Les Grecs ont inventé la démocratie avant de connaître le papier…

Les Grecs ont inventé la démocratie avant de connaître le papier… Et c’est probablement une bonne chose à avoir en tête lorsqu’on réfléchit à la démocratie participative aujourd’hui.

Je m’explique !

Nous sommes actuellement dans une société où l’écrit a énormément d’importance. Notre démocratie, au-delà d’être représentative ou participative, est très bureaucratique. Lorsque des citoyens et citoyennes veulent participer, s’impliquer, s’exprimer sur des enjeux politiques qui les concernent, on les renvoie vite vers le Code de la démocratie locale (247 pages), les 150 circulaires relatives au sujet, les décrets en vigueur, les projets de décret, les décisions du fonctionnaire-délégué, les rapports de telle ou telle commission, si ce n’est pas vers la Constitution ou le Code civil, qui sont des briques monumentales.

Le problème est que beaucoup de mouvements citoyens et participatifs tendent à donner une même importance à l’écrit. Lorsque des citoyens et citoyennes veulent s’y investir, on les renvoie d’abord vers les 12 pages de la Charte, les 150 propositions issues du week-end de réflexion, et les 30 comptes-rendus de réunions des 12 cercles thématiques qui composent l’organigramme du groupe. S’il s’agit d’un parti politique, on peut parfois rajouter les 200 pages du programme.

Ca peut faire peur à celles et ceux qui voudraient s’investir. Et celles et ceux qui vont tenter le coup risquent bien d’être très vite submergés d’e-mails, longs et alourdis de fichiers attachés (comptes-rendus de réunions, etc.). Et ils seront invités à s’inscrire à tout un ensemble d’outils informatiques… pour pouvoir échanger encore davantage de textes : Slack, Trello, Loomio, Drive, Dropbox…

C’est oublier une chose importante : le moment principal de la démocratie, c’est l’Assemblée, et la prise de parole publique, dans cette assemblée. Le moment où la démocratie se fait vraiment, c’est ce moment d’échange, en face à face, dans un même lieu : l’agora. Continue reading Les Grecs ont inventé la démocratie avant de connaître le papier…

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Pour une démocratie participative, concrète et réelle. Créons ensemble notre outil numérique

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– Proposition concrète pour le débat sur la démocratie, du 1er Juin 2016, Place de la République, Paris –

Les actualités politiques récentes, en France, en Belgique, et en Europe, semblent presque toujours opposer la population à ses dirigeants, les représentants à celles et ceux qu’ils sont censés représenter. Dans le domaine du travail, de la santé, de l’environnement, les dirigeants prennent des décisions qui ne sont pas souhaitées par la majorité de la population, confortant la thèse, partout commentée et répétée, de la « crise de la représentativité », et du fossé grandissant entre les électeurs et leurs élus.

En Belgique, le gouvernement décide du prolongement de centrales nucléaires que l’on sait pourtant vétustes. En France, le gouvernement recourt à l’article 49.3 de la Constitution pour faire passer le projet de loi “travail” auquel une partie importante de la population s’oppose. En Europe, on risque de réautoriser l’utilisation du glyphosate, pourtant classé par l’OMS comme “cancérigène probable pour l’homme”.

Comment ces décisions sont-elles possibles ? Tout comme le média est le message, je crois que la décision est déjà dans la prise de décision. Dit autrement, ce sont les modalités de la prise de décision politique qui déterminent la nature des décisions prises. Et cela implique donc que si l’on change de modèle de prise de décision politique, on changera immédiatement la nature de tout un ensemble de décisions. On changera la société, en changeant la manière dont on décide de cette société.

C’est ce point de départ qui m’a amené à réfléchir à un autre modèle, et la trame du texte sera celle que j’ai suivie. Je vous invite à me suivre, à votre tour, dans ce raisonnement…

Tout un ensemble de décisions sont liées au fait qu’elles ont été prises par une minorité à qui on a délégué le pouvoir de prendre des décisions. Une minorité qui s’est instituée, qui s’est professionnalisée, qui s’est “autonomisée” dirait-on en sociologie. Continue reading Pour une démocratie participative, concrète et réelle. Créons ensemble notre outil numérique

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Comment changer d’activité professionnelle en 4 étapes ? … (et que signifie « suivre sa passion » ?)

