Coronavirus : Don’t F*** With Nature

Sept mois après le début de l’épidémie, il faut à nouveau se confiner. Et ce que j’en retiens principalement, c’est : Don’t f*** with nature. 

C’est tout. Voilà. 

Bon, je vais développer un peu, mais ça peut vraiment se résumer à ça : Don’t f*** with nature

C’est un virus, sa seule finalité est donc de se répliquer pour survivre. Et pour cela, il a besoin de cellules hôtes. Ici en l’occurence, nos cellules humaines. 

Et comme il n’y a pour l’instant ni vaccin, ni traitement, il n’y a que deux choses à faire : laisser nos défenses immunitaires combattre le virus et empêcher qu’il puisse passer d’un organisme hôte à un autre. Je ne vais pas faire un cours de bio, ce que je veux dire, c’est que le virus n’en a rien à faire de nos libertés individuelles, des dangers pour l’emploi, de l’endettement des générations futures. Il n’en a rien à faire qu’on ait besoin d’aller au resto, au théâtre ou à la fête foraine. Il a juste besoin de cellules à infecter. On ne peut donc pas contrebalancer la lutte contre le virus par la préservation de l’emploi ou la défense de nos libertés individuelles. Ca ne marche pas comme ça. On ne négocie pas avec la nature. Don’t f*** with nature.

Je pense à celles et ceux qui, interrogés en terrasse de café, disent “oui, on doit se protéger, mais on doit aussi vivre et voir ses amis”… Ou encore les coups de gueule de certaines stars pour dire que « vivre, c’est aussi danser, chanter, s’embrasser »… J’ai même entendu à la radio qu’”aller au théâtre, c’est aussi un geste barrière !“. Mais un virus n’en a rien à faire de toutes ces occupations humaines, aussi nobles soient-elles. Pour un virus, 10 personnes qui se réunissent pour boire de la bière en rotant et 10 personnes qui se réunissent pour un Concerto, c’est plus ou moins la même opportunité d’infecter de nouvelles cellules. 

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L’effet d’amnésie de Gell-Mann… appliqué à la politique

Hier, la première ministre Sophie Wilmès visitait l’hôpital Saint-Pierre (Bruxelles), et le personnel hospitalier l’accueillait en lui tournant le dos. Depuis le début de la pandémie, les professionnels de la santé ne cessent de remettre en cause la gestion politique de la crise. Médecins généralistes, épidémiologistes, virologues, infirmiers et infirmières, et très récemment directeurs et directrices de maisons de repos, pratiquement tous les secteurs des soins de santé y ont été de leur carte blanche, de leur interpellation… ou de leur coup de gueule !

Si l’on veut aller de l’avant et être constructif, je pense qu’il va falloir éviter un “Gell-Mann Amnesia effect” en matière de politique… 

Je m’explique…

C’est quelque chose que nous connaissons toutes et tous, mais qui a été mis sur papier par Michael Crichton, un auteur de science-fiction américain (il a entre autres écrit “Jurassic Park”, “Sphere”, etc.). N’y voyez pas une théorie scientifique, mais simplement une heuristique pouvant nous guider dans la vie quotidienne. 

Crichton explique : Vous ouvrez un journal et vous tombez sur un article abordant un sujet que vous connaissez très bien vous-même (il prend l’exemple de son ami et physicien Murray Gell-Mann lisant un article parlant de physique dans le journal, d’où le nom de l’effet). En lisant l’article, vous vous rendez compte que le journaliste n’a rien compris au sujet dont il parle. Souvent, dit-il, l’article est tellement erroné qu’il confond les causes et les effets (il appelle ça “les histoires où les rues mouillées causent la pluie”). 

Soit vous êtes exaspéré à la lecture de cet article, soit vous en rigolez, mais ensuite vous tournez la page, et vous lisez le reste du journal… en faisant comme si tous les autres articles ne contenaient, eux, aucune erreur ! Bref, vous tournez la page et vous oubliez complètement toutes les erreurs détectées dans l’article précédent. D’où le nom d’”effet d’amnésie de Gell-Mann”. 

Et ne me dites pas que ça ne vous est jamais arrivé : un média parle de votre commune, d’un folklore que vous connaissez particulièrement bien, de votre profession, de votre passion, etc… Peu importe. Si c’est un sujet que vous connaissez particulièrement bien, il y a de fortes chances que vous trouviez l’article peu précis, incomplet, voire erroné. Dites-vous bien que c’est la même chose pour tous les autres articles, mais que vous ne vous en rendez pas compte quand ça parle du Moyen-Orient, d’économie publique ou de technologie de pointe. 

