Un lien entre la capacité cardiorespiratoire et les risques d’hospitalisation due au Covid

Une étude parue dans la revue Mayo Clinic Proceedings montre que meilleures sont nos capacités cardiorespiratoires à la base, au moins on a de risques de développer des formes sévères de Covid-19. 

L’étude a porté sur 246 patients ayant fait des tests physique avant 2019 et qui ont été testés positifs au Covid en 2020.

A lire ici : https://www.mayoclinicproceedings.org/article/S0025-6196(20)31130-7/fulltext 

Explication de l’étude : 

  • On sait que les infections virales respiratoires provoquent une réponse inflammatoire systémique, faisant peser une charge considérable sur le système cardio-pulmonaire. Une meilleure aptitude cardiorespiratoire permet à ce système cardio-pulmonaire de mieux faire face à cette inflammation. 
  • On sait que cela est vrai pour les maladies chroniques respiratoires.
  • On sait que l’entraînement cardiorespiratoire réduit l’inflammation chronique légère et les risques d’infection respiratoire. 
  • De nombreuses études ont identifié des facteurs associés à une aggravation des résultats cliniques chez les patients atteints du Covid-19, dont des facteurs de comorbidité (hypertension, diabète, obésité, etc. Voir pour cela : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7177629/)

> > > Cette étude a donc essayé de décrire l’association entre la « capacité maximale d’exercice » et le risque de complications liées au Covid-19.

Elle a porté sur 246 patients qui avaient fait un test physique entre 2016 et 2019, et qui ont été testés positifs au Covid entre février et mai 2020.

Les capacités cardiorespiratoires (“cardiorespirarory fitness”) sont évaluées à partir des METs : Metabolic Equivalents. Une unité « MET » représente le taux métabolique au repos, c’est-à-dire la quantité d’oxygène consommée au repos, assis calmement sur une chaise). Chaque type d’effort peut être classé selon la quantité d’oxygène consommée. Un effort peut donc être l’équivalent de 2, 3, 4, etc., METs, et cela jusqu’à près de 20. Pour avoir une idée : courir à très vite allure représente 16 METs. (Infos ici : https://onlinelibrary.wiley.com/doi/pdf/10.1002/clc.4960130809)

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Brève réflexion : Twitter, espace public et liberté d’expression

Ces derniers jours, le bannissement de Trump des réseaux sociaux a soulevé de nombreux débats. Je n’ai pas réponses ou d’avis tranché. Mais ces débats renvoient à des questions qui m’intéressent beaucoup, depuis mes tout débuts en sociologie : l’espace public, les médias, les réseaux sociaux, la démocratie, la liberté d’expression, etc. Et j’ai l’impression que la place actuelle des réseaux sociaux doit nous amener à repenser certaines choses. 

Je mets ici en vrac toutes les questions que je me pose. Ainsi que quelques liens pour aller plus loin. Je fais le pari qu’on pourra créer des débats intéressants ici, sur cette page. Si ça vous intéresse, prenez n’importe laquelle de ces questions, et allez-ci, débattons ! 😉 

1) J’ai l’impression que la question n’est pas de savoir s’il y a certains propos à restreindre/interdire (appels à la haine, racisme, etc., qui sont des délits), mais QUI décide des propos à restreindre/interdire. 

=> C’est aussi ce que dit François Ruffin (et il s’est mis une grande partie de ses sympathisants à dos en disant cela) : les réseaux sociaux ont un tel pouvoir sur l’expression publique, qu’un bannissement comme celui du Président des Etats-unis doit être une décision démocratique, c’est-à-dire émanent d’une assemblée démocratique (et donc pas l’unique décision de sociétés privées).

=> Et c’est exactement ce que disait Popper dans son fameux “paradoxe de la tolérance” : pour défendre la tolérance, il faut pouvoir — en dernier recours — être intolérant avec l’intolérance, quitte à punir l’intolérant (au même titre que d’autres crimes). Mais c’est évidemment le rôle du gouvernement de faire cela. 