Il semblerait que nous soyons dans une époque où nous aimons changer d’activité professionnelle. Selon une étude récente aux Etats-Unis, un étudiant aura occupé entre 10 et 14 emplois différents avant d’atteindre ses 38 ans ! Et d’autres chiffres montrent que de plus en plus d’adultes reprennent des études.

La perspective de “faire carrière” dans une entreprise ou une institution ne fait plus rêver. Même celles et ceux qui ont des métiers “prestigieux” envisagent souvent une reconversion, et il n’est pas rare de voir un architecte qui voudrait devenir œnologue, ou un juriste qui se lance dans un food truck d’alimentation bio.

En y réfléchissant, à chaque fois que j’ai fait évoluer mon activité professionnelle (en résumé : sociologie – sport – entrepreneuriat), j’ai suivi les mêmes étapes. Et les voici :

ETAPE 1 : SOYEZ HYPER CURIEUX

Partons d’une première étape où vous auriez envie de changer de boulot, mais vous ne savez pas vers quoi aller. Vous lisez partout qu’il faut “suivre ses passions”, mais vous n’avez pas l’impression d’avoir une passion qui vous anime au point de quitter votre job pour vous y consacrer… Voici mon conseil : soyez hyper curieux, hyper ouvert, on ne sait jamais ce qu’on peut découvrir au hasard d’un magazine, d’une émission télé ou d’une discussion.

Ca a toujours été, pour moi, la première étape de tout changement professionnel. Par exemple, lorsque j’étais chercheur en Sociologie, j’allais tous les mois à Paris, pour participer à un séminaire mensuel d’un groupe de jeunes chercheurs que nous avions créé, avec entre autres Vincent Goulet et Julie Sedel, qui sont maintenant des sociologues renommés en sociologie des médias. J’adorais nos discussions et nos travaux. Et j’adorais aller à Paris.

Parallèlement, j’avais commencé à pratiquer un peu de musculation chez moi, juste pour m’entretenir et rester en bonne condition physique. Un jour, en revenant de Paris, je traînais dans la gare du Nord, en attendant mon Thalys. J’avais l’habitude d’acheter un magazine ou un journal pour le trajet du retour, et en tant que sociologue, ça tournait souvent autour du “Monde diplomatique”, du “Courrier international” ou de la presse française, comme “Le Monde” ou “Libé”… Mais un jour, je suis tombé sur la couverture de “Muscle & Fitness“, un magazine de musculation/body building. Honnêtement, je n’aurais jamais acheté cela chez moi. Cette espèce de honte à acheter un magazine avec un mec torse nu, épilé, bronzé et huilé… You know… Le regard un peu moqueur du libraire… Mais là, j’étais loin de chez moi, dans cette gare où je ne connaissais personne. Et j’étais curieux. Et ça a été une révélation !! J’ai été fasciné par tout ce que je pouvais apprendre muscfit_march08coverdans ce magazine. Surtout, il y avait tellement de choses sur le fonctionnement métabolique et sur l’alimentation que je ne comprenais pas, que ça éveillait encore plus ma curiosité. Si on passe au-dessus du culte du corps valorisé dans ce magazine, et du silence évident par rapport au dopage, le contenu est extrêmement intéressant pour toute personne qui pratique la musculation ou le fitness. Bref, le trajet du retour est passé en un clin d’œil ! A partir de ce moment-là, j’ai acheté “Muscle & Fitness” chaque mois. Et c’est dedans que, 3 ans plus tard, j’y ai lu un article qui parlait… du CrossFit. Et par curiosité, j’ai essayé l’entraînement qui était proposé.

Plus ou moins 2 ans après la découverte du CrossFit, je suis à cette époque coach CrossFit à CrossFit Brussels, après mes heures de boulot comme enseignant, et j’ai un blog qui fait la promotion de cette méthode d’entraînement (je reviendrai dans la suite du texte sur les étapes entre la découverte du CrossFit et le fait d’être coach). Reebok France m’appelle pour participer au lancement de la campagne Reebok CrossFit, à Paris. Moment génial. Et de super rencontres, avec des CrossFitteurs qui sont maintenant devenus des amis et collègues.

