Healthy is the New Cool : La promotion de la santé, par le CrossFit

HealthyNewCool

Toute personne qui s’est déjà intéressée aux messages de prévention en terme de santé s’est probablement rendue compte de cette contradiction : les porteurs de discours de promotion de la santé sont généralement loin d’être aussi cool que celles et ceux qui font, volontairement ou pas, la promotion des pratiques problématiques : malbouffe, alcool, drogue, tabac, etc.

C’est quelque chose qu’a très bien décrit Malcolm Gladwell, dans son “Tipping Point“, à propos de la consommation de tabac chez les jeunes : chez beaucoup de fumeurs, la première cigarette a été fumée avec quelqu’un de leur entourage qu’ils jugeaient extrêmement cool et attirant (en terme d’attitude).

“The First kid I knew who smoked was Billy G. (…) Billy was incredibly cool. He was the first kid to date girls, smoke cigarettes, and pot, drinks hard alcohol and listen to druggy music.” (Tipping Point : 229).

Attention, ce n’est pas que fumer est cool, c’est plutôt que les fumeurs se voient généralement attribuer tout un ensemble de traits qu’on associe au “cool” : rébellion, prise de risque, anti-conformisme, impulsivité, etc. : Smokers are cool, dit Gladwell. Même chose pour l’alcool ou la malbouffe : celui qui sait bien boire ou se taper des gros burgers est, je l’avoue, probablement quelqu’un de plutôt festif, avec qui on ne doit pas trop s’emmerder…

NancyReaganC’est surtout que, par opposition, ceux qui défendent le discours inverse : ne pas boire, ne pas fumer, manger sainement, etc., paraissent du coup beaucoup moins festifs. Et souvent à juste titre. On peut tout de suite citer la campagne “Just Say No” de Nancy Reagan, dans les années ’80, qui visait à inciter les jeunes à dire “Non” à la drogue. Avec ses tailleurs stricts, son collier de perle et sa permanente, on pouvait difficilement faire moins “cool”… face aux rockstars de l’époque qui faisaient l’apologie de tout ce qui n’était pas permis…

Les discours de promotion de la santé sont souvent portés par les franges les moins “cool” et attrayantes pour la jeunesse : parents, profs, autorités. Pourtant, dans les années sxe’80, une minorité a en partie renversé la tendance : les straight-edge ! Une petite communauté de kids a effectivement émergé dans la scène hardcore punk avec un discours fort différent du drug, sex and rock ‘n roll des milieux musicaux : Pas de drogue, pas de tabac, pas d’alcool (et souvent pas de viande).

Et eux étaient perçus comme incroyablement “cool”. Avec leurs tatouages, leur style vestimentaire, leur musique : ils représentaient la rébellion, le courage, l’anti-conformisme, c’était des tough guys, des badass, des durs à cuire, qui ne fumaient pas, ne buvaient pas, ne se droguaient pas… Dans les cours d’éducation à la santé que j’ai enseignés à une époque, je montrais toujours une ou deux vidéos staight-edge, pour montrer que ce discours n’était pas uniquement portés par des coincés… du c***. Hey ! Y a même un des catcheurs les plus connus au monde qui est straight-edge !! C.M. Punk !

On parle beaucoup moins des Straight-edge aujourd’hui, mais la relève est probablement assurée par le… CrossFit. Partout dans le monde, plus de 6000 salles CrossFit font la promotion d’un mode de vie sain : faire du sport, manger sainement et naturellement (alimentation “paléo”), bien se reposer, ne pas fumer, ni se droguer… Et tout ça avec une attitude qui colle au “cool”. Ce n’est pas Nancy Reagan entourée de scouts, ou votre prof de Sciences naturelles, qui vous disent de crossfit-girl-beermanger sainement, mais des mecs plutôt basés, des badass tatoués, mal rasés (voire carrément barbus), anti-conformistes, fans de heavy metal; ou des filles sexy, ultra-girly tout en soulevant des charges monstrueusement lourdes, avec leurs knee socks fluos…

Les CrossFitteurs sont perçus comme incroyablement “cool” ! On fait des trucs plutôt dangereux, ou en tout cas que tout le monde ne sait pas faire, on se lance des défis un peu dingues, comme participer à des Strongman Run, des Spartan Races ou des courses de Zombies ! Des photos de CrossFitters/euses sont épinglées sur Pinterest; les photos prises dans les salles CrossFit passent toutes à travers un filtre Instagram; et on parle presque autant – si pas plus – sur Facebook du CrossFit que de marques comme Nike ou Victoria’s Secret. On ne se cache pas pour manger une salade-poulet-avocat, on en fait fièrement une photo qu’on poste sur Twitter avec le hashtag #paleo. Les plus “cool” ont leur propre blog avec des recettes paléo à partager.

