui qui veut rendre l’Amérique “great again”. Mais comment la comprendre ?

N’est-ce pas le retour de bâton d’un monde politique qui, trop souvent, met en scène sa propre impuissance ? A Ottignies-Louvain-la-Neuve, la consultation populaire a montré que 80 % des habitants qui ont participé au vote sont contre l’extension du centre commercial L’Esplanade. Mais la commune leur rappelle qu’elle n’a pas le pouvoir de stopper le projet, qu’elle est liée à des engagements antérieurs et que la décision revient à la Région.

Autre dossier ? Ores et les intercommunales : les communes n’avaient pas la capacité de négocier plus avantageusement le rachat des parts d’Electrabel, à cause de deals fixés avant, ailleurs (le fameux “droit de PUT”), auxquels elles étaient tenues. Et on pourrait reparler de Belfius, d’Arcelor Mittal, de Caterpillar…

Sauvetage des banques, politique industrielle, projets urbanistiques, transition énergétique, protection de l’emploi, accords internationaux, quel que soit le domaine, très souvent, le discours du politique est “on ne peut rien y faire”, “nous sommes pieds et poings liés avec ………………………………….” (remplissez les pointillés : “des décisions prises avant”, “des décisions prises ailleurs”, “des réglementations”, “des intérêts privés”, etc.).

… Lire la suite sur le site de La Libre Belgique !

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ORES, SEDIFIN… et extension de L’Esplanade. L’impuissance politique. Réponse à Hadelin de Beer de Laer

 

Cet article s’inscrit dans une discussion commencée avec Hadelin de Beer de Laer, dans le cadre de l’affaire ORES. Pour rappel, deux transactions sont questionnées : le rachat des parts d’Electrabel dans ORES Assets par les communes, et la vente des parts des communes dans Electrabel Customer Solutions, à Electrabel.

Un rachat d’un côté, une vente de l’autre, et peut-être des centaines de millions d’euros que les pouvoirs publics auraient perdus dans l’histoire. C’est en tout cas, ce que de plus en plus d’experts commencent à dire, dont Damien Ernst et Frédéric Chomé.

Si vous voulez sauter toute la partie “technique” sur ORES, et aller directement aux réflexions sur questions de démocratie que cela implique (après la partie en italique), je ne me vexerai pas 🙂 Mais c’est sûr que c’est plus intéressant de comprendre tous les détails de l’affaire.

Le fait est que j’ai publié un article sur l’affaire, intitulé : “L’affaire ORES : Exemple parfait d’une crise de la délégation“. Ce qui se joue au niveau des intercommunales est effectivement, à mon sens, un parfait exemple des limites de la délégation, dans nos démocraties représentatives.

Hadelin de Beer de Laer a réagi à cet article. Plutôt négativement. De fait, Hadelin de Beer de Laer est conseiller communal ECOLO à Ottignies-Louvain-la-Neuve et administrateur de l’intercommunale SEDIFIN, qui a participé au rachat des parts d’Electrabel. C’est d’ailleurs lui qui est venu défendre SEDIFIN, lors du conseil communal de Genappe (la commune où j’habite), lorsque l’approbation des comptes des intercommunales était à l’ordre du jour (conseil communal du 30 mai 2017).

Suite à son commentaire, qui laissait sous-entendre, d’une part, que je n’avais pas tout compris aux transactions en question, et d’autre part, que je le “crucifiais” sans avoir entendu les arguments qu’il allait présenter au conseil communal, je lui ai promis de faire un compte-rendu de son intervention. C’est ce que j’ai fait. Et afin d’être sûr qu’on puisse discuter sur une base sur laquelle nous étions d’accord, je lui ai demandé de valider mon compte-rendu.

Celui-ci est recopié ci-dessous, en italique. Il représente donc bien ce qu’Hadelin de Beer de Laer a dit, et a voulu dire, au conseil communal de Genappe.

… Vous me suivez toujours ?

A mon sens, son intervention conforte ma description d’un système à bout de souffle, qui désapproprie les citoyens de toute emprise sur les enjeux qui les concerne. Et comme je crois que ça va bien au-delà du cas d’ORES et des intercommunales, et que ça relève d’une posture spécifique de nombreux élus, je ferai le lien avec un autre dossier, sur lequel Hadelin de Beer de Laer s’est également fort impliqué : l’extension de l’Esplanade à Louvain-la-Neuve.