Qui dit Paris, dit, pour moi, gare du Nord, et donc : Thalys, traîner dans la gare, librairie… Et toujours cette habitude d’acheter un magazine à lire pour le retour. Et je tombe sur le magazine américain “Fast Company“. Un magazine orienté business, entrepreneuriat, marketing, innovation. J’achète, par curiosité. Et bim ! Deuxième révélation ! Fa-sci-nant : plein de choses que je ne comprenais pas !! Et le trajet-retour qui passe de nouveau en un clin d’œil. Depuis, j’ai acheté “Fast Company” pratiquement chaque fois que j’ai pu le trouver. Trois ans après, j’ai créé mon GenerationFluxentreprise, ouvert ma propre salle CrossFit (CrossFit Nivelles), créé une marque de vêtements (Forty-Nine Clothing) et une marque de produits/services alimentaires paléo (O-Food), avec deux associés. Et pratiquement tout ce que j’ai fait dans ce cadre-là est de près ou de loin influencé par ce que j’ai lu dans ce magazine. J’y ai aussi découvert que mon parcours est typique de celui de la “Generation Flux”, concept inventé par ce magazine. J’ai publié plusieurs articles sur la question et l’ouvrage que je rédige actuellement en est fortement inspiré. Le concept de Backpack Entrepreneur est le fruit de ces lectures également.

J’étais gérant d’une salle CrossFit lorsque j’ai commencé à m’intéresser à la transition et à la démocratie participative. D’abord en lisant des articles, des livres, et puis en intégrant des projets locaux. Maintenant, la moitié de mes activités professionnelles concernent la transition, les mouvements citoyens et la démocratie participative.

Donc, soyez curieux ! Ouvrez des magazines spécialisés dans des domaines que vous ne connaissez pas, flâner dans les librairies et les bibliothèques, profitez pleinement de la sérendipité que permet le Net : découvrir des choses par hasard, cliquez sur des liens improbables, surfez sur Wikipedia de lien en lien, participez à des groupes et des projets locaux, vous ne savez jamais sur quoi vous pourriez tomber… Continue reading Comment changer d’activité professionnelle en 4 étapes ? … (et que signifie « suivre sa passion » ?)

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Pourquoi je vais désactiver mon compte Facebook…

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Facebook est très pratique. Pour plein de choses. Pour rester en contact avec de la famille ou des amis éloignés (géographiquement par exemple) ; pour promouvoir vos activités ; pour être informé des nouveautés dans votre domaine d’activité ; pour continuer à suivre d’anciens élèves (dans mon cas d’ex-prof) ; pour échanger, partager et discuter, sur des thématiques qui vous intéressent, au sein de groupes spécifiques, etc. 

Ces dernières années, j’ai utilisé Facebook de manière assez intensive et, je crois, professionnelle, dans le cadre de toutes mes activités. C’est pratiquement devenu l’outil professionnel principal de mes activités entrepreneuriales et d’auteur, dans le CrossFit, l’alimentation, et ce que j’écris en matière d’Empowerment.

Mais comme tout outil professionnel, il faut, je crois, pouvoir l’affûter, le rendre plus performant… ou l’abandonner pour quelque chose de plus performant encore. Les activités professionnelles elles-mêmes doivent évoluer. Je ne suis pas partisan de stagner sur les mêmes activités plus de deux ou trois ans consécutifs.

Aujourd’hui, Facebook me génère tellement d’activités (messages, commentaires, notifications, citations, publications dans des groupes, identifications, etc.) qu’au final, j’ai parfois l’impression de passer plus de temps à communiquer sur ce que je fais qu’à faire ce que je fais. C’est peut-être d’ailleurs un problème plus général de notre société ? Et plus je communique sur ce que je fais, moins j’ai le temps de faire ce que j’ai à faire. On dirait presque une variante de la célèbre phrase de George Bernard Shaw : “Celui qui peut, agit, celui qui ne peut pas, enseigne“… Ca donnerait : “Celui qui a le temps d’agir, agit, celui qui n’a pas le temps d’agir, communique“.

  « I have an account as a way of checking it out, but I’ve ‘friended’ very few people. Why? Because if I friend you, especially someone I don’t know, I’m giving you explicit permission to start a fairly intense series of interactions. This makes good commercial sense if you’re an insurance salesman or even a musician looking for gigs, but if you’ve got a limit on the time you can invest, it’s not only time-consuming, it’s a recipe to bitterly disappoint people. »

Seth Godin – Social media / Marketing Guru – about Facebook (lire l’article)

A ce manque de temps, s’ajoute la frustration de ne pas pouvoir répondre à tout le monde. A toutes celles et ceux à qui je n’ai jamais répondu (à vos messages, que j’ai parfois juste eu le temps de lire, mais pas de répondre), je vous assure que j’aurais voulu répondre : vos questions étaient intéressantes, vos sollicitations flatteuses, vos demandes légitimes, mais j’en avais parfois plus de 300, chaque soir, en rentrant chez moi.