En fait, la communauté CrossFit est en mesure de produire un discours de promotion de la santé, incroyablement “cool” et attirant pour les plus jeunes ! La santé fait tout à fait partie de la méthode CrossFit, puisque qu’elle est théorisée comme strictement égale au “Fitness”. Les mêmes indicateurs peuvent effectivement caractériser des situations de “Sickness” (maladie), “Wellness” (bien-être) et “Fitness” : rythme cardiaque au repos, pression artérielle, taux de triglycérides, etc. Être en meilleure santé possible selon ces indicateurs-là équivaut à être le plus “Fit” possible.

whatsfitness

Autrement dit, dans le CrossFit, la santé a un but : être en meilleure condition physique, être plus fort, plus endurant, plus rapide, plus résistant. Maintenant. Dès le prochain entraînement. Ce n’est pas un discours abstrait et théorique sur la santé, qui émanerait d’un enseignant; ce n’est pas le discours “tu verras plus tard”, des parents.

“Telling teenagers about the health risks of smoking – It will make you wrinkled ! It will make you impotent ! It will make you dead ! – is useless. This is adult propaganda; these are adult arguments. It is because adults don’t approve smoking – because there is something dangerous and disreputable about it – that teenagers want to do it.” (Harris, J.R. “The Nurture Assumption“)

Du coup, le discours CrossFit peut aisément rivaliser avec tout autre discours ou attitude attrayante pour la jeunesse… tout en disant : mangez de la bonne viande et du poisson, des légumes (beaucoup de légumes !), des fruits, des noix, des amandes, pas de féculents, pas de sucre, pas de junk food; hydratez-vous bien, dormez bien, faites du sport, ne fumez pas, ayez une bonne hygiène de vie, etc.

Les athlètes CrossFit peuvent tout à fait jouer le rôle de figures attrayantes pour les jeunes (et les autres) dans la définition du “cool” : “How to be cool ?” – “Be healthy, be strong, be fit” ! “Healthy is the New Cool“…

badass

Par rapport à d’autres formes de fitness (plus commerciales, moins originales, du type LesMills par exemple) qui ont un discours tout à fait mou sur la santé, et un faible pouvoir d’attraction sur les jeunes, et sur les ”early-adopters“, à la recherche de l’innovation (CrossFit est classé parmi les compagnies les plus innovantes, en 2012, par le célèbre magazine “Fast Company”- issue 173, Mars 2013), le CrossFit représente un acteur de poids dans l’éducation à la santé.

… Un acteur auquel le commerce du bio devrait probablement davantage s’intéresser, s’il veut attirer une population plus jeune vers ses produits et magasins (l’alimentation bio aglocalattire encore majoritairement une population assez âgée). Et cela vaut également pour les producteurs locaux (fermiers, maraichers, etc.) qui, comme à San Francisco ou New York par exemple, pourraient devenir des fournisseurs des restos et bars les plus branchés.

… Un acteur dont les pouvoirs publics devraient également davantage tenir compte dans le cadre de la promotion de la santé. Les dégâts sur la santé de la malbouffe, du manque d’activité physique et du tabac coûtent effectivement énormément à la collectivité (10 milliards d’€ par an, rien que pour le traitement du diabète de type 2, chaque année en France !). Et si on pousse un peu plus loin l’observation, il semble que la seule autre communauté capable de proposer un discours attractif pour les jeunes, tout en proposant un mode de vie sain (pas d’alcool, pas de drogue, etc.), c’est la communauté musulmane. Pensez au discours du rappeur Médine, par exemple. Et si j’approuve tout à fait son discours tout en nuances (j’en ai parlé ici), je me rends compte que des discours beaucoup plus fondamentalistes, voire extrémistes, peuvent avoir autant d’attrait auprès des jeunes musulmans.