Mais commençons par le compte-rendu, que je vous invite quand même à lire : Continue reading ORES, SEDIFIN… et extension de L’Esplanade. L’impuissance politique. Réponse à Hadelin de Beer de Laer

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La démocratie participative : réponse à un texte d’Hadelin de Beer

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Cet article est une réponse au texte « Faire vivre la démocratie participative dans notre ville », de Hadelin de Beer, conseiller communal à Ottignies-Louvain-la-Neuve. Ce n’est pas tant une critique de son texte qu’une invitation à débattre : j’apprécie le fait qu’il lance une réflexion sur la démocratie participative, mais je pense que son postulat de base est mal choisi.

Le problème principal réside dans le fait de penser la participation citoyenne dans un cadre de pensée qui reste celui de la séparation du peuple et de ses élus, et du monopole de ces derniers sur l’initiative et la prise de décision finale.

Au lieu d’être « acteurs » du processus démocratique, comme le supposerait l’idée de participation, les citoyens restent l’objet d’initiatives proposées par le politique: ils « sont consultés ». Grammaticalement, la nécessité de passer par la forme passive du verbe témoigne du fait que les citoyens restent « passifs », ils répondent à une demande du politique. « Sur quoi solliciter les citoyens » se demande Hadelin de Beer. Dans la participation, la population devrait autant questionner que répondre. En fait, elle devrait débattre.

D’où vient l’erreur de départ ? Du postulat de base, dans le texte, selon lequel on pourrait partir de l’hexamètre de Quintilien (qui, quoi, où, quand, comment, pourquoi?) dans le but de « connaître les circonstances pour prendre une bonne décision ». Le problème est que le présupposé est tout à fait « objectiviste », et toutes les difficultés que rencontre Hadelin de Beer, pour répondre à ces six questions, révèlent la limite de cette illusion objectiviste lorsqu’on aborde des enjeux sociaux.

En réalité, plus aucun chercheur en sciences sociales ne pense qu’il existerait une « réalité » et qu’on pourrait la « découvrir », la « révéler », à partir de ces six questions. En particulier en politique. Pierre Bourdieu a assez montré que la « réalité » est le lieu d’une lutte permanente pour définir « la réalité » (Bourdieu, 1980: 67).

L’image illustrant l’article est particulièrement révélatrice du présupposé objectiviste : un « Sherlock Holmes » se penchant avec sa loupe sur une réalité à découvrir. Si c’est le peuple qui est en-dessous, on l’imagine comme une colonie de petites fourmis dont l’agitation est à ce point obscure à l’élite politique, que celle-ci doit se munir d’une loupe et d’une grille de six questions.

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C’est d’autant plus dommage que le texte est écrit par un conseiller de la ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve, siège d’une Université (UCL), dont la faculté de sociologie a produit certains des meilleurs sociologues en sociologie du Sujet, sociologie de l’action, sociologie des mouvements sociaux, ou en recherche-action. Je pense à Guy Bajoit, à Abraham Franssen, à Luc Van Campenhoudt. Je ne sais plus si Bajoit l’a écrit quelque part, mais je me rappelle, lors de discussions, qu’il disait que le sociologue ne devait pas « rester au balcon » mais descendre dans la rue. Tout semble indiquer, dans le texte d’Hadelin de Beer, que l’élu se penche, depuis son balcon, sur cette population qui « grouille » en-dessous, et qu’il faudrait consulter. J’exagère son propos, mais c’est ce qu’inspire l’image utilisée. J’y reviendrai. Continue reading La démocratie participative : réponse à un texte d’Hadelin de Beer

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Genappe au fil des âges industriels. Résilience et atouts pour une économie collaborative

Crédit photo : Emmanuel Wanty

Crédit photo : Emmanuel Wanty

Et si l’Histoire de Genappe, du Moyen-Âge à aujourd’hui, était une source d’inspiration pour répondre aux enjeux à venir ? Et si son dynamisme passé constituait la force de sa résilience face aux changements économiques, climatiques et sociaux ?