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Vous voyez ce sentiment d’être “submergé” – “overwhelmed” disent les anglophones ? Ce sentiment qui amène plein d’entrepreneurs, de communicants, et d’autres professionnels, au burn-out ?  Et bien, j’ai décidé de reprendre l’outil en main avant que ça n’arrive. J’aimerais également – et surtout – pouvoir me recentrer sur mes activités à CrossFit Nivelles, ainsi que sur mon projet d’écriture sur les voies d’Empowerment (surtout que c’est plus que lié évidemment). Avoir plus de temps pour des interactions en direct live, en face à face. Avoir plus de temps pour ma famille et mes enfants. Ne plus avoir 35 notifications Facebook après un trajet de 10 minutes en voiture… Continue reading Pourquoi je vais désactiver mon compte Facebook…

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Empowerment & Anti-délégation : un exemple de circuit court pour l’alimentation

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L’un des avantages de publier l’ouvrage “Empowerment ou la société de l’anti-délégation” au fur et à mesure, c’est de pouvoir régulièrement publier des articles sur des faits précis, et montrer en quoi ils s’inscrivent dans la réflexion plus large que je propose…

Aujourd’hui, par exemple, je lisais, dans l’excellente revue « Socialter. Le Magazine de l’économie nouvelle génération », un article sur « La Ruche qui dit Oui ».

Créée en 2011, cette entreprise d’économie sociale et solidaire (ESS) a permis la création de plus de 300 « ruches », comptant 150.000 membres. Ces ruches sont des lieux d’échange entre producteurs locaux et consommateurs. Le principe ? Un particulier, une association, une entreprise, décide d’ouvrir une « ruche ». Il contacte les producteurs de fruits, légumes, viande, etc., dans un rayon de maximum 250 km. Chaque semaine, l’animateur de la ruche publie sur le site internet une liste de produits fermiers disponibles (donc locaux, de saison, etc.). Chaque producteur fixe son prix. Les consommateurs commandent sur internet. Si la commande n’est pas suffisante, il n’y a pas de livraison, il n’y a donc jamais de gaspillage. Le jour fixé, consommateurs et producteurs se retrouvent et l’échange est fait.

La vente est donc directe. C’est ce qu’on appelle le « circuit court ». Et c’est le producteur qui fixe ses prix. Il n’y a ni grossistes, ni grandes enseignes commerciales pour déterminer les prix, parfois au détriment des producteurs. De cette manière, 1.400.000 produits ont déjà été vendus (au 1er septembre 2013).

Ce qui m’intéresse particulièrement, c’est que cela illustre une des caractéristiques de la société de l’anti-délégation : pratiquement toutes les dynamiques qui lui sont propres sont à l’œuvre dans les projets qui relèvent de cette culture. Dit autrement, la société de l’anti-délégation brouille souvent les frontières des différents champs sociaux.

Si on s’intéresse à ce ruches, on se rend compte que s’entrecroisent :

  • un attrait pour le local,
  • une utilisation optimale des moyens digitaux : internet, réseaux sociaux…
  • une logique participative,
  • la constitution d’une communauté de consommateurs,
  • la référence à l’économie collaborative.

“La Ruche qui dit Oui” soutient effectivement des appels à financement de projets agricoles sur le site KissKissBankBank, pionnier actuel du financement participatif en France.

Les échanges se font de façon horizontale et décentralisée entre particuliers et producteurs. Ca fait déjà quelques années qu’on connaît les « paniers », les AMAP (en France, les associations pour le maintien de l’agriculture paysanne), les GAC (groupements d’achats collectifs) ou les GAS (groupement d’achats solidaires. La ruche constitue une manière d’optimiser cette nouvelle façon de commercer, grâce à la plate-forme informatique. Une communauté se crée, grâce aux réseaux sociaux.