(Le court texte de Popper, et le texte de Platon sur lequel il se base, mériteraient tous deux une analyse beaucoup plus longue tellement ils sont intéressants et pertinents par rapport à l’actualité).

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Parution : Néo Santé, n°107, janvier 2021

Nouvelle parution : “La glycine, l’acide aminé à rechercher”, Néo Santé, janvier 2021, n°107, p. 24. Parution du 2ème volet de ma série sur le collagène, et en particulier sur la glycine, cet acide aminé que l’on retrouve dans les os, les tendons, les articulations, les organes, la peau, etc.⠀

⚠️ Attention : double sujet tendu avec mes amis végétaliens / végétariens dans cet article ! 😉

1) Est-il sensé de jouer au petit chimiste pour avoir dans son alimentation tous les nutriments végétaux qui vont nous permettre de produire du collagène, alors que n’importe quel bouillon ou os à ronger nous apporte quelque chose d’infiniment plus complet à ce niveau-là ? L’approche “paléo” est toujours celle de la simplicité, parce que c’est probablement ça qui nous a permis de survivre durant des millions d’années (et l’archéologie confirme notre consommation de produits d’origine animale).⠀

2) C’est le manque de glycine par rapport à la méthionine qui serait surtout responsable de problèmes cardio-vasculaires liés à la viande, c’est-à-dire le fait de manger les parties les moins riches (les muscles) sans les parties les plus riches (organes, peau, articulations, etc.), ce que nos ancêtres mangeaient et qu’on a abandonné… Le problème est-il donc de consommer de la viande ? Ou de consommer de la viande *comme on en consomme aujourd’hui* ? (D’un point de vue “santé”. Pour des raisons morales ou philosophiques, que je respecte évidemment, ça ne change rien). ⠀

Et puis, ça parle aussi un peu de la glycine comme précurseur d’un neurotransmetteur qui inhibe le système nerveux central, équilibrant les effets excitateur du glutamate… ⠀

Bonne lecture ! 😉

Improvise, Adapt and Overcome

J’aime vraiment bien cette devise, reprise aux Marines US : “Improvise, Adapt and Overcome”, c’est-à-dire “improviser, adapter et surmonter”.

Rien ne sert de se plaindre, il faut improviser et agir. C’est tellement vrai depuis le début de cette pandémie.

Et c’est très stoïcien aussi. Ceux-ci pensaient que tout arrivait pour une certaine raison, que ça faisait partie de l’ordre des choses, et que par conséquent, ça ne servait à rien de s’en étonner, de s’en irriter, de s’en plaindre.

Marc Aurèle l’exprime très bien :

“Le concombre est amer ; jette-le. Il y a des ronces dans le chemin; évite-les. Cela suffit. N’ajoute pas : Pourquoi cela existe-t-il dans le monde ?”

J’avais essayé de l’expliquer ici dans le texte Coronavirus : Don’t f*** with nature“…

Plus que n’importe qui, le personnel soignant a dû improviser et adapter pour qu’on puisse surmonter 2 vagues de propagation du virus.

Dans tous les autres domaines, celles et ceux que j’ai vu improviser et s’adapter sont aussi celles et ceux qui n’ont pas ajouté des questions inutiles à la cessation de leur activité (“mais est-ce que ce virus est vraiment plus dangereux que la grippe normale ?”, “est-ce qu’on ne nous manipule pas pour restreindre nos libertés ?”, etc.), et qui ont focalisé toute leur énergie sur la meilleure manière de résoudre leur problème : à savoir, souvent, comment survivre financièrement ?

Et “What’s right is what works” comme on dit : certains et certaines ont diversifié les services de leur entreprise, d’autres ont eux-mêmes modifié leurs activités professionnelles. Moi-même, j’ai pas mal changé mes activités, en mode #BackpackEntrepreneur

Et puis, on peut aussi penser aux écoles qui ont dû, très vite, improviser et adapter. Et à tout ce qu’on a improvisé et adapté dans nos vies quotidiennes…

D’un point de vue stoïcien, c’est assez raisonnable de dire que les virus font partie de la nature. Il y en a eu avant, il y en aura après. Un proverbe haïtien dit “Derrière les montagnes… il y a d’autres montagnes”. Et on a vu que derrière une 1ère vague, il y a une 2ème vague. Peut-être une 3ème ?