(Remarque pour le lecteur non-genappois : je crois que le texte peut être relevant par rapport aux enjeux actuels, même si on n’est pas de Genappe)

Lorsque les villages du grand Genappe apparaissent dans l’Histoire (7ème – 8ème siècle pour Vieux-Genappe, 11ème siècle pour Genappe et Baisy), l’économie est celle de l’époque féodale. Les seigneurs sont propriétaires de la plupart des terres, mais la gestion de ces terres est régie par différents systèmes de partage. Existait effectivement un droit collectif sur les biens privés.

Ainsi, le « droit de vaine pâture » permettait aux paysans de faire paître leurs bêtes sur les terres des propriétaires féodaux, entre la moisson et le labour, et sur les terres en jachère.

A côté de cette « vaine pâture » existait la « vive pâture », qui s’exerçait sur les terres qui n’appartenaient à personne, c’est-à-dire à tout le monde : les « communaux ».

Dans un cas comme dans l’autre, les plus pauvres pouvaient donc entretenir quelques bêtes sans posséder de terres. Partout en Europe, explique Rifkin (2014 :50), l’agriculture féodale est structurée sur un mode communautaire : « les paysans unissaient leurs lopins individuels dans des champs ouverts et des pâturages communs qu’ils exploitaient collectivement ».

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Dans leur travail sur le cadastre de Genappe, Philippot et Detienne (2005 :48-49) montrent que de telles « terres communes » existaient probablement à Genappe jusqu’au 17ème siècle, sous forme de « warichets » ou « warissay ». Ils en décrivent trois : le « warissay du maret » bordant « l’estanshe du vivier du maret », c’est-à-dire au-dessus de l’actuelle rue Emile Vandevandel, le « warichay proche [du] ruisseau à Ronelle » à l’abord de Ways, et le « petit warissay proche de la planche » en bordure de Dyle, probablement entre les rues actuelles Nicolas Lebrun et Château de Lothier.

Toujours selon Rifkin (2014 :50), « les communaux ont impulsé la première pratique primitive de la prise de décision démocratique en Europe. Des conseils paysans étaient chargés de superviser l’activité économique : les semailles et les moissons, la rotation des cultures, l’usage des ressources en bois et en eau, et le nombre d’animaux qui pouvaient paître sur les pâturages communs ».

Si à l’époque, la propriété n’était pas une possession personnelle exclusive, c’est parce que ça correspondait à une vision du monde : tout ce qui était sur Terre était la création de Dieu.

Mais au début du 16ème siècle, tout change ! D’abord dans l’Angleterre de Tudor, puis dans le reste de l’Europe. C’est le « mouvement des enclosures » : les terres détenues en commun commencent à être clôturées, ou du moins délimitées avec des haies. La terre devient une propriété privée qui s’échange sur les marchés. Deux phénomènes en sont la cause : 1. La hausse du prix des denrées alimentaires due à l’augmentation de la population des villes ; 2. L’industrie textile naissante qui fait monter le prix de la laine : très vite, cela devient plus lucratif pour les propriétaires fonciers de clôturer leurs terres et de les réserver exclusivement à l’élevage des moutons (Rifkin, 2014 :52).

C’est cela qui fera dire à Thomas More, dans son « Utopie » (1516), à propos des moutons : « Ces bêtes, si douces, si sobres partout ailleurs, sont chez vous tellement voraces et féroces qu’elles mangent même les hommes, et dépeuplent les campagnes, les maisons et les villages ».

C’est ce mouvement des enclosures qui institue véritablement l’idée moderne de propriété privée, et qui permet la transition d’un système féodal à l’économie de marché moderne. Un système administratif et juridique est également nécessaire, afin d’assurer à qui appartient chaque propriété. C’est donc plus ou moins à la même époque qu’apparaissent les premières formes de « cadastre », tel qu’on l’entend actuellement. A Genappe, nous avons un exemple avec le « Mesurage de la ville et franchise de Genappe », fait par l’arpenteur Guillaume Gilbert en 1633, et présenté par Philippot et Detienne (2005). La fameuse carte Ferraris, de 1777, montre également très distinctement les haies délimitant les parcelles (image ci-dessous). Continue reading Genappe au fil des âges industriels. Résilience et atouts pour une économie collaborative

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Interview à propos de la “Génération Y”

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Dans son supplément week-end (“Deuzio”), le journal Vers l’Avenir propose un dossier “Génération Y : Profiter sans posséder“, dans lequel je suis interviewé. 