… Enfin, un acteur auquel le marketing devrait s’intéresser pour cette capacité à rendre “cool” et attrayant ce qui peut paraître tout à fait rébarbatif. A l’instar de ce que le hip-hop a pu opérer à maintes reprises, et que Steve Stoute appelle “Translation”, le CrossFit peut représenter la convergence entre deux univers a priori fort différents : l’univers des jeunes, à la recherche de sensations, et l’univers de la santé et des comportements responsables. Une véritable synergie entre l’”attitude” et la santé !

Lors des CrossFit Games 2012, CrossFit HQ publiait une vidéo sur les spectateurs et FittestCrowdOnEarthsupporters présents lors des épreuves : la foule la plus “Fit” du monde (“The Fittest Crowd on Earth“). Contrairement à d’autres sports, où les supporters n’ont pas nécessairement le physique des athlètes sur le terrain, les spectateurs des CrossFit Games sont pour l’immense majorité eux aussi des CrossFitteurs, et ont donc une hygiène de vie qui leur procure un corps aussi ferme, sec et athlétique que les athlètes. Du coup, pas de hot-dog et bières dans les stands, mais plutôt des plats paléo, des fruits et légumes, etc.

Une telle communauté, en pleine expansion, et aussi orientée vers la santé, devrait intéresser toute personne qui, dans le public ou le privé, œuvre à la promotion de la santé…

 

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Being distinctive is everything !

What kind of visual do you choose for your gym, or your company, or yourself ? Do you choose images and fonts that are common in your sector ? Do you try to look like all your competitors ?

OR do you try to look different ? In the last issue of Fast Company, David Lidsky writes : “In today’s culture, where there are 100 brands of breakfast cereal in every aisle of everything in life, being distinctive – as company, as professional – is everything“.

To announce the official opening of CrossFit 1815 (Waterloo, Belgium), we created a visual for social media, inspired by vintage circus posters. So far from the typical gym and fitness posters.

Think that your media (posters, flyers, videos…) must be as different from what your competitors do, as your product or service is…

And it’s the same as individual (freelance or even employee). That’s exactly what I noticed when I was teaching : your class could be unique, if you’re unique as teacher.

Opening_CrossFit1815

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Relire Marcuse et Debord aujourd’hui…

marcuse

Sérendipité /se.ʁɑ̃.di.pi.te/ féminin : le fait de trouver quelque chose par hasard. Le terme provient d’un conte traditionnel persan “Les Trois Princes de Serendip” de Horace Walpole (1754) dans lequel les héros étaient tout le temps en train de trouver par accident ce qu’ils ne recherchaient pas.

Robert K. Merton, dans “The Travels and Adventures of Serendipity: A Study in Sociological Semantics and the Sociology of Science“, précise que la sérendipité est “l’observation surprenante suivie d’une induction correcte“.

J’ai toujours eu l’impression que la sérendipité pouvait rejoindre une sorte d’instincto-thérapie dans nos choix de lecture. On se laisse guider par des choix de livres qui ont souvent un intérêt intellectuel, sur le moment même, comme si intellectuellement, on savait qu’on avait besoin de ça maintenant.

C’est comme ça que tout dernièrement, ma main s’est posée sur deux ouvrages que j’ai dans ma bibliothèque depuis plus de 10 ans : “La Société du Spectacle” (1967), de Guy Debord, et “Vers la Libération” (1969) d’Herbert Marcuse

Qui lit encore ces deux auteurs actuellement ?

… Et pourtant ! La relecture de ces deux auteurs pourrait susciter de nouvelles questions, à l’aune de la société actuelle. Et surtout susciter de nouvelles prises de position dans le champ actuel de la contestation…

L’oeuvre de Marcuse constitue, pour moi, une des meilleurs critiques de la société de consommation et de l’aliénation qui en résulte. Beaucoup de constats qu’il pose en 1969 sont encore pertinents actuellement. Tout se passe comme si la société qu’il décrit à cette époque n’avait fait que s’exacerber au fil des décennies. Sa critique n’est en que plus précieuse à l’heure actuelle. Du coup, c’est comme si on devait arriver à faire actuellement ce qu’on n’était pas arrivés à faire en 1968 et dans les années suivantes. Peut-être était-ce trop tôt en 1968 ?

Marcuse décrit une société dans laquelle l’Etat et l’économie forment un même système aliénant. “La loi de l’offre et de la demande établit une harmonie entre les dirigeants et les dirigés” (p.24), “l’exploitation et la domination ne sont plus ressenties comme pénibles, elles sont ‘compensées’ par un niveau de confort jamais égalé” (p.25).