Gardez à l’esprit que le plus raisonnable est toujours d’improviser, d’adapter et de surmonter.

Qu’avez-vous adapté ? Au niveau professionnel ? Dites-moi, ça m’intéresse !

Parution : Néo Santé, n°106, décembre 2020

Nouvelle parution : “Le collagène, ce nutriment qui nous structure”, Néo Santé, décembre 2020, n°106, p. 24. Je publie ce mois-ci “Le collagène, ce nutriment qui nous structure” dans la revue Néo Santé.

Si vous suivez des vidéos de recettes “paléo”, en particulier sur des blogs américains, vous voyez peut-être régulièrement du “collagène” rajouté à la recette. Un grand défenseur du collagène est d’ailleurs Mark Sisson, auteur de nombreux livres sur l’alimentation paléo.

Nos ancêtres en consommaient davantage, parce qu’ils mangeaient toutes les parties de l’animal : les organes, cartilages, les os, etc.

Avoir une alimentation suffisamment riche en collagène est important pour nos articulations, nos tendons et nos os. Alors, bien sûr, cela existe en suppléments, mais l’idéal est toujours de trouver ce dont on a besoin dans les aliments qu’on mange.

Et ça a été l’occasion pour moi de placer le belgicisme 🇧🇪 “spépier” dans cet article ! Les Belges auront compris… et les autres devront lire l’article pour en avoir l’explication ! 😉

Parution : Néo Santé, n°105, novembre 2020

Nouvelle parution : “Les acides gras trans, ennemis du coeur”, Néo Santé, novembre 2020, n°105, p. 24. Je publie ce mois-ci cet article dans Néo Santé, deuxième volet de ma série sur les aliments ultra-transformés (plats préparés, céréales petits déjeuners, plats à réchauffer au four, etc…) !

L’article du mois passé portait sur le caractère très calorique de ces aliments et sur leur teneur en sucres rapides.

L’article de ce mois-ci porte sur leur teneur en acides gras Trans, ces graisses artificielles créées en ajoutant de l’hydrogène à des huiles végétales.

Non seulement ces graisses Trans sont inflammatoires et oxydantes, mais elles induisent également la résistance à l’insuline et sont associées au développement de maladies cardio-vasculaires.

De plus, ces aliments ultra-transformés sont généralement très pauvres en bons micronutriments (vitamines, minéraux, etc.) dont on a besoin dans notre alimentation.

Tout ça est expliqué dans l’article, mais la conclusion à retenir, c’est simplement que moins les aliments arrivent transformés dans votre cuisine, mieux c’est ! Ce sera à vous, grâce à vos qualités de cuisinier ou cuisinière de les transformer. Et ça, de nombreuses études le montrent également : plus on cuisine soi-même, à la maison, plus on mange sainement… 😉

Coronavirus : Don’t F*** With Nature

Sept mois après le début de l’épidémie, il faut à nouveau se confiner. Et ce que j’en retiens principalement, c’est : Don’t f*** with nature. 

C’est tout. Voilà. 

Bon, je vais développer un peu, mais ça peut vraiment se résumer à ça : Don’t f*** with nature

C’est un virus, sa seule finalité est donc de se répliquer pour survivre. Et pour cela, il a besoin de cellules hôtes. Ici en l’occurence, nos cellules humaines. 

