Comment enseigner les comportements écologiques ? – Le PowerPoint

Le 28 avril 2011, j’étais invité à l’Athenée Verwée, à Schaerbeek, pour parler de l’enseignement des comportements écologiques. Cette conférence faisait suite à l’article publié dans le magazine “Imagine”, n°82, novembre-décembre 2010.

L’idée principale : le célèbre “dilemme du prisonnier” permet d’analyser les différentes réactions lorsqu’il faut adopter des comportements écologiques. Surtout, ça éclaire cette réaction typique : “on n’a pas envie de se priver si les autres ne le font pas“…

Voici le Powerpoint présenté aux élèves de 6ème “Sciences” :

 

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Comment susciter l’intérêt des élèves grâce aux TICE ?

Ce samedi, j’étais au “Troisième rendez-vous Ecoles et Nouvelles technologies“, au Centre de compétence Technofutur de Gosselies (Belgique), pour parler de l’utilisation des nouvelles technologies dans l’éducation.

C’était un atelier très sympa, avec des participants intéressés et ouverts, ce qui a permis des échanges très intéressants.

Ci-dessous la présentation de l’atelier, et – puisque ça m’a été demandé – le slideshow… Au plaisir d’en discuter avec toute personne intéressée…

TITRE : Comment favoriser l’intérêt des élèves grâce aux moyens technologiques ?

L’un des enjeux fondamentaux de la situation d’enseignement est la capacité de l’enseignant à intéresser l’élève à sa matière, à capter son attention. Et pour ce faire, les nouvelles technologies de l’information et de la communication sont un moyen privilégié.

L’objectif de cet atelier est de présenter quelques possibilités d’utilisation des TIC dans un cadre éducatif, très concrètement. Et d’en débattre. Nous verrons comment, dans la pratique, intégrer au maximum la dimension “multimedia” dans un cours, grâce à l’utilisation d’internet (blog de cours, facebook), de la vidéo, etc. Ces échanges devraient susciter des questions qui se posent dans beaucoup d’écoles (faut-il accepter ses élèves sur facebook ? Peut-on utiliser Wikipedia, etc. ?) L’accent sera mis non pas sur des projets spécifiquement en rapport avec les TIC, mais plutôt sur leur utilisation au quotidien dans la situation d’apprentissage, en particulier pour des élèves du secondaire, et dans le domaine des sciences humaines, de l’histoire, de l’éducation à la citoyenneté, etc.

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Pourquoi je cite Jamel Debbouze dans mes cours de sciences sociales

Il y a maintenant dix ans (j’étais encore étudiant en sociologie à l’époque), j’ai écrit un texte dénonçant le titre de « docteur en sociologie » octroyé à Elisabeth Teissier, à la suite de sa thèse sous la direction de Michel Maffesoli. Ce texte m’a valu quelques critiques : « de quel droit peut-on dire qui est sociologue et qui ne l’est pas ? », « comment peut-on invoquer la scientificité en sociologie ? », etc. Même si j’étais relativement jeune, j’assume pleinement mes propos de l’époque…

Je crois donc ne pas être suspect de défendre une vision « molle » de la sociologie, où n’importe qui, pour peu qu’il ait une vague sensibilité sociale, pourrait se dire « sociologue ».

Et pourtant, en tant que professeur de sciences sociales, dans l’enseignement secondaire, je fais référence à Jamel Debbouze. Je le cite, entre quelques sociologues et anthropologues renommés et reconnus dans la discipline. Et c’est là l’objet de ce texte : défendre ce point de vue, à la suite des critiques soulevées par la couverture de Télérama, où Jamel Debbouze est présenté comme « humoriste et sociologue ».

J’ai en particulier lu les articles de Denis Colombi (@Uneheuredepeine), « Sociologue, un métier, pas une vague sensibilité », et de Pierre Mercklé, « Jamel Debbouze sociologue ? », tous deux sociologues, et auteurs de blogs que je lis régulièrement.