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Coronavirus : Variation sur le thème de la cigale et de la fourmi …

Dans la continuité de plusieurs posts précédents, je voulais essayer de décrire un phénomène presque “tabou”, peu exprimé : c’est ce sentiment que certains et certaines ont d’avoir été “prêts” pour cette crise et ce confinement, un peu à l’image de la fourmi prévoyante de la fable de La Fontaine…

⚠️ Attention, je ne veux pas du tout dire que certains ou certaines pourraient se réjouir d’avoir été prêts pour une telle situation. On ne peut en effet pas se réjouir d’une situation qui fait des milliers de morts au niveau national et qui va probablement provoquer des faillites et de la misère. Pour prendre une image, c’est la même chose que d’avoir investi dans un défibrillateur pour son établissement (imaginons un restaurant) et de s’être formé à son utilisation. Lorsque quelqu’un fait un arrêt cardiaque et que le défibrillateur est utile, vous êtes heureux d’avoir investi dans ce défibrillateur. Vous n’êtes pas heureux, évidemment, qu’une personne ait fait un arrêt cardiaque. J’espère que c’est bien compris par tout le monde, avant de continuer la lecture…

Alors qui sont ces gens ? Qu’ont-ils mis en place en termes de compétences, d’organisation, de réseaux, de connaissances, etc. ?

Ce sont celles et ceux qui, depuis des années, font ce qu’ils ou elles peuvent pour avoir une vie saine, et éviter toutes les maladies chroniques, qui s’avèrent aujourd’hui d’importants facteurs de comorbidité : surpoids, diabète, hypertension, etc. Ils pratiquent une activité physique, mangent sainement, ne fument pas. Parmi ces personnes, certaines présentaient ces facteurs de comorbidités dans le passé. Et ils et elles ont l’impression d’avoir fait le bon choix, même si autant d’efforts paraissait parfois insensé aux yeux de leur entourage.

Ce sont celles et ceux qui ont cherché à développer des compétences et des connaissances leur permettant de “faire par eux-mêmes” : cuisiner, faire leur pain, faire leurs pâtisseries, faire leurs conserves, cultiver leurs légumes,… *COUDRE* 🧵✂️ ! On ne s’est jamais autant rendu compte de l’importance de savoir coudre un petit bout de tissu et deux élastiques ! Est-ce que vous avez remarqué cette fierté de mamies qui confectionnent aujourd’hui des dizaines de masques par jour, sur leur vieille machine à coudre ?

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Coronavirus : Comment gagner ? Par Yaneer Bar-Yam

Yaneer Bar-Yam (New England Complex Systems Institute) a été l’un des premiers à tenter d’alerter quant à l’épidémie (dès janvier) et a, au préalable, beaucoup travaillé sur d’autres épidémies, comme celle d’Ebola.
Il y a quelques jours, il a co-signé “Covid-19 : How to win“, avec Chen Sen.

Ce n’est qu’une page (en anglais 🇬🇧), lisez-la ! Je vous en fais néanmoins un petit “digest” en français 🇫🇷… ⤵️

La pandémie s’est développée de manière exponentielle (objet des alertes de Bar-Yam en janvier), son recul peut être exponentiel également en appliquant ces 9 mesures.

1) Impliquer tout le monde (gouvernements, communautés, entreprises, individus,…).

2) Rester confinés (faire attention aussi au sein des familles).

3) Mettre en quarantaine les personnes contaminées (détecter maison par maison, et établir des hôpitaux dédiés au Covid-19).

4) Porter des masques dans les espace publics.

5) Restriction des voyages (sinon le “tracing” est impossible). Chaque État, chaque région, doit mettre en quarantaine tout nouvel arrivant.

6) Les services essentiels doivent être maintenus par livraison, ramassage des déchets, etc.

7) Tester, tester, tester ! Si on ne sait pas qui est contaminé, on ne sait pas qui isoler.

8) Produire des conseils de santé : comment renforcer son immunité, par l’alimentation, le sommeil, l’exercice, comment filtrer l’air, etc.

9) Soutenir le personnel médical, avec tout l’équipement nécessaire.

> > > Ce sont, selon Yaneer Bar-Yam, les 9 mesures qui permettront de sortir le plus vite de cette crise et de reprendre tout un ensemble d’activités.

Les enjeux humains (dont économiques) sont des taille !

Lien vers l’article : https://static1.squarespace.com/static/5b68a4e4a2772c2a206180a1/t/5e8a5baee37ead7fc5851c1f/1586125742608/WinningCOVID.pdf

Qu’est-ce qui expliquerait l’”extraordinaire médiocrité” de certains dirigeants politiques ?

Depuis le début de cette pandémie, il ne se passe pas un jour sans qu’on se rende compte qu’un de nos dirigeants ou une de nos dirigeantes a pris de mauvaises décisions. Et je crois que ça vaut autant pour la France 🇫🇷 que pour la Belgique 🇧🇪.