GuyDebordDepuis les années ’60, l’espace politique s’est polarisé entre une Gauche et une Droite, entre l’Etat et les marchés. Et si on nous dit que cette opposition Gauche-Droite n’est plus valide aujourd’hui, c’est probablement parce qu’elle ne fut jamais que fictive. D’où l’intérêt de revenir à des analyses, comme celle de Guy Debord, qui nous décrivent l’”Etat moderne” comme l’”organe de la domination de classe” (p.27). Descendante du Bonapartisme, la bureaucratie étatique moderne, nous dit Debord, représente “la fusion du Capital et de l’Etat“. C’est “la constitution d’un pouvoir national du capital sur le travail, d’une force publique organisée pour l’asservissement social” (p.81).

Mais comment contester puisqu’aujourd’hui encore, comme l’observait à l’époque Marcuse, la frustration et l’agressivité des plus révoltés n’engendrent pas une révolution, mais au contraire le renforcement du système (p.24). Dans les quartiers les plus dominés et appauvris, toute expression de la frustration et de la colère se voit répondre par un renforcement de la domination qu’ils dénoncent. “Chaque barricade, chaque voiture incendiée, a fourni au parti gaulliste des dizaines de milliers de voix” (p.93), écrivait Marcuse… en 1969 !! 36 ans avant les émeutes de 2005 en banlieues parisiennes qui verront Sarkozy être élu dans la foulée…

Faut-il se résigner ? Au contraire, dit Marcuse : “l’opposition radicale se heurte inévitablement à la défaite de son action directe et extra-parlementaire, de sa désobéissance civile; mais, dans certaines situations, elle doit prendre le risque de cette défaite” (p.93). Marcuse ne croyait pas dans la démocratie capitaliste. Selon lui, les Marcuse2droits et libertés qu’elle a engendrés sont uniquement conformes aux intérêts capitalistes et les déviations sont aisément “endiguées” (p.88). La démocratie capitaliste de masse, rajoute-t-il, est peut-être plus apte à se perpétuer qu’aucune autre forme de gouvernement ou de société. Cela en s’appuyant d’une part sur l’opulence, et d’autre part sur “la volonté générale d’une population opprimée et administrée” (p.91).

Pour Marcuse, l’enjeu principal d’une libération semblait être la capacité à unifier le facteur objectif de la révolution, à savoir la classe ouvrière et les populations ghettoisées, et le facteur subjectif représenté par la jeune intelligentsia contestatrice, issue des classes moyennes. Mais aujourd’hui, comme à l’époque, le fossé paraît immense : “le rejet absolu de la société existante et de tout son système de valeurs est masqué par l’évidente différence de classe” (p.81).

Mais comme cette unification ne s’est jamais faite, laissant derrière mai ’68 un Etat et un capitalisme toujours plus puissants, je crois que la question n’est plus de savoir si la révolution doit venir des ghettos (des banlieues ?) ou de la jeune intelligentsia (sous forme des Indignés, des objecteurs de croissance, des alter-mondialistes, etc.). Elle doit venir de la RUE (au sens le plus hip-hop du terme, du Do It Yourself et de la MixTape Mentality), ce qui signifie que ça doit venir d’un espace non-institutionnel : hors des formes étatiques, ou des partis politiques, ou des universités.

Peut-être précisément parce qu’à l’heure actuelle, les luttes pour la liberté et l’émancipation devraient être davantage orientées contre l’ultra-réglementation qui nous enferme, plutôt que contre les oppressions traditionnelles.  En semblant lutter contre ces dernières, l’Etat capitaliste bureaucratique s’est construit en machine à administrer – à produire du règlement – qui désapproprie l’Homme de sa capacité à déterminer sa propre existence.

Voilà qui pourrait constituer de nouveaux espaces de prise de position, de nouveaux angles, dans le champ de la contestation de l’aliénation, et du projet de constitution d’une nouvelle société dans laquelle l’Homme pourra s’émanciper en reprenant en main son parcours professionnel et scolaire, son temps et ses modalités de travail, ses choix affectifs, relationnels, politiques et culturels, sa santé, son corps et sa destinée sociale toute entière.

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Bilan professionnel de fin d’année. Ou comment passer d’employé à Freelance en 2 ans ?