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Ce qui est intéressant également, c’est de voir qu’aucun label ne peut remplacer le contact direct entre un producteur et un consommateur (les ruches organisent aussi des visites des exploitations agricoles). En fait, on pourrait aller plus loin et dire que les labels – même bio – n’ont de sens que dans une économie à grande échelle, où les consommateurs et les producteurs ne se rencontrent plus. Si je n’ai aucun lien avec le producteur de ce que je mange, quelle assurance puis-je avoir quant à la qualité du produit ? Aucune. Si ce n’est un label auquel je ferais confiance parce qu’il serait garanti par une instance intermédiaire, reconnue par l’Etat (l’instance qui centralise toutes les garanties, les normes, les règles, etc.). Toute l’administration créée par les labels (nécessité pour les producteurs de répondre à des cahiers des charges très strictes) n’est qu’une conséquence d’une économie toujours plus globale, dépersonnalisante, différenciée, typique des sociétés modernes.

Ce refus des labels est un phénomène connu dans le vin par exemple, où des petits producteurs, qui travaillent de manière ancestrale, refusent de se plier aux exigences administratives (démarches à faire, cahier des charges, etc.) des labels « bio », au risque d’être perçus comme non-« bio » alors que leurs produits sont parfois plus « bio » que des vins reconnus comme « bio ». Ce sont les producteurs de vins « naturels », qui ne fait pas vraiment l’objet d’une labélisation actuellement.

Si les ruches vous intéressent, le site internet propose une carte des différentes ruches, dont 5 en Belgique.

A lire : 

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New Books (2) !

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Nouvelle commande Amazon… entre entrepreneuriat et contestation politique !

Shankman K. 2013. Nice Companies Finish First. Why Cutthroat Management Is Over – and Collaboration Is In, NY : Palgrave MacMillan.

Martin, A.J. 2012. Renegades Write The Rules. How the Digital Royalty Use Social media to Innovate, San Francisco : Jossey-Bass.

Honneth, A. 2013. Un monde de déchirements. Théorie critique, psychanalyse, sociologie, Paris : La découverte.

Hibou, B. 2012. La bureaucratisation du monde à l’ère néolibérale, Paris : La découverte.

 

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Le CrossFit sur les réseaux sociaux : Infographie

Le CrossFit n’est pas seulement la forme de fitness la plus complète et efficace actuellement. Je crois que son succès est également dû au fait que nous avons pu créer une communauté très active, et engageante, au moment même où émergeaient des moyens de construire des communautés comme jamais auparavant. Je parle des réseaux sociaux.

Voici une infographie plus qu’intéressante, reprise sur l’excellent blog de Web Smith, montrant à quel point le CrossFit a pu créer de l’engagement, en dépassant souvent des marques comme Nike ou MTV.

tumblr_mkebd2SNDN1qaujk2o1_r1_500Source : http://websmithblog.com/#/blog

La chaîne CrossFit sur Youtube dépasse ainsi ces deux marques. Et fait jeu égal avec CNN et Victoria’s Secret !

Et avec 138.121 participants aux Open, l’engagement sur Facebok place CrossFit devant Nike, pourtant à la pointe au niveau de l’engagement sur les réseaux sociaux. Cela signifie que davantage d’internautes ont parlé de CrossFit que de Nike sur Facebook. Et c’est ça aussi le CrossFit : le partage des scores, l’échange de conseils avant les wods de qualification, les impressions d’avant et d’après-WOD, etc.

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Campagne politique et réseaux sociaux

Le hasard des découvertes sur les réseaux sociaux fait que je découvre aujourd’hui, à la fois le groupe Facebook “Communales / Provinciales 2012 : le meilleur du pire“, recensant les pires photos et vidéos de celles et ceux qui se présentent aux prochaines élections en Belgique, et, de l’autre côté, ce Tweet et cette photo d’Obama, répondant aux critiques qui lui étaient adressées. 

Le jour. La nuit. Au niveau de l’utilisation des réseaux sociaux et de la gestion de l’image. Et on comprend qu’Obama soit décrit comme le “premier Président ‘Digital’ au monde“. Fast Company publie un article intéressant sur les points forts de la campagne digitale de l’équipe d’Obama :