Du coup, beaucoup se posent cette question : comment est-il possible qu’on ait des gens qui semblent aussi incompétents, aux plus hautes fonctions politiques ?

Et chacun et chacune y va de sa réponse : du “tous pourris” à “tous pistonnés”, lorsqu’on ne leur prête pas des intentions réelles de nous nuire.

Mais existe-t-il une explication plus sociologique ?

Et bien OUI ! Et elle nous est fournie par Pierre Bourdieu. Il appelle même ça “la loi fondamentale des appareils bureaucratiques”. Et je vais essayer de vous l’expliquer rapidement 😉 ⤵️

Bourdieu explique cela dans deux petits textes qui sont, à mon sens, parmi les textes les plus intéressants écrits au 20ème siècle, pour comprendre la politique. Il s’agit de “La représentation politique” (1981) et “La délégation et le fétichisme politique” (1984), tout deux regroupés dans le recueil “Langage et pouvoir symbolique” (2001).

En gros (avec mes mots), Bourdieu explique que les partis mettent aux plus hauts postes, leurs meilleurs soldats. Et ce sont leurs meilleurs soldats, non pas parce qu’ils sont plus compétents, plus intelligents, plus brillants… mais parce que ce sont leurs soldats les plus *fidèles*.

Et pourquoi sont-ils leurs soldats les plus fidèles ? Parce que ce sont celles et ceux qui doivent tout au parti ! Et par conséquent, ils ou elles ne feront jamais un pas hors de la ligne du parti, ne le quitteront pas, ne se retourneront pas contre lui.

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Coronavirus & “La Peste” de Camus

Voici la scène de “La Peste” de Camus que nous rejouons à chaque étape de cette pandémie…

👉 Surlignés en jaune, les propos du Dr. Rieux, héros/narrateur du roman, qui lutte contre la peste. Il essaie d’alerter les autorités :
> > > En résumé : Peu importe comment on définit cette maladie, peu importe les hésitations médicales, il faut prendre des mesures de précaution au plus vite, sinon la moitié de la ville va mourir…

👉 Surlignés en rose, les propos du Dr. Richard, de l’Association médicale d’Oran, qui est au contact des autorités :
> > > En résumé : Il faut attendre d’avoir des certitudes, on n’a pas de preuves, on n’a pas de définitions, etc…

Remplacez “peste” par “coronavirus” et repensez à toutes les étapes depuis le début de la pandémie :

  • faut-il cesser les vols avec la Chine ?
  • faut-il mettre en quarantaine celles et ceux qui reviennent de l’étranger ?
  • faut-il fermer les cafés et restaurants ?
  • faut-il annuler les grands événements ?
  • faut-il organiser les municipales ?
  • faut-il fermer les écoles ?
  • faut-il décréter le confinement ?
  • faut-il porter un masque ?
  • Etc…

L’opposition Rieux / Richard, c’est aussi l’opposition entre la médecine “de terrain” qui veut avant tout soigner et une certaine forme de science (scientisme ?) qui veut avant tout des “preuves”.

Je vous invite vraiment à lire les 2 pages ci-dessous (en espérant que le texte soit lisible une fois réduit au format de Facebook), parce que c’est très bien écrit (c’est Camus quand même !). Et évidemment, je vous invite à lire tout le livre ! 🤓

Les références de mon édition, pour retrouver le passage : “La peste”, Paris : Éditions Gallimard, 1947.

Coronavirus : Est-ce qu’on peut espérer que les choses changent après cette crise ?

Une des questions du moment est certainement : est-ce qu’on peut *espérer* que les choses changent après cette crise ? Ou faut-il plutôt être *fataliste* et se dire que finalement, tout le monde reprendra sa vie “normale” , parce que les contraintes sont trop grandes.

J’avais envie de partager quelques réflexions, simples et pragmatiques  :

Premièrement, pour faire changer les choses, il ne faut pas nécessairement être un militant ou une militante, qui se *sacrifie* pour une cause.

On imagine souvent celles et ceux qui font changer les choses comme des guerriers prêts à tout quitter pour révolutionner la société ! C’est ce mythe de la clandestinité, de la révolution en Amérique latine, de la vie en ZAD, etc. Ca existe, et ça peut jouer un rôle dans les changements sociaux, mais ça ne concerne qu’une infime minorité.

(C’est un peu comme se dire que faire du CrossFit, c’est s’entraîner comme un athlète des CrossFit Games ! …. cette analogie parlera à tous les pratiquants et pratiquantes de CrossFit) 😉

Surtout, derrière cette image du militant, il y a l’idée que faire changer la société implique privation, abnégation, sacrifice. Bref, se priver des “bonnes choses”, “restreindre” son bonheur, pour le bien de la société. C’est quand même fortement là-dessus qu’est construit tout le militantisme pour le climat.