Extrait :

“Des fainéants les 20-35 ans ? Faux, selon Yves Patte : “Ce sont des travailleurs et ils sont créatifs, mais le système économique actuel ne peut plus leur promettre l’épanouissement futur, comme c’était le cas pour la génération de leurs parents.” Les jeunes ne pouvant plus reporter l’épanouissement à plus tard, ils le cherchent dans leur quotidien, notamment via un métier qui leur plaît.” 

L’article se poursuit sur quelques conseils en matière de collaboration ou d’économie du partage : co-voiturage, vêtements de seconde main, partage des outils, boîtes à lire, jardins collectifs, etc…

Pour participer à ces projets de partage et de collaboration, au niveau local, je vous conseille d’aller sur réseautransition.be. A Genappe, c’est à Genappe en Transition que ça se passe ! On y développe une coopérative de produits en vrac, des projets de jardins collectifs, etc.

Un exemple concret de partage d’objets, plutôt que de possession ? Usitoo : emprunter des objets qu’on utilise que très rarement (coupe haies, appareil à fondue, etc.) plutôt que de les acheter…

Tout ça rejoint les travaux que je mène actuellement sur les notions d’empowerment et d’anti-délégation : s’épanouir dans son travail, ce n’est pas “se la couler douce”, c’est reprendre en main ses conditions de travail, et ne pas subir en attendant un hypothétique épanouissement ultérieur. Ce n’est plus remettre son destin professionnel dans les mains d’un patronat ou d’un Etat, c’est construire sa propre carrière.

Sur le même sujet, j’ai écrit :

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Brève réflexion sur les inondations (et l’intérêt de puiser dans la connaissance de nos ancêtres)

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En poursuivant cette idée un peu dingue de retrouver le château de Genappe (13ème siècle), dont l’histoire est 400 ans de lutte contre les inondations, je me rends compte que les cartes anciennes expliquent très bien les inondations actuelles !

Sur cette image, on voit qu’en juin 2016, le ri de la Crawannes, qui est censé aujourd’hui se jeter dans les égouts (juste devant ma maison), a simplement repris son lit originel, et a rejoint la Dyle, comme il le faisait en 1777… A l’endroit précis de cette jonction, présentant un aléa d’inondation “moyen” selon la Région wallonne, l’eau avait amené, rappelez-vous, tout ce qu’elle charriait : voitures, briques d’un mur effondré, etc…

On pourrait refaire la même chose pour “Fonteny” très touché par les inondations, ou encore le centre de Genappe, qui correspond probablement au lieu où lors des inondations de 1530, les masses de terre (amenée par la crue) étaient telles “que l’on y prenait les poissons à la main” (Braive, G. 2009. “Genappe et son château”, Cercle d’histoire et d’archéologie du pays de Genappe asbl, Cahier n°15, p.26).

Si ça se trouve, le passé pourrait nous éclairer sur le présent ? 😉 (C’est ironique ! Bien sûr qu’on devrait tenir compte du passé et de ce que nos ancêtres connaissaient !!)

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Ecole secondaire à Genappe : Ma carte blanche dans La Libre Belgique

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Parution, aujourd’hui, de ma carte blanche dans Lalibre.be concernant le projet d’école secondaire à Genappe ! Merci à eux pour l’illustration (de Olivier Poppe) qui représente très bien cette concurrence entre le projet Nespa-Bw porté par des parents de la commune, et le projet de Collège archiépiscopal “venu d’en haut”, parachuté sur la commune par les institutions de l’enseignement catholique.

Dans l’enseignement comme ailleurs, les oppositions actuelles se structurent entre des projets collaboratifs portés par les citoyens et des initiatives plus politiques émanant d’institutions qui veulent garder la main sur les territoires. Tel est un des enjeux actuels de l’enseignement. Il faut espérer que la Ministre Marie-Martine SCHYNS saura y répondre en respect du Pacte scolaire…

Merci de partager un maximum ! L’enjeu en vaut la peine ! 😉

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Parution d’un de mes articles sur le site du Réseau Transition.be

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Le site Réseau Transition.be relaye mon analyse de l’enquête de la RTBF “Génération Quoi ?” consacrée aux 18-34 ans en Belgique francophone.