  1. Un travail d’équipe, au sein duquel il faut compter la présence de Michelle Obama sur Twitter (1,5 millions de “followers”).
  2. La volonté de toucher les “Influencers” et les “Early adopters”. Alors que Romney “achète” des “Trending Topics” sur Twitter, l’équipe d’Obama arrive à faire en sorte que les propos d’Obama deviennent, de manière organique, un “Trending Topic”. Plus naturel…
  3. Une bonne utilisation des photos, dont celle ci-dessus est un excellent exemple : c’est classe, un peu taquin, très hip-hop dans l’attitude,  et on comprend le message en une seconde, “Ce siège n’est pas à prendre“, face à ceux qui disaient qu’ils n’occupaient pas son poste de Président… Une photo vaut 1000 mots. Selon une étude, 44% des répondants rentreront plus facilement en relation avec une marque si celle-ci poste des photos…
  4. La perception de la campagne digitale comme un marathon, c’est-à-dire sur le long terme. Même durant les moments creux de la campagne, Obama produit beaucoup plus de Tweets et de blog posts que Romney. L’équipe d’Obama a bien compris qu’une manière de créer la dynamique est d’amener les citoyens à s’engager dans des conversations.
  5. Une compréhension claire que l’Internet est maintenant mobile. Et c’est peut-être ce qui a le plus changé depuis la dernière campagne, où ni les tablettes, ni les smartphones n’avaient le poids actuel.

Ce n’est pas simplement de la communication politique, c’est du Personal Branding. Et on ne construit pas son image médiatique et digitale en une affiche, ou une vidéo. C’est une somme de publications sur les réseaux sociaux, qui sont autant d’interactions avec des électeurs (ou des consommateurs… ou des élèves dans d’autres situations).

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Elections 2012 : Quels partis utiliseront efficacement les réseaux sociaux ?

Genappe, 2012… ou 1972 ?

Pour les élections communales et provinciales de 2012, en Belgique, quels partis utiliseront efficacement les réseaux sociaux ? Quels candidats seront capables de retenir l’attention de l’électeur grâce aux réseaux sociaux ? Et quels candidats feront une campagne digne des années ’90… voire même des années ’70 ? 

Alors que les réseaux sociaux et tous les moyens technologiques actuels permettent une interaction permanente, que ce soit entre les internautes, entre une marque et ses consommateurs… ou entre un parti et ses électeurs, beaucoup de partis et de candidats restent dans une stratégie de communication unilatérale, digne des années ’70. Le message est “Voici qui je suis. Votez pour moi”. L’affiche électorale est le symbole même de communication à sens unique, et un peu intrusive sur les murs de nos rues…

Le problème est que beaucoup de candidats et de partis utilisent les réseaux sociaux de la même manière. Comme si un “mur” Facebook était juste un mur de plus où poster sa photo (“Votez pour moi”). Unilatéral et intrusif.

J’appellerais cette stratégie du “marketing orienté candidat“. Le message tourne uniquement autour du candidat, et non de l’électeur. Ce dernier est seulement perçu comme récepteur passif du message. Aucune interaction.

Pourtant les réseaux sociaux sont avant tout un lieu de conversations, de discussions, d’échanges. Les marques qui ont le plus de succès dans leur stratégie médiatique sont celles qui, aujourd’hui, sont capables d’engager les consommateurs dans des interactions sur Facebook, Twitter ou toute autre plateforme internet.

J’appellerais cette stratégie du “marketing orienté électeur“. Par les réseaux sociaux, les candidats interagissent et discutent avec les électeurs potentiels, suscitent des débats et les invitent à prendre part à la campagne. De cette manière, l’interaction peut être enrichissante pour l’électeur potentiel. Et surtout les partis peuvent être à l’écoute des électeurs et de leurs préoccupations. Bilatéral et beaucoup moins intrusif. De la démocratie plus participative en somme.

Mais pour l’instant, je n’ai vu que TRES peu de candidats adopter cette stratégie “orientée électeur”. La plupart continuent à poster leurs photos électorales sur le net et à faire du “Votez pour moi“…

Les candidats pourraient, au contraire, utiliser les réseaux sociaux pour :

  • poser des questions aux citoyens et susciter des débats.
  • poster des informations utiles aux citoyens, que ceux-ci pourraient partager à leur tour.
  • créer des communautés de discussions sur des enjeux spécifiques.
  • détecter de quoi parlent les électeurs sur Twitter ou Facebook par exemple, et participer aux discussions.
  • définir qui sont les “influencers“, et sur quels sujets, à l’aide de Klout.com par exemple.

L’enjeu est important : le parti qui adoptera une telle stratégie de communication sur les réseaux sociaux sera celui qui touchera le plus les jeunes… 😉

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