Soyons d’accord, Jamel n’est pas un « sociologue » au sens strict du terme. Il ne fait pas d’enquêtes ou de recherches sociologiques, selon les critères de scientificité reconnus dans le champ sociologique. On pourrait d’ailleurs rappeler qu’un des enjeux de tout champ social est la définition du champ, ses frontières, son accès et qui en fait partie ou pas.

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Comment parler en public ? … et bien d’autres conseils de Dale Carnegie

Photo by Chicago 2016

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« Comment parler en public » de Dale Carnegie est probablement l’ouvrage le plus utile et pratique pour toute personne amenée à donner une conférence, animer une réunion, ou simplement parler devant un groupe de personnes. Mais les conseils de Carnegie vont bien plus loin : confiance en soi, persuasion, call-to-action, intérêt du public/lectorat/auditorat, etc. Tout y est. Vous y trouverez des conseils précieux, que vous soyez professeur ou bloggeur. Personnellement, j’ai entièrement repensé ma manière de donner cours, ainsi que ma manière d’écrire sur internet, à sa lecture. La première version de cet ouvrage, en anglais, date pourtant des années 1920 !

Comment lire cette synthèse ? L’ouvrage est en fait un recueil de textes, qui se répètent par moment, se complètent, se précisent. J’ai donc tenté de rédiger une synthèse qui fait ressortir les points les plus importants (en majuscule et numérotés). Pour chacun de ces points, vous trouverez un ensemble de citations du livre, avec le numéro de page, vous permettant de retrouver le passage dans le livre. Il s’agit de la version de poche, publiée chez Hachette en vendue sur Amazon.fr (pour seulement 4,75 € !)

Vous pouvez vous servir de cette synthèse pour préparer une conférence, un cours, un article, pour vous orienter au sein de l’ouvrage ou pour y puiser des citations de Carnegie.

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Comment enseigner les comportements écologiques ?

Voici les premiers paragraphes d’un article que j’ai publié dans le magazine Imagine, à propos de la manière d’enseigner les comportements écologiques. Je fais en fait référence à la théorie des jeux, et en particulier au “dilemme du prisonnier” face auquel on se retrouve lorsqu’on veut adopter un comportement écologique.

Comment enseigner les comportements écologiques ?
L’expérience du « dilemme du prisonnier »

Magazine Imagine, n°82, novembre-décembre 2010

Comment favoriser les gestes écologiques ? Et si l’optimisation de nos chances de succès passait par l’enseignement des comportements coopératifs ? C’est l’expérience du « dilemme du prisonnier », ce jeu qui montre comment chacun gagne, au bout du compte, en œuvrant apparemment « pour tous ».

Dans un article récent intitulé « Comment favoriser les comportements écologiques », Johanne Huart s’intéressait aux facteurs psychologiques pouvant favoriser ou empêcher l’adoption de comportements écologiques. Eric Lambin, dans son ouvrage Une écologie du bonheur, définit trois groupes d’individus en matière de comportement écologique. Les « écocentriques  » (représentant 20 % de la population), prêts à modifier leurs comportements vis-à-vis de la nature pour des raisons éthiques et par solidarité avec les générations futures ; les « suiveurs » ou « coopérateurs conditionnels » (60 % de la population), prêts à adopter des comportements écologiques à condition que tout le monde le fasse ; et les « free riders » (20 % de la population), poursuivant leur intérêt personnel indépendamment de toute préoccupation altruiste. Mon expérience d’enseignant dans le secondaire, où je donne des cours sur le réchauffement climatique, les économies d’énergie, la sauvegarde de la planète, etc., m’amène à poursuivre cette réflexion par le biais de la théorie des jeux, utilisée entre autres en sociologie. En réalité, cette idée m’est venue d’une réflexion récurrente de la part des élèves : « On n’a pas envie de se priver si les autres ne le font pas. » Voilà un problème que la théorie des jeux, et en particulier ce que l’on appelle le « dilemme du prisonnier », peut venir éclairer. Dans le but de le dépasser, et donc d’aller plus loin.