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La fin de l’année arrive. C’est le moment idéal pour regarder en arrière et faire un petit bilan… Un peu comme on ne se voit pas vieillir/maigrir/grossir lorsqu’on se regarde tous les jours dans la miroir, mais que la différence saute aux yeux lorsqu’on revoit une vieille photo, il est parfois important de regarder en arrière pour faire le point sur ses évolutions au niveau professionnel : les objectifs fixés ont-ils été atteints ? Les idées en gestation il y a quelques mois/ans se sont-elles concrétisées ? Qu’avez-vous accompli et mis en place ces derniers temps ?

En ce qui me concerne, il y a un an et demi, j’ai réduit mon horaire dans l’enseignement à mi-temps. Et depuis 4 mois, (septembre), j’ai abandonné l’enseignement pour me lancer à plein temps en indépendant.

Mon objectif était ambitieux mais relativement basique : reprendre en main mon temps, mes projets et mes revenus. Faire ce que j’aime et avoir une liberté totale dans mes activités professionnelles.

Si mon expérience peut servir à d’autres, ce sera grâce aux livres qui m’ont moi-même aidé et auxquels je ne peux que vous renvoyer. Pour être précis, j’ai mentionné à chaque fois à quelle date j’ai commandé ces livres sur Amazon. Ca montre à quel point, rétrospectivement, les choses évoluent finalement assez vite. Et en deux ans, on peut TOTALEMENT transformer sa vie professionnelle et passer d’un statut d’employé à temps plein à un Indépendant Freelance qui vit de ses passions.

work_weekEn premier lieu, il y a évidemment le célèbre “Four Hour Work Week” (“La Semaine des 4 heures“) de Tim Ferriss (commande mars 2010). Il y a clairement pour moi, un “avant-” et un “après-” lecture de cet ouvrage !

En deux mots, Ferriss propose une méthode pour réduire son temps de travail au maximum. Pour cela, il s’agit d’abord de reprendre la maîtrise de son temps de travail, ensuite de mieux s’organiser (en éliminant le superflu et toute perte de temps), enfin d’automatiser et d’externaliser tout ce qu’on peut. Au final, Ferriss affirme travailler 4 heures par semaine.

Bien sûr, je travaille plus que 4 heures par semaine. Mais ce n’est pas l’application conforme de son mode de vie qui importe. C’est davantage, à mon sens, d’en extraire quelques principes… Voici ce que j’ai retenu des nombreuses lectures de ce livre :

  • Les conditions de travail sont plus importantes que le salaire. D’ailleurs, on n’a pas besoin d’un gros salaire si on vit simplement.
  • Vendre de l’information est ce qui est le plus rentable.
  • Un boulot “9-to-5″ en prévision d’une bonne épargne retraite est un pari très risqué. Nul ne sait comment il sera à 60 ans…
  • Celles et ceux qui réussissent sont celles et ceux qui sortent du rang. Il faut donc oser…

Ceux qu’il appelle les “Nouveaux Bienheureux” ne sont pas tant ceux qui gagnent beaucoup d’argent, mais plutôt ceux qui maîtrisent leur temps, et qui peuvent réaliser leurs rêves.

L’enthousiasme est le synonyme le plus concret du bonheur” dit Ferriss. Je voulais donc trouver une activité professionnelle qui m’enthousiasmait au maximum. Comme coach CrossFit et Community Manager à Reebok CrossFit Brussels et à CrossFit 1815, et auteur de blogs et articles sur l’alimentation paléo, j’ai l’impression d’avoir actuellement le boulot le plus enthousiasmant du monde ! … Et comme Ferriss, je suis heureux de ne pas ressembler au “gros mec dans la grosse voiture rouge décapotable” : un directeur commercial ou chef d’entreprise “dans la grosse-bagnole-crise-de-la-quanrantaine;-)

crushitMais le “Four Hour Work Week” n’est pas le seul ouvrage qui m’a fortement influencé et motivé. Il faut aussi que je cite “Crush It. Why now is the time to cash in on your passion” (commande août 2010) de Gary Vaynerchuk.

En deux mots, Vaynerchuk, entrepreneur de génie qui a très tôt senti l’intérêt des réseaux sociaux et d’internet en général, explique, assez concrètement, comment transformer grâce à ces nouveaux moyens de communication sa passion en source de revenus. Vivre de sa passion, c’est : travailler, jouer et se relaxer en même temps.