Alors que ce qu’on voit actuellement, c’est que la demande de changement porte plutôt sur des choses assez simples de la vie quotidienne… des choses qui nous rendent, sur le coup, plus heureux et plus heureuses.

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Coronavirus : C’est à la manière dont seront sanctionnées les erreurs politiques que nous pourrons juger nos démocraties.

En France, comme en Belgique, comme un peu partout dans le monde, cette pandémie de Covid-19 a révélé, plus que jamais, la faillite de celles et ceux qui nous dirigent. 

Dès le mois de janvier, des experts ont tenté de les avertir du danger de cette épidémie, de la nécessité de couper toute liaison aérienne avec la région chinoise concernée, de préparer nos services hospitaliers, etc. Mais ils n’ont pas écouté. 

Résultats : une épidémie muée en pandémie mondiale, des milliers de morts, une économie mondiale à l’arrêt, des populations confinées à domicile. 

Et il faut bien comprendre une chose : un des points essentiels de la démocratie, c’est que les dirigeants ne peuvent pas faire n’importe quoi en toute impunité. Ca, c’est le propre de la dictature ou de la tyrannie. 

Un dictateur peut se permettre de mettre en danger son peuple, d’affamer sa population, voire même d’en massacrer une bonne partie, sans craindre de ne pas être réélu… parce que, précisément, c’est une dictature ! 

La démocratie, ça doit être exactement l’inverse de cela ! Le pouvoir, en démocratie, doit être quelque chose de toujours très précaire. De très risqué, même ! Risqué, parce que quand on a une fonction, en démocratie, on a des comptes à rendre constamment face à la population. Ca implique donc de très grandes responsabilités. On est RESPONSABLE des décisions qu’on prend devant le peuple, généralement représenté par une assemblée. 

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Coronavirus : Et si nous *décidions* de prendre ça comme une alerte quant à notre mode de vie ?

Je ne veux pas du tout tomber dans cette idée qu’avec le coronavirus, la Nature nous « enverrait » un message. Je ne pense pas que « la Nature » puisse avoir une intention, un dessein, une volonté. Ce serait faire ce qu’on appelle du « finalisme », et ce n’est pas mon truc. 

Par contre, je pense qu’on peut *décider* de prendre un événement comme un message, une alerte, un avertissement. Un peu comme quelqu’un qui n’aurait pas une vie très saine, et qui ferait un petit accident cardio-vasculaire ou qui développerait, assez jeune, du diabète. Est-ce son corps qui le prévient qu’il doit changer de comportement avant qu’il ne soit trop tard ? Je ne pense pas que notre corps puisse développer une telle intention, indépendante de notre propre Raison. Par contre, je crois qu’on peut rationnellement décider de prendre cela comme un avertissement… ou au contraire, décider de s’en foutre et de continuer comme avant. 

Cet exemple est assez facile à comprendre. Et c’est au final assez proche de la « téléologie transcendantale » de Kant (telle que je la comprends). En deux mots, nous devons moralement et cognitivement « supposer » que la nature a une volonté, pour d’une part agir, et d’autre part, comprendre cette nature.

Tout ça pour dire que les premières études qui arrivent déjà sur le Covid-19 ne peuvent que faire réfléchir… et agir.  

1) 99% des personnes décédées en Italie souffraient déjà de problèmes de santé, avant de contracter le coronavirus. Et parmi ces facteurs de co-morbidités, 73,8% des personnes décédées souffraient d’hypertension, 33,9% de diabète et 30,1% de maladies coronariennes (pour citer les principales causes). 

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Coronavirus : la propagation d’une communauté à l’autre

Yaneer Bar-Yam fait partie des scientifiques qui ont été les premiers à prendre la mesure des dangers du coronavirus, dès le mois de janvier. 

Le 19 mars, il a publié cette note très intéressante sur la contagion de communauté à communauté. 

A lire ici : https://necsi.edu/eliminating-covid-19-a-community-based-analysis

Une très brève synthèse, ci-dessous, mais je vous invite à lire l’article : 

1) La plupart des études s’intéressent uniquement à la contagion d’individu à individu. 

2) Cette analyse s’intéresse au nombre moyen de communautés qu’infecte une communauté infectée. 

3) Peu importe la taille de la communauté : pays, ville, etc…

4) La contagion de communauté à communauté est *proportionnelle* à la probabilité qu’un individu d’une communauté infectée voyage jusqu’à une communauté non-infectée, et *exponentielle* par rapport à la longueur du délai des actions prises au sein de la communauté. 

Dit autrement : 

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