Et comme il n’y a pour l’instant ni vaccin, ni traitement, il n’y a que deux choses à faire : laisser nos défenses immunitaires combattre le virus et empêcher qu’il puisse passer d’un organisme hôte à un autre. Je ne vais pas faire un cours de bio, ce que je veux dire, c’est que le virus n’en a rien à faire de nos libertés individuelles, des dangers pour l’emploi, de l’endettement des générations futures. Il n’en a rien à faire qu’on ait besoin d’aller au resto, au théâtre ou à la fête foraine. Il a juste besoin de cellules à infecter. On ne peut donc pas contrebalancer la lutte contre le virus par la préservation de l’emploi ou la défense de nos libertés individuelles. Ca ne marche pas comme ça. On ne négocie pas avec la nature. Don’t f*** with nature.

Je pense à celles et ceux qui, interrogés en terrasse de café, disent “oui, on doit se protéger, mais on doit aussi vivre et voir ses amis”… Ou encore les coups de gueule de certaines stars pour dire que « vivre, c’est aussi danser, chanter, s’embrasser »… J’ai même entendu à la radio qu’”aller au théâtre, c’est aussi un geste barrière !“. Mais un virus n’en a rien à faire de toutes ces occupations humaines, aussi nobles soient-elles. Pour un virus, 10 personnes qui se réunissent pour boire de la bière en rotant et 10 personnes qui se réunissent pour un Concerto, c’est plus ou moins la même opportunité d’infecter de nouvelles cellules. 

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Parution : Néo Santé, n°104, octobre 2020

Nouvelle parution : “La catastrophe sanitaire par l’ultra-transformation alimentaire”, Néo Santé, octobre 2020, n°104, p. 24. Ce mois-ci, je publie dans Néo Santé un article sur la nourriture “ultra-transformée” selon la classification NOVA (🇬🇧« ultra-processed food ») : plats préparés et/ou surgelés, plats et pains à réchauffer au four, céréales petit-déjeuner, chips, biscuits, bonbons, soupes ou pâtes instantanées, viandes recomposées, sodas, etc. De 1990 à 2010, la part de ces produits dans l’alimentation a triplé dans certains pays européens ! Le problème, c’est que ces aliments sont extrêmement caloriques, riches en sucres et en particulier en sirop de maïs à haute teneur en fructose : un dérivé très sucré de l’amidon du maïs.

Toutes les recherches sur la question montrent l’incidence de ce type d’aliments ultra-transformés sur le surpoids et le diabète de type II, par exemple.

Le simple fait de retirer les aliments ultra-transformés de son alimentation constitue déjà une stratégie pour perdre du poids, et explique en soi le succès de plusieurs régimes tout à fait différents : paléo, cétogène, crudivore, et dans une certaine mesure végétarien / végétalien également… à condition de ne pas remplacer les produits animaliers par des produits végétaux ultra-transformés…

Plus d’infos dans l’article…

Le fascisme éternel : un article d’Umberto Eco (1995)

Si vous devez commencer la semaine en lisant une seule chose, je vous conseille vivement cet article d’Umberto Eco, sur ce qu’il appelait le « fascisme éternel » ou « Ur-Fascism ». Ca se lit d’une seule traite ! C’est long, mais c’est passionnant et tellement bien écrit ! 

J’en fais un bref résumé, pour celles et ceux qui seraient pressés, ou moins à l’aise avec l’anglais. Mais je vous conseille vraiment de lire l’article original 😉

Dans cet article, publié en 1995 par « The New York Review of Books » et aujourd’hui en accès libre, Umberto Eco tente de définir les caractéristiques du fascisme. Et pas uniquement, celles du fascisme italien, que lui a connu quand il était enfant et adolescent (il est né en 1932). Il essaye précisément de comprendre pourquoi le mot « fascisme » est devenu une synecdoque, une métonymie, utilisée pour qualifier toutes les formes de totalitarisme : le nazisme allemand, la dictature franquiste, le matérialisme dialectique stalinien, l’Estado Novo de Salazar, les Oustachis croates, etc. 

Et pour cela, il dégage 14 caractéristiques propres au « fascisme éternel ». Aucun régime totalitaire ne les possède toutes, il peut d’ailleurs y avoir des contradictions entre ces caractéristiques. Mais celles-ci forment les ingrédients de base du tout mouvement ou régime fasciste. 