La question à se poser est “Est-ce que je vis, ou est-ce que je gagne simplement ma vie ?” Bonne question. Life is short. Too short. Vivre de sa passion, c’est reprendre en main sa destinée professionnelle. C’est faire ce que l’on aime. Et lorsqu’on aime ce que l’on fait, on le fait bien. Du coup, ça rapporte, nous dit Vaynerchuk. C’est aussi lui qui m’a amené sur le concept de Personal branding : se concevoir soi-même comme une marque, comme un Freelance.

The_Thank_You_Economy_by_Gary_Vaynerchuk_1-sixhundredPeu après, Vaynerchuk sortait son deuxième ouvrage : “The Thank You Economy” (commande Mai 2011) dans lequel il expliquait l’importance du Community Management dans l’économie actuelle. Je crois que 90% de mon activité de Community Manager est inspirée de cet ouvrage…

Sur un point très précis, “The Black Swan. The Impact of the Highly Improbable” (commande Mai 2011), de Nassim Nicholas Taleb, a également été décisif dans mes choix professionnels : vendre de l’information est le plus rentable, parce que c’est un job “scalable“, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de lien proportionnel entre le travail fourni et la rentrée d’argent. Ex : écrire un livre. Ca Black-Swan-Covervous aura pris autant de temps de l’écrire que vous en vendiez 1, 100, ou 100.000, mais les revenus seront différents… Une même information est vendable plusieurs fois, ce qui n’est pas le cas d’une paire de chaussures…

Tout ce cheminement professionnel pour m’extirper d’un boulot avec des horaires très fixés et sans liberté sur mon emploi du temps, vers un boulot de Freelance total, s’est fait sur fond des écrits d’Anthony Robbins. Et je dois évidemment citer “Awaken The Giant Within” (commande juillet 2010). Impossible de résumer en quelques phrases l’approche de Robbins et je ne peux que awaken-the-giant-withinvous conseiller de vous plonger dans ses nombreux ouvrages et vidéos en ligne. Le sous-titre du livre donne un bon apeçu : “Reprenez immédiatement le contrôle de votre destinée mentale, émotionnelle, physique et financière” (ma traduction). Robbins est l’auteur qui explique le mieux, à mon sens, ce principe qui m’est cher, de l’”Empowerment” : reprendre en main sa vie professionnelle, sociale, son physique, ses réactions, etc. En somme : décider soi-même pour soi…

Et j’ai tout simplement appliqué tout un ensemble de petits challenges qu’il propose dans l’ouvrage pour décider soi-même de la manière dont on perçoit les choses, de la manière dont on réagit, etc. Simple et efficace.

Enfin, tout ce que j’ai fait au niveau professionnel (Coaching, Personal Training, Community management) a été clairement inspiré par le “Delivering Happiness” (commande delivering-happiness-book-picseptembre 2010) de Tony Hsieh, le CEO de Zappos.com, Inc. Cet ouvrage est LA référence en matière de satisfaction du client. De la passion, du dévouement et la volonté d’aller au-delà du service fourni. Zappos.com vend des chaussures, mais ça va bien au-delà de ça. C’est tout une culture, du personnel jusqu’aux clients.

Tous ces ouvrages, je les ai lus. J’ai pris des notes. Des notes qui se terminent toujours par une liste de choses “A appliquer”. Et j’ai appliqué…

Et au final, si je check mes objectifs professionnels 2012 :

  • Maîtriser mon temps et mes horaires : Check
  • Transformer mes passions en boulot : Check
  • Me réveiller le moins possible avec un réveil (durant plusieurs années, mon réveil sonnait à 5 heures du matin) : Check
  • Conduire et chercher le plus souvent possible mes enfants à l’école : Check
  • Avoir une activité où je peux avoir le style que je veux, en particulier des tatouages visibles (oui, ça peut être naze comme objectif professionnel, mais ça symbolise pour moi la liberté professionnelle totale !) : Check (Hell Yeah ! Dans le CrossFit, on est libre d’être tatoué !! lol).

Tous ces ouvrages sont en vente sur Amazon. Si ça a marché pour moi, ça peut marcher pour vous. Je suis loin de venir d’un milieu d’entrepreneurs, que du contraire (c’est l’objet d’un futur article).

Alors, testez, reprenez en main votre parcours professionnel. Sans patron. Sans Etat. Et partagez vos expériences !

Et pour vous motiver tout de suite, ce témoignage d’Henri Rollins, sur la décision qui a changé sa vie : à savoir de quitter son job d’employé (vendeur de glaces) pour devenir chanteur de Black Flag

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What will be the perfectly functional shoes for CrossFit ?