(…)

Lire cet article (2 pages) dans le magazine papier disponible chez votre libraire (en Belgique). Vous pouvez aussi le commander par courriel (envoyé par la poste, voir tarif ici) ou l’acheter au format PDF (3 euros).

Petite update : je me rends compte que l’article est en ligne sur Mondequibouge.be, à cette adresse : http://www.mondequibouge.be/index.php/2011/01/comment-enseigner-les-comportements-ecologiques-lexperience-du-«-dilemme-du-prisonnier-»/ Honnêtement, je ne sais pas ce que la revue Imagine pense de cette publication en ligne, mais personnellement, ça ne me dérange pas… Bonne lecture !

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A l’école, comment faire pour que chaque année soit vraiment une nouvelle année ?

J’ai publié cet article dans “La Libre Belgique” ce lundi 25 octobre 2010.

Résumé :

L’idée centrale de l’article est celle-ci : Toute condition sociale égale par ailleurs, l’image qu’on renvoit aux élèves de leurs propres capacités est fondamentale pour leur réussite. Alors comment faire en sorte que l’élève ne traine pas, d’année en année, une image négative, dans un cercle vicieux, où l’échec amène l’échec ? C’est ça que j’essaie d’expliquer dans cet article classé en “Conseils” dans les pages Enseignement de La Libre Belgique.

Article (début):

Lionel est un élève que j’ai depuis la 4e. Il fit une bonne 4e, sans problème, et une très bonne 5e, terminant premier de sa classe. Je l’ai toujours considéré comme un très bon élève, régulier, studieux, intelligent. Je ne lui avais jamais posé de questions sur son passé scolaire. Et je ne m’en étais jamais posé.

Cette année – sa 6e -, à l’occasion du remplissage d’une “fiche” pour l’école, je me rends compte que Lionel a en fait eu, avant que je le connaisse, un parcours scolaire assez chaotique, marqué par l’échec, le redoublement, la relégation. Que se serait-il passé si je l’avais su dès sa 4e ? L’aurais-je dès le début autant considéré comme un bon élève ? Ou l’aurais-je perçu comme un élève ayant des difficultés, un “petit moteur”, comme on entend parfois dans les conseils de classe ? Et quelle aurait été mon attitude envers lui ? Peut-être aurait-elle été différente ?

Très probablement aurait-elle été différente. C’est ce que révèle l’”effet pygmalion”, qui signifie que l’élève tend à se conformer à l’attente du professeur à son égard, et donc à la perception que le professeur a de lui. C’est pourquoi on parle de “prophétie autoréalisatrice”. Dans la célèbre enquête de Jacobson et Rosenthal, “Pygmalion in the Class Room” (1968), de fausses informations avaient été données aux professeurs quant aux capacités de leurs élèves. L’enquête montre que les professeurs, se basant sur ces informations erronées, se sont comportés différemment avec leurs élèves, selon les capacités fictives qu’ils percevaient chez eux. A la fin de l’année, les élèves perçus comme les plus capables ont significativement amélioré leurs résultats. Ils sont “devenus” ce qu’on attendait d’eux : des élèves réussissant bien. D’où le nom d’effet “Pygmalion”.”

Lire la suite sur le site de “La Libre Belgique”, avec les conseils pratiques…

Il n’y a pas moyen de laisser des commentaires au bas de l’article sur le site de “La Libre Belgique”, mais n’hésitez pas à laisser des commentaires ici. C’est vraiment ça qui m’intéresse 😉 Merci !

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En réponse à Mia Vossen… Faisons des constats qui poussent à l’action

En réponse à l’article de Mia Vossen, dans “La Libre Belgique” du mercredi 01 septembre 2010, intitulé “Nos enfants ne savent ni lire, ni écrire, ni calculer…

COMMENTAIRE QUE J’AI POSTE SUR LE SITE DE LA LIBRE BELGIQUE :

Certains éléments de ce constat ne sont pas faux. Il y a effectivement des problèmes dans l’enseignement, et en particulier des problèmes d’apprentissage.

Mais je m’interroge de plus en plus sur ce type de prise de position et sur l’intérêt de rappeler ce que l’on sait déjà.