J’y reviens sur leur rapport à la politique et à l’engagement, ainsi que leur rapport aux études et au travail. Le point intéressant est qu’un tiers des jeunes se définissent eux-mêmes comme la “génération transition”.

J’avais publié cet article, sur mon blog, ici.

Je suis très flatté que le réseau Transition ait relayé ce texte. Je suis moi-même investi dans “Genappe en Transition“, le groupe d’habitants de Genappe qui se mobilisent, réfléchissent et agissent pour prendre en main la transition énergétique, écologique et politique à Genappe.

Je vous encourage vivement à aller jeter un coup d’oeil sur le site Réseau Transition.be

Regardez s’il y a des initiatives similaires dans votre commune. Et si ce n’est pas le cas, à vous d’en lancer une ! 😉

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Nouvel article paru sur Usbek et Rica

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Populisme vs renouveau citoyen : que faire quand la société coule ?“, Usbek et Rica, décembre 2016.

L’époque actuelle peut paraître incompréhensible. D’un côté, l’accession au pouvoir de leaders populistes, la libération de la parole raciste et des déchaînements de haine envers les réfugiés ; de l’autre, l’émergence de mouvements citoyens qui consacrent, dans la veine du film Demain, des initiatives solidaires, de partage, éco-responsables. Analyse de ces dynamiques antagonistes, par Yves Patte, sociologue et lecteur participatif d’Usbek & Rica.

J’y développe cette métaphore du bateau qui coule, et des différentes voies qui émergent de cette situation-là. Une première version se trouve ici. Et c’est aussi la trame de fond de cette conférence, que j’ai donnée à Paris, en juin 2016… J’y rajoute des références au Brexit et à l’élection de Donald Trump.

Merci à Usbek et Rica d’avoir publié ce texte !! Déjà beaucoup d’échanges intéressantes à la suite de cette parution ! N’hésitez pas à me faire part de vos avis, de critiques, de votre vécu par rapport à cette situation, etc.

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La “Génération Transition” : Retour sur l’enquête “Génération Quoi ?” de la RTBF

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Petit retour sur l’enquête “Génération Quoi ? – Autoportrait des 18-34 ans en Belgique francophone“, réalisée par la RTBF et analysée par les sociologues Johan Tirtiaux et Jérome Pieters. Pas mal de choses ont été écrites ou commentées lors de la parution de l’enquête, la semaine passée, mais je voulais revenir sur quelques éléments qui me semblent importants, dans une optique de mobilisation collective.

Les jeunes veulent s’engager : 61% d’entre eux déclarent qu’ils seraient prêts à participer demain ou dans les mois prochains à un mouvement de révolte de grande ampleur. C’est surtout le cas des ouvriers (73%) et des chômeurs (68%).

  • 95% pensent que l’argent tient une place trop importante dans notre société,
  • 95% pensent que la finance dirige le monde,
  • 94% pensent qu’il y a trop d’injustice.

Mais l’offre politique actuelle ne répond à aucune de leurs attentes d’engagement : 90% des répondants déclarent ne pas avoir confiance dans la politique. Imaginez un peu : seule une personne entre 18 et 34 ans sur 10 a encore confiance dans la politique, telle qu’elle se présente actuellement, avec ses partis, son système électoral, ses institutions. 57% ne voudraient pas s’engager dans une organisation politique (alors que, comme on vient de le montrer, 61% seraient prêts à participer à un mouvement de révolte).

DENVER - AUGUST 27: (L-R) Jojo Peace, Jamie Laurie, lead singer of the Flobots and Zach de la Rocha (C) lead singer of Rage Against the Machine join the Iraq Veterans Against The War group in an anti-war march from the Denver Coliseum to the Pepsi Center during the 2008 Democratic National Convention on August 27, 2008 in Denver, Colorado. U.S. Sen. Barack Obama (D-IL) will be officially be nominated as the Democratic candidate for U.S. president on the last day of the four-day convention. (Photo by Doug Pensinger/Getty Images)
(Photo by Doug Pensinger/Getty Images)

Les auteurs de l’étude rajoutent : “les jeunes semblent déçus par des hommes politiques qui ne leur paraissent pas à la hauteur des problèmes de nos sociétés et des problèmes qu’ils rencontrent“.

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