The book « Made for Skate » is the story of skateboard footwear seen through the eyes of those who lived in. It traces the evolution of skateboard footwear from the first shoes used by skateboarders to skateboard brands developing skateboard-specific shoes, and existing major sport brands trying to engage themselves in the skateboard culture and community.

It seems that we can describe the skateboard shoe market in that way :

  • Non-specific / pre-existing skateboard shoes used by skateboarders : Converse Chuck Taylors, Nike Dunk, Nike Air Jordan, Nike Blazer, Puma Clyde, Adidas Gazelle, Adidas Campus, etc.
  • New brands created by skateboarders for skateboarders : éS, Element, DVS, DC Shoes, Etnies, Vision, DuFFS, Consolidated, etc.
  • Skateboard-specific shoes designed by pre-existing sport brands : Nike SB Zoom Tre AD, Nike Zoom P Rod3, etc.

I really think that we can learn a lot from that book to design and create shoes for the CrossFit community.

Let me show you :

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Garage Gym et Open-Source : Sur quel modèle économique se développe le CrossFit ?

Le CrossFit a quelque chose de fascinant… et de très surprenant au niveau commercial. Cette méthode d’entrainement représente des milliers de salles dans le monde, salles qui paient toutes leur affiliation; et pourtant, la communauté CrossFit cultive l’esprit de l’entrainement chez soi, dans son garage, dans son jardin, etc., le fameux “Home Gym” ou “Garage Gym“.

Régulièrement, CrossFit main site (crossfit.com) présente ainsi des athlètes renommés, dans leur garage, ou s’entrainant en rue. Dernièrement, c’était Pat Sherwood qui nous présentait son “home gym” personnel, à savoir son garage.

Il y a quelques temps, trois des athlètes CrossFit les plus connus, Jason Khalipa, Dave Castro et Dave Lipson étaient filmés lors d’un workout… dans un garage, alors qu’ils sont propriétaires de salle (de CrossFit Exodus pour Lipson, de CrossFit Santa Clara pour Khalipa; Dave Castro quant à lui est carrément “Director of Training” pour CrossFit inc.). Entre boîtes à outils, vélos et caisses en carton, ils exécutaient un “CrossFit Total” : une répétition maximale de squat, press, deadlift.

Vous pouvez construire, pour pas trop cher, un espace d’entrainement de classe mondiale dans votre garage“, disait Greg Glassman, fondateur du CrossFit, dans un article de 2002, intitulé “The Garage Gym“.

On imagine mal les chaînes fitness classiques (Fitness First, Passage Fitness, Fit for Fun, etc.) vous dire que vous pouvez vous entraîner chez vous. Mieux encore, CrossFit.com vous fournit la liste de matériel à acheter et les bonnes adresses !

Et pourtant, le CrossFit est un véritable business qui, loin de subir la crise, a continué à se développer alors que les autres chaînes fitness subissaient des pertes ou du moins un ralentissement. De 2007 à 2009, le nombre de salles CrossFit est passé de 300 à 1350 ! Et chaque week-end, entre 100 et 200 nouveaux coachs sont certifiés dans le monde, leur permettant d’ouvrir une nouvelle salle. Et chacun de ces séminaires est sold-out !

Aux CrossFit Games 2007, le vainqueur gagnait $500. En 2010, il en a gagné $25.000. Pour 2011, le prix prévu est de $250.000 !

Alors comment le fait de promouvoir l’entrainement dans son garage peut-il permettre de développer un business de milliers de salles, capable d’offrir $250.000 lors d’une compétition ?

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Qu’est-ce qu’un “Influencer” ?

INFLUENCERS est un documentaire court qui explore ce qu’est un influencer aujourd’hui et la manière dont les tendances se propagent dans la mode, la musique et l’Entertainment.

Le film tente de comprendre l’essence même de l’influence, ce qui rend une personne influente sans pour autant rentrer dans une approche statistique ou métrique.

Ecrit et réalisé par Paul Rojanathara et Davis Johnson, le film nous offre un polaroid de créatifs influents issus de la publicité, du design, de la mode et de l’Entertainment, qui modèlent la culture populaire contemporaine.

Influencers offre un format crossover. Il s’inscrit dans cette nouvelle génération de webdocs qui allient le style documentaire à l’expérience online :

influencersfilm.com
facebook.com/ influencersfilm

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