Ce sont des idées fort éloignées de la culture enseignante, mais moi j’aime bien l’idée qu’il ne faut pas passer plus de 10% du temps sur un problème, pour garder 90% du temps restant à la solution. J’aime bien aussi l’idée que la manière dont on perçoit un problème doit nous orienter vers sa résolution. Ici, je ne vois rien de tout cela.

Au contraire, ce constat est décourageant, puisque la seule chose à faire, d’après l’auteure, c’est « attendre une décision politique ».  L’enseignant est donc dans une position passive, d’attente d’une solution qui vient d’en haut. Comme s’il ne pouvait pas être acteur de la solution, comme s’il ne pouvait reprendre de lui-même les choses en main.

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Dois-je accepter mes élèves sur Facebook ? Ou comment devenir un prof 2.0 ?

Temps de lecture : 7 à 10 minutes

De nombreux enseignants, surtout parmi les plus jeunes, ont un compte Facebook. Coup classique : les élèves ont fait leur petite recherche et envoient une demande pour être « ami » sur Facebook. Comment réagir ? Doit-on accepter ? Et que cela nous apprend-il sur le monde actuel ?

Premièrement, il faut tout de suite relativiser la notion d’ « ami ». En aucun cas, les 300 « amis » que l’on a sur Facebook ne sont réellement des amis au sens où on l’entendrait hors de Facebook. La preuve, la plupart des gens ont, dans leur liste d’ « amis Facebook », de la famille, des anciennes connaissances d’école, etc. L’argument « je ne peux pas être ami avec mes élèves » n’a donc pas réellement de sens dans le cas de Facebook. Ce qu’ils vous demandent, c’est d’être connectés sur un réseau social.

J’ai actuellement 74 élèves et anciens élèves dans mes amis Facebook, ce qui représente plus ou moins un quart de ma liste d’ « amis ». Le reste de ces amis sont de la famille, des « vrais » amis, des collègues, des anciennes connaissances, des contacts professionnels, etc. Ai-je eu des problèmes ? Aucun. Au contraire, c’est un réel atout pour l’enseignement. Pourquoi ? Parce que ça m’a forcé à ne pas segmenter les différentes aspects de ma vie.

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Comment enseigner des comportements sains aux ados ?

Temps de lecture : 6 minutes

Si vous avez déjà donné des cours relatifs à la santé, vous avez déjà certainement ressenti cette désagréable impression de « prêcher dans le vide ». Et ça, c’est au mieux. Au pire, vous avez l’impression de passer pour un vieux coincé qui fait la morale aux jeunes.

La question est simple : comment faire en sorte que vos cours servent réellement à vos élèves en matière de santé ? Il ne suffit pas qu’ils répondent correctement aux interrogations et examens. S’ils continuent à mettre à mal leur santé par des pratiques à risques comme le tabac, l’alcool, les drogues, une alimentation déséquilibrée, etc., le cours n’a pas eu le moindre impact sur leur vie quotidienne.

Alors comment faire pour agir réellement sur les comportements à risque pour la santé, lorsqu’on s’adresse à des adolescents ?

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Travailler la forme de ses cours

Temps de lecture : 2 à 4 minutes

Rien n’indique que l’on apprend mieux dans un document austère ressemblant aux manuels de grammaire des années ’30. Pourtant, beaucoup d’enseignants négligent les feuilles qu’ils donnent aux élèves, ou utilisent des manuels qui ne sont pas (ou plus) les mieux adaptés. Je pense que, dans un certain sens, nous sommes subordonnés au matériel d’apprentissage, tout comme un bon cuisinier aura du mal à faire quelque chose de bon en suivant une recette catastrophique.

Si vous voulez arriver à bien accrocher vos élèves et qu’ils apprennent réellement quelque chose, il faudra que vous travailliez les feuillets, syllabi, manuels que vous allez leur donner. Il n’y a aucune honte à utiliser des techniques visuelles de communication pour rendre votre matériel pédagogique attractif.

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