Les voici : 

1) Le culte de la tradition : en réalité, une tradition tout à fait reconstruite, de manière syncrétique, avec des éléments épars de traditions différentes. Mais cette tradition est perçue comme une vérité révélée et immuable. Elle ne peut être modifiée.

2) Le refus du modernisme : en particulier le rejet des Lumières et de la Raison.

3) Le culte de « l’action pour l’action » : l’action avant, voire sans, la moindre réflexion. Penser est perçu comme une forme d’émasculation; les intellectuels comme des dégénérés, des décadents, etc.

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Répondre à l’exode urbain : un enjeu pour les communes rurales

Un des enjeux principaux auquel les communes rurales et les petites villes de province vont devoir faire face dans les années à venir est ce qu’on appelle l’”exode urbain” : le déplacement d’une partie de la population urbaine vers les campagnes. Mouvement inverse de l’ “exode rural”, caractéristique de la Révolution industrielle.

En matière de logement, le phénomène n’est pas neuf. On trouve effectivement des articles sur la question dès le début des années ’80 : on parlait parfois aussi d’ “exurbanisation”, pour désigner ce mouvement d’installation de jeunes urbains à la campagne (1). 

Mais ce qu’on voit apparaître ces dernières années, et qui risque de s’accélérer avec la crise sanitaire actuelle, c’est une “exurbanisation” de l’activité économique : la petite ville de province ou la commune rurale ne seront plus simplement le lieu où on dort (sur le modèle des cités-dortoirs), mais aussi le lieu où on développe son activité professionnelle, où on scolarise ses enfants, où on profite des loisirs, etc. 

… Et cela va amener, je pense, des changements au niveau local. Changements qui devront être au coeur des politiques communales. 

Il s’agira d’une part de refaire ce que des décennies d’exode rural avaient défait, et d’autre part de répondre à de nouveaux enjeux. 

Ce qu’il faudra “recréer” : 

Des écoles : toutes les petites villes de provinces et les villages possèdent des bâtiments d’anciennes écoles (primaires et secondaires), soit transformés en logements, bureaux, commerces, soit en décrépitude. Dans toutes ces petites localités, les plus vieux et plus vieilles disent encore “l’ancienne école”, pour parler de tel ou tel bâtiment. Et on trouve encore de nombreuses “rues des écoles”, vestiges d’une époque où on scolarisait ses enfants là où on vivait. Aujourd’hui, de nouvelles écoles cherchent des bâtiments pour s’implanter. 

Des espaces commerciaux, de l’horeca, en centre-ville : une population active qui développe son activité économique au niveau local, des populations d’élèves du Secondaire, etc., ça implique des petits commerces, pour manger, pour boire un verre, et pour les besoins du quotidien. Si on ne se déplace plus en voiture tous les jours via les grands axes routiers inter-urbains (autoroutes, nationales, etc.), on a moins l’opportunité de s’arrêter dans les grands zonings commerciaux en bordure des grands axes routiers, à l’extérieur des villes. 

Une mobilité interne au territoire : l’exode rural a amené à penser majoritairement la mobilité du point de vue inter-urbain – comment se rendre facilement à la grande ville tous les matins ? C’est-à-dire concrètement : comment rejoindre l’autoroute ou la nationale la plus proche ? Comment rejoindre la gare ? Il va falloir repenser une mobilité à l’intérieur du territoire : comment se déplacer facilement – et en toute sécurité – au sein du village ou au sein de la petite ville ? Cette mobilité implique des moyens de transport différents (mobilité douce) et des populations différentes : enfants, personne âgées, etc. Pour caricaturer un peu, celles et ceux qui seront “mobiles” à 8h du matin en semaine, ce ne seront plus uniquement les adultes actifs conduisant leurs enfants en voiture, dans la grande école de la grosse ville voisine, avant de se rendre au travail dans le gros pôle économique des